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blog de réflexion sociale

La mission de la franc-maçonnerie en France au XXI° siècle.(Quarantième partie)

 

La mission de la franc-maçonnerie en France au XXI° siècle.(Quarantième partie)

 

Fernand Grenier (1901-1992) : Apprenti, puis ouvrier boulanger. Militant du Parti Communiste Français. Elu de la ville de Saint-Denis. Représentant du PCF auprès du général de Gaulle à Londres, puis à Alger. C’est grâce à un amendement qu’il dépose le 21 avril 1944à l’Assemblée consultative provisoire à Alger que le droit de vote des femmes est établi en France.

 

Jean Marie Joseph René Guénon, connu également sous le nom d’Abd al-Wâhid Yahyâ (1886-1951) : Occultiste. Philosophe traditionnel. Franc-maçon. Admis dans l’Ordre Martiniste dont il deviendra Supérieur Inconnu (SI), puis reçu dans deux obédiences maçonniques en relation avec l’Ordre Martiniste, la loge symbolique « Humanidad, n° 240 » du Rite National Espagnol, dont il est évincé, et le Chapitre et Temple « I.N.R.I. » du Rite Primitif et Originel Swedenborgien, ou il reçut le cordon de Kadosch des mains de Théodore Reuss, Grand Maître du Grand Orient et Souverain Sanctuaire d’Allemagne. 30-90° du Rite de Memphis-Misraïm (1908). Initié en 1907 à la Loge « Thébah n° 347 », Grande Loge, qu’il quittera en 1913 ou 1914, après avoir été nommé Maître en 1908.

 

Bernard Guillemin, dit le Commandant Bernard : Chef de réseau Francs-Tireurs et Partisans (FTP) en 1942, de l’Auxois (Bourgogne).

 

Gaston Guillaume (1887-1965) : Journaliste. Parlementaire. Franc-maçon. Initié en mars 1912 à la loge « Thélème » ; orient de Paris. Pendant l’Occupation, il obtint de son ami P. Laval qu’il ne fournit pas aux Allemands les listes de Maçons. Médaillé de la Résistance.

 

Georges Guingouin (1913-2005) : Instituteur. Jusqu’en 1952, militant du Parti Communiste Français, qui joua un rôle de premier plan dans la résistance française, à la tête des maquis de la montagne limousine (il fut surnommé « le Grand » et le « Préfet du Maquis »).

 

H

 

André Haarbleicher : (1873- mort en déportation en 1944) Polytechnicien. Conseiller d’Etat. Directeur des constructions navales, puis de la flotte de commerce et du matériel naval au ministère de la marine marchande. Révoqué par le gouvernement de Vichy et déporté. Franc-maçon. Conseiller de l’Ordre GODF.

 

Claude Harmel, alias Guy Lemonnier (mort dans la nuit du 14 au 15 novembre 2011) : Journaliste activiste collaborationniste, spécialiste de l’anti-syndicalisme. Avant la Seconde guerre mondiale, il est membre des Etudiants socialistes, de la SFIO de 1934 à 1939, et de la tendance Syndicats de la CGT. En 1940, il rejoint le Rassemblement national populaire de Marcel Déat. Figure de l’anticommunisme, il travaille avec l’Union des industries et métiers de la métallurgie (UIMM). En 1976, il devient secrétaire général de l’Institut d’histoire sociale (IHS°.

 

Georges Hazan (1900-1976) : Avocat au barreau de Paris (1923). Lieutenant-colonel FFI. Président de la Cour martiale. Franc-maçon. Initié en 1924. Grand Maître de la Grande Loge (1957-1958). Rejoint la GLNF (1965). Vénérable de la loge « Villard de Honnecourt n° 81 » (1969-1970). Compagnon de l’Ordre Royal d’Ecosse. Assistant Grand Maître de la GLNF (1968-1971). Lieutenant Grand Commandeur et Grand Commandeur honoraire du Suprême Conseil pour la France.

 

Philippe Henriot (1889-1944) : Homme politique d’extrême droite, figure de la collaboration en France avec l’occupant nazi pendant la Seconde Guerre mondiale. Vichyste. Abattu par un commando du COMAC (mouvement de Résistance) à Paris le 28 juin 1944.

 

Eugène Charles Hernu (1923-1990) : Franc-maçon. Député-maire PS à Villeurbanne, il fut ministre de la Défense sous la présidence de François Mitterrand.

Charles Hernu a été initié en 1947 à la Loge « La Tradition Jacobite », devenue « La Tradition Jacobine » de la Grande Loge de France à Saint-Germain –en-Laye. Il sera également affilié à la Loge « Aristide Briand » du Grand Orient de France à Paris à partir de 1950, ainsi qu’à partir de 1953 à la Loge n° 556 « Chéops » de la Grande Loge de France, puis rejoint en 1955 la Loge « Locarno » du Grand Orient de France. A partir de 1959, il est membre à part entière de la Loge « Locarno » du Grand Orient de France, loge renommée « Locarno 28 » en 1972, et donc membre du Grand Orient de France. Il en deviendra vénérable à la fin des années 1960, avant d’être radié en 1979 pour défaut de paiement. En 1977, Hernu est retourné à la Grande Loge de France en 1978 et s’est affilié à la Loge n° 155 « Tolérance et Cordialité » à Lyon.

Dans Les Francs-Maçons des années Mitterrand, Grasset, 1994, Patrice Burnat et Christian de Villeneuve ont refait l’enquête sur l’attitude de Charles Hernu durant l’Occupation. Selon eux, ce dernier n’a pas eu le passé de résistant dépeint par certains de ses biographes. D’après des témoins, il aurait participé au ministère vichyssois de l’Information. Arrêté à Lyon à la Libération, il est accusé d’avoir dénoncé une famille juive de Grenoble et fera trois mois de prison dans cette ville, avant d’être libéré sans jugement. C’est un maçon, ami de son père, maçon également, Maurice Berla, secrétaire du comité d’épuration de Lyon, qui lui aurait permis d’être épargné à la Libération.

 

Stéphane Frédéric Hessel (1917-2013) : Diplomate, ambassadeur, résistant, écrivain. Résistant, il est arrêté et déporté à Buchenwald.

 

Charles Huntziger (1880-1941) : Officier général. Secrétaire d’Etat à la Guerre dans le gouvernement de Vichy, puis commandant en chef des forces terrestres (septembre 1941). Il meurt dans un accident d’avion. Sa veuve est la première récipiendaire de l’ordre de la Francisque.

 

J

 

Maurice Jattefaux (1890-1955) : Instituteur, directeur d’école primaire, inspecteur d’académie, puis inspecteur principal de la jeunesse et des sports. Franc-maçon. Membre des loges « Les Zélés Philanthropes » et « Robespierre et Saint-Just ».  A exercé quatre mandats de conseiller de l’Ordre GODF (1934-1937) (1938-1939) (1945-1947) et (1949-1952). Grand Maître adjoint. 33°. Déporté à Buchenwald.

 

Henri Jules Louis Jeanson (1900-1970) : Ecrivain, journaliste, dialoguiste, Satrape du collège de Pataphysique. Journaliste au journal La Bataille, organe de la CGT. Pacifiste intégral. Il travaille aussi dans divers journaux : Journal du peuple, Hommes du jour, Canard enchaîné.

 

Joseph Jacques Césaire Joffre (1852-1931) : Maréchal de France. Chef d’état major de l’Armée (1914). Elu à l’Académie française (1918). Franc-maçon. Initié à la loge « Alsace-Lorraine », orient de Paris, Grand Orient, avant 1914. Démissionne après la guerre.

 

Ernest Jouin (1844-1932) : Abbé et prêtre catholique, journaliste et auteur. Il a écrit de nombreux ouvrages antimaçonniques et antisémites. Il a fondé en 1912 la Revue internationale des sociétés secrètes, qui a pour objectif de faire la lumière sur le « péril maçonnique ». Conspirationniste, il s’inscrit dans la lignée des dénonciateurs du complot tel Barruel. Auteur de La Judéo-maçonnerie et la loi de séparation (vers 1920-1921).

