La franc-maçonnerie et la mixité (Deuxième partie)
Première Partie :
Les femmes dans l’Histoire et dans notre civilisation
Dans quel type de société vivons-nous ?
Patriarcat et matriarcat :
Le mot patriarcat (littéralement, « pouvoir du père ») qualifie l’organisation sociale et familiale, qui confie le pouvoir aux hommes. Le père exerce une autorité sur ses proches parce qu’il est un homme et parce qu’il est soit le plus fort, soit le plus âgé. Ce type de société a une orientation plutôt guerrière. Les valeurs masculines (prouesses, compétitions, individualisme,…) y sont exacerbées. Le rôle des femmes se limite à celui de génitrice sous tutelle, éternelle mineure, soumise à son père, puis à son mari. Donner la vie, la naissance en général, est considérée comme impur. Ce type de société est notamment défendu par tous les fondamentalistes religieux. Par exemple, l’Eglise catholique, se basant sur diverses affirmations du Nouveau Testament, a contribué à propager le patriarcat. Les bases de l’Eglise, quant à la misogynie, sont notamment :
« 34 Que les femmes se taisent dans les assemblées, car il ne leur est pas permis d'y parler ; mais qu'elles soient soumises, selon que le dit aussi la loi.
35 Si elles veulent s'instruire sur quelque chose, qu'elles interrogent leurs maris à la maison ; car il est malséant à une femme de parler dans l'Église. » [1 Corinthiens 14:34-35]
« 11 Que la femme écoute l'instruction en silence, avec une entière soumission.
12 Je ne permets pas à la femme d'enseigner, ni de prendre de l'autorité sur l'homme ; mais elle doit demeurer dans le silence.
13 Car Adam a été formé le premier, Eve ensuite ;
14 et ce n'est pas Adam qui a été séduit, c'est la femme qui, séduite, s'est rendue coupable de transgression. » [1 Timothée 2:11-14]
« Femmes, soyez de mêmes soumises à vos maris, afin que, si quelques-uns n'obéissent point à la parole, ils soient gagnés sans parole par la conduite de leurs femmes. » [1 Pierre 3:1]
Inversement, le mot matriarcat (littéralement, « pouvoir de la mère ») qualifie l’organisation sociale et familiale, qui confie le pouvoir aux femmes. A la notion de masculin s’accole une notion de force, à la notion de féminin, une notion de vie et d’expérience. Certains auteurs ont nié l’existence du matriarcat, car, le définissant comme le pendant féminin du patriarcat, ils n’ont trouvé nulle part de sociétés où les femmes dominaient par la force, les hommes, les enfermