LE PERE DUCHESNE -- NUMERO UN -- AOUT 2017 (Partie 2)
Pouvoir, propriété, paix. La classe bourgeoise dans son ensemble, et Emmanuel Macron, dernier avatar de cette classe, ne posent jamais les questions pourtant primordiales du Pouvoir, de la Propriété et de la Paix.
Le Pouvoir est détenu, soit par la classe bourgeoise, soit par le peuple, dont la classe ouvrière.
Pourtant, si l’on considère les entreprises capitaliste, ce sont autant de Bastille du XXI° siècle à prendre et à abattre, pour les mettre au service de la majorité de la population : il s’agit d’en dessaisir la classe bourgeoise pour les rendre au peuple. Ce sont autant de lieux où s’exerce la tyrannie du patronat ! Il y a absence de démocratie.
Par ailleurs, la question de la Propriété conduit à la socialisation des moyens de production.
Lors du quinquennat de François Hollande, le nombre des milliardaires français a augmenté, et les plus riches sont devenus plus riches, le nombre des pauvres augmentant à l’autre bout de la société. Avec les mesures proposées par les Républicains en Marche, ces diverses orientations vont se poursuivre : c’est donc la répartition des richesses qu’il convient de revoir en profondeur !
Il est tout à fait inique qu’un individu comme François Hollande ne soit pas jugé pour ses activités : se faire élire président de la république au nom de diverses promesses, dont certaines mesures visant à restaurer une égalité entre les citoyens, puis à se mettre au service des plus riches ! D’ores et déjà, il est possible d’évaluer le curseur que met en place Emmanuel Macron et sa majorité : ce curseur tend-il à aller vers le renforcement des privilèges autocratiques d’une extrême minorité, ou bien va-t-il vers une plus grande redistribution des revenus au profit des plus humbles, ainsi que vers la restauration de la démocratie populaire ?
Et de plus, même si une partie des travailleurs parvient à grappiller pour leur profit des miettes plus grosses et à augmenter leurs salaires, ce qui reste en cause, c’est bien la question du pouvoir politique : celui-ci doit être arraché des mains de la minorité bourgeoise et remis à la majorité écrasante représentée par le peuple : c’est là une question de dignité !
Ainsi, le nombre de chômeurs peut diminuer, mais encore convient –t-il d’apprécier les conditions selon lesquelles cela se produit : s’il s’agit d’une augmentation des travailleurs pauvres et précaires, et d’une diminution ou d’une stagnation des revenus et du pouvoir d’achat, le profit de telles mesures sera réservé, encore une fois, aux membres de la classe bourgeoise.
C’est une poursuite d’une offensive déterminée contre les pauvres : après les « sans-dents » de François Hollande, voici, au-delà des effets de la communication, le mépris pour ceux qui ne sont « rie » de Macron, par rapport aux capitalistes qui réussissent !
Il est tout à fait anormal que des responsables d’organisations syndicales , de nos jours, ne se mettent pas au service des travailleurs, et ne dénoncent pas un programma contre la classe ouvrière.
Enfin, pour ce qui est de la Paix, il est tout à fait anormal qu’un autocrate, comme le président de la république bourgeoise soit quasiment le seul à pouvoir faire entrer tout un pays dans la guerre ou à instaurer la paix, ceci en défendant prioritairement les intérêts coloniaux et néo-coloniaux des grands monopoles impérialistes. Il serait normal que tous les citoyens puissent se prononcer sur la possibilité d’accueil de travailleurs immigré. Une fois accueillis, ces travailleurs doivent disposer exactement des mêmes droits et des mêmes devoirs que les travailleurs indigènes. La France qui se dit la patrie des droits de l’homme doit instaurer l’égalité de tous les droits et devoirs entre les travailleurs français et immigrés, y compris l’égalité des salaires. .
La loi travail : Concernant la modification du Code du Travail, il convient de s’interroger sur les points suivants :
La question n’est donc pas de s’interroger sur l’inexpérience soi-disant d’Emmanuel Macron et des députés d’En Marche. Ni non plus de la jeunesse de l’un et des autres. Après tout, Saint-Just était à la fois jeune et inexpérimenté, ce qui ne l’a pas empêché d’agir efficacement, puis de monter sur l’échafaud à moins de 27 ans !
La question est de savoir au service de quelle classe sociale agissent tous ces représentants politiques, et là la réponse est claire : au service de la classe bourgeoise, et même de la catégorie la plus riche de la bourgeoisie !
De nombreux représentants syndicaux sont discrédités : ils servent pour de multiples raisons (habitude de collaboration de classes, aides diverses et subventions versées par le patronat, dont l’UIMM, attributions de postes lucratifs dans les hautes sphères de l’Etat, etc.) les intérêts de la classe patronale, et non plus les intérêts de leurs mandants : il est plus que temps que les travailleurs chassent ces représentants corrompus, par un « dégagisme » bien calculé, et les remplacent par de véritables représentants de la classe ouvrière !
Cette loi du travail, forgée en catimini durant les mois d’été, dans le cadre d’ordonnances sans consultation véritable et démocratique, comportent des dispositions qui sont de bien mauvaises nouvelles pour les salariés, dont notamment :
Toutes ces mesures renforcent les prérogatives des patrons aux détriments des travailleurs.