 

Bertrand de Jouvenel des Ursins (1903-1987) : Ecrivain et journaliste. Juriste, politologue et économiste. Romancier sous le nom de plume de Guillaume Champlitte. En 1925, il s’inscrit au Parti radical où il milite aux côtés des « Jeunes Turcs ». Alors, homme de gauche, pacifiste. Se lie d’amitié avec Otto Abetz. En 1936, il rejoint le PPF. Il fait l’éloge du fascisme. Pendant l’Occupation, il sympathise avec les collaborationnistes.

 

K

« 

Kaltenmarken, dit Stavnik : Franc-maçon. Membre de la loge Thélème ». Otto Abetz lui confia la direction de la feuille d’information de l’ambassade allemande, Les Nouvelles continentales, distribuée dans les administrations, les salles de rédaction, les cercles officiels.

 

Antoine Ker, de son vrai nom Keim (1886-1923) : Professeur. Militant communiste. Elu au Comité directeur du PCF. Franc-maçon.

 

Henri (ou Henry) Adrien Calloc’h de Kérillis (1889-1958) : Journaliste, figure du nationalisme pendant l’entre-deux-guerres. En octobre 1938, il est l’un des deux députés non communistes – et le seul de droite – à voter contre les accords de Munich.

 

Albert Julien Kirchmeyer (1898-) : Les années 30 voient Albert Kirchmeyer entrer en Franc-maçonnerie. Son parrain d'initiation est le Colonel Gustave Eychène, figure paternelle pour Albert et avec lequel il organisera « Patriam Recuperare ». Albert est apprenti en 1932 à la loge « les Travailleurs » de Levallois-Perret, devient compagnon en 1934 et maître en 1935. Il est engagé aussi en politique et appartient depuis 1928 et jusqu'en 1936 au comité radical-socialiste de Levallois-Perret. La société SACAP est créée en 1937. . Cette société servira de couverture aux activités de Résistance et aux tenues maçonniques clandestines de L'Atelier de la Bastille. C'est là que naissent L'Atelier de la Bastille, L.E.F. (Liberté-Egalité-Fraternité), La Ligue, Le Cercle et cette adresse servira encore de bureau à Patriam Recuperare après l'arrestation d'Albert Kirchmeyer.

 

Gérard Kloppel (1940-2008) : Franc-maçon. Il a marqué l’histoire moderne du rite Memphis-Misraïm et celle du Martinisme. Initié en 1963 dans une Loge de la Grande Loge de France. En 1965, il rejoint le rite de Memphis-Misraïm de Robert Ambelain. Membre de « la Nouvelle Acropole », proche de l’extrême-droite.

 

Maurice Kriegel-Valrimont (1914-2006) : Résistant. Militant à la CGT et aux Jeunesses communistes en 1936.

 

L

 

Jean Marie Joseph Emile Henri Labrousse (1880-1964). Historien de la Révolution. Il se rallia par trop ostensiblement au régime de Vichy. Franc-maçon. Il appartint à la loge « Les Droits de l’Homme » et en aurait démissionné en 1933.

 

Pierre Etienne Labrousse (1870-1951) : Médecin. Membre de l’Institut. Sénateur de la Corrèze. Un des « 80 » qui votèrent contre Pétain. Franc-maçon. Il fut membre, puis vénérable de la loge « La Fraternité », orient de Brive.

 

Guy La Chambre (1898-1975) : Membre de la Gauche indépendante, puis du Parti radical-socialiste et enfin du Centre national des indépendants et paysans. Il vote les pleins pouvoirs au maréchal Pétain en juillet 1940. Il comparaît au procès de Riom en 1942 comme l’un des responsables de la défaite.

 

Gabriel Lafaye (1888-1959) : Mécanicien. Député socialiste SFIO, puis néo-socialiste, secrétaire d’Etat. Il sera l’un des dirigeants du parti collaborationniste du Rassemblement national populaire (RNP) après 1940. Il dirige le journal L’Atelier, collabore à La France socialiste.

 

René Louis Lafforgue (1928-1967) : Chansonnier. Militant anarchiste. Résistant. Franc-maçon. Initié le 6 décembre 1961. Membre de la loge « L’Etoile Polaire », orient de Paris. Maître en 1967.

 

Jean Maurice Lahy (1872-1943) : Psychologue et sociologue. Franc-maçon. Très actif au Grand orient de France, il est membre des loges « Athéna » et « Agni ». Il est à plusieurs reprises élu au Conseil de l’Ordre en 1913 et 1921-1924. Il adhère au Parti Communiste après le Congrès de Tours en décembre 1920, et quittera ce Parti en 1923, afin de rester franc-maçon. .

 

Arthur Joseph Lamendin (1852-1920) : Mineur. Syndicaliste. Maire de Liévin (1904-1912). Député socialiste du Pas-de-Calais (1892-1919). Franc-maçon.

 

Philippe Lamour (1903-1992) : Président des « Faisceaux universitaires » (le Faisceau de Georges Valois et Jacques Arthuys), premier parti fasciste organisé en France. En 1936, il se prononce pour « un fascisme intégral : social, économique, policier et juridique ».

 

Paul Langevin (1872-1946) : Physicien. Membre de l’Académie des Sciences (1934). Leader avant la guerre de 1939-1945 du Comité de Vigilance des Intellectuels antifascistes et de la Ligue des Droits de l’Homme. Franc-maçon. Membre du Grand Orient.

 

Joseph Laniel (1889-1975) : Industriel. Député du Calvados de 1932 à 1958, succédant à son père, député de 1896 à 1932. Il vote les pleins pouvoirs à Pétain en juillet 1940. Il devient ensuite résistant. Membre du Conseil National de la Résistance (CNR) au 27 mai 1943.

 

Albert Louis Lantoine (1869-1949) : Ecrivain maçonnique. Auteur de : Histoire de la franc-maçonnerie française et de La franc-maçonnerie dans l’Etat., etc. Franc-maçon. Membre de la loge « Hiram ». Député de la loge « L’Evolution Fraternelle ». Vénérable d’honneur de la loge « Le Portique ». 33°. Membre du Suprême Conseil du REAA.

 

Louis Lapicque (1886-1952) : Physiologiste. Professeur de physiologie. Membre de l’Académie de médecine (1925). Membre de l’Académie des sciences (1930). Membre de l’Institut. Franc-maçon. Initié en 1902, loge « Les Etudiants », orient de Paris. Membre au cours de sa carrière professionnelle, des loges de Remiremont et d’Epinal. Membre de la loge « Condorcet », orient de Paris. Fut l’un des fondateurs de la loge « Patriam Recuperare ». Membre du Conseil de l’Ordre du Grand Orient (1945).

 

Georges Lapierre (1886-mort en déportation à Dachau en 1945) : Instituteur syndicaliste. Responsable du Syndicat national des instituteurs d’avant-guerre. Il appartient au réseau Libération Nord.

 

Marcel Lapierre : Franc-maçon. Rédacteur en chef de L’Atelier. L'Atelier était le nom d'un journal hebdomadaire de la collaboration socialiste au cours de l'occupation nazie, dirigé par René Mesnard dans lequel écrivirent, notamment Francis Delaisi, Lucien Laurat, Marcel Lapierre, René de Marmande, Georges Albertini, Eugène Schueller, Charles Kunstler, Félicien Challaye etc.

 

François de La Rocque (dit de Séverne) (1885-1946) : Colonel. Président des Croix-de-Feu, puis du Parti social français.

 

Jean Baptiste Elysée Lassalle (1856-1930) : Ouvrier mécanicien. Député socialiste des Ardennes (1898-1910). Franc-maçon.

 

Charles Lassy, de son vrai nom Paul Charles Ruff (1883-1967) : Syndicaliste des PTT, socialiste. Journaliste. Il est à partir de 1919, après un bref passage au Parti Communiste Français, un personnage clé de la SFIO. Député depuis 1936, il quitte cette formation politique en 1958. Il est ensuite un des animateurs du Parti socialiste autonome, et un des fondateurs du PSU en 1960. Franc-maçon. Il s’abstient lors du vote confiant les pleins pouvoirs au maréchal Pétain, le 10 juillet 1940.

 

Charles Laurent : Membre du Conseil National de la Résistance (CNR) au 27 mai 1943. Il représente Libération-Nord.

 

Alphonse Lauron (1886-1952) : Instituteur puis professeur. Franc-maçon. Initié à la loge « La France Démocratique ». Résistant. Déporté. Conseiller de l’Ordre du Grand Orient (1945-1947). 33° en 1946.

 

Pierre Laval (1883-1945) : Avocat. Franc-maçon. Entre en franc-maçonnerie en 1907, probablement au Grand Orient de France. Il est, immédiatement après Philippe Pétain, la personnalité la plus importante de la période du régime de Vichy et le principal maître d’œuvre de la politique de collaboration d’Etat avec l’Allemagne nazie. Chef du Gouvernement de Vichy du 18 avril 1942 au 19 août 1944. Il déclara vouloir fonder une loge nationale unique protégée par l’Etat. Il est condamné à mort le 9 octobre 1945 pour « Haute trahison en ayant aidé l’ennemi et violé la sécurité de l’Etat ». Fusillé le 15 octobre 1945.

 

Maurice, dit Robert Lazurick (1895-1968) : Avocat. Directeur du cabinet de Pierre Laval. Député du Cher (1936-1942). Cofondateur de l’Aurore. Franc-maçon. Initié le 9 mars 1927 à la loge « L’Internationale », orient de Paris.

 

Félix Lebosse : Résistant lyonnais. Franc-maçon. Conseiller de l’Ordre GODF. Fondateur du réseau « Le Coq Enchaîné ». Il fut arrêté et interné au camp de Compiègne, d’où il fut libéré en septembre 1944 par l’avance militaire alliée.

 

Bernard Lecache (1895-1968) : Fils d’émigrés juifs ukrainiens. Journaliste. Franc-maçon. Membre du Grand Orient de France, il y fonde la loge « Abbé Grégoire ». Fondateur de la Ligue contre les pogroms en 1927, devenue la Ligue internationale contre le racisme et l’antisémitisme (LICRA) en 1979. Il en est le président de 1927 à 1968. Il adhère dans les premiers au Parti Communiste Français en 1921. Rédacteur à l’Humanité. Obligé de choisir entre la franc-maçonnerie et le Parti en 1923, comme tous les communistes, proche de l’association philosophique, il refuse de choisir et est exclu du PCF.

 

Lucien Lecointe (1867-1940) : Ouvrier typographe Maire d’Amiens (1925). Député de la Somme (1909-1919), (1924-1928) et (1932-1936). Franc-maçon. Membre de la loge « Picardie », orient d’Amiens.

 

Jacques Lecompte-Boinet (1905-1974) : Fils et petit-fils d’officier, gendre du général Mangin. Fonctionnaire dans les services financiers de la Préfecture de la Seine. Il construit Ceux de la Résistance (CDLR) avec l’aide de pierre Arrighi. Résistant, responsable du mouvement Ceux de la Résistance. Membre du Conseil National de la Résistance (CNR) au 27 mai 1943.

 

François Pierre Lefebvre (1871-1956) : Mineur. Député socialiste du Nord (1914-1932). Franc-maçon. Membre de la loge « Les Francs-Maçons des Régions Libérées ».

 

René Lemière (1885-1952) : Enseignant et résistant. Franc-maçon. Le vénérable René Lemière fut membre de la loge Thémis, du Grand Orient de France, à l’époque seule loge caennaise. « Thémis » était ouvertement anticléricale et républicaine. Il fut révoqué par Vichy de son poste de directeur d’école. Il fut membre du réseau normand Centurie. Il était aussi membre de l’antenne caennaise du mouvement « Patriam Recuperare », composée essentiellement d’enseignants francs-maçons.

 

Vladimir Ilitch Oulianov, dit Lénine (1870-1924) : Il aurait été initié à la loge « L’Union de Belleville » du Grand Orient de France, à Paris, avant la guerre de 1914. Mais les archives de cet atelier ayant été dispersées, on ne possède plus de traces formelles de l’appartenance de Lénine à la Franc-maçonnerie. Il fut l’ami de Montéhus, qui était membre de la loge « L’Union de Belleville » à la même époque. Ayant pour suaire un drapeau de la Commune de Paris, la dépouille de Lénine, momifiée et exposée au Kremlin,  est figée à l’ordre d’apprenti.

 

Roger Louis Emile Leray (1921-1991) : Ouvrier tourneur (1938-1943). Réfractaire au S.T.O.. Employé clandestinement dans un établissement de la Sarthe jusqu’en août 1944. Engagé volontaire dans la 2° DB. Démobilisé sergent-major, croix de guerre, deux citations. Ingénieur. Franc-maçon. Initié en 1957. Fondateur des loges de Sarcelles (1964) et Abbeville (1973). Grand Maître du Grand Orient (1979-1980) et (1980-1981).

 

André Le Troquer (1884-1963) : Il se prononce contre la demande d’armistice en juin 1940. Il s’embarque à bord du paquebot Massilia. Membre du Conseil National de la Résistance (CNR) au 27 mai 1943.

 

Pierre Piller, dit Gaston Leval (1895-1978) : Anarchiste. Journaliste au Libertaire. Combattant de la guerre civile espagnole. Animateur du groupe socialiste libertaire. Franc-maçon. 18° (Chevalier Rose+Croix). Chapitre « Agni ».

 

Armand Lévêque (1889-1945 : décédé en déportation à Halberstadt, en Allemagne). Estampeur. Déporté. Franc-maçon. Vénérable de la loge « Droit et Justice », orient de Paris.

 

Pierre André Lévêque (1922-1988) : Résistant. Franc-maçon. Compagnon de l’Arche Royale. Chevalier Bienfaisant de la Cité Sainte. Grand Maître de la province d’Occitanie (GLNF). Grand Maître de la Grande Loge de district d’Espagne (1980).

 

Maurice Levillain (1892-1974) : Ouvrier mécanicien. Chef d’atelier. Militant socialiste. SFIO. Président du conseil général de la Seine. Sympathisant de la LICA. Sous l’occupation allemande, il est membre du Rassemblement National Populaire, parti collaborationniste de Marcel Déat (1941). Il en est vice-président à partir de janvier 1943. Franc-maçon. Membre des loges « Clarté » et « Les Frères Unis Inséparables », Grand Orient.

 

Jean Pierre Lévy (1911-1996) : Chef du mouvement de résistance, Franc-Tireur.

 

Daniel Ligou (1921-2013) : Franc-maçon. Historien. A écrit « Le dictionnaire de la Franc-maçonnerie ». Initié en 1949, dans sa ville natale à Montauban. Il rejoint la loge « Solidarité Progrès » à Dijon, dont il a été vénérable entre 1968 et 1970. A cette époque, il accède au Conseil de l’Ordre du GODF, qu’il quitte en 1973.

 

Jean Luchaire (1901- mort fusillé le 22 février 1946 au fort de Châtillon) : Journaliste et patron de presse. Franc-maçon. Orateur de Loge. Collaborationniste. Homme de gauche, briandiste zélé des années 30, il se fait le promoteur d’un rapprochement entre la France et l’Allemagne. Ami d’Abetz. Il fonde en 1927, le mensuel Notre Temps, qui appuie le pacifisme, et qui a pour collaborateurs : Bertrand de Jouvenel, André Weil-Curiel, Jacques Chabannes, Pierre Brossolette et Pierre Mendès-France. En novembre 1940, il fonde le journal collaborationniste Les Nouveaux Temps.

 

 

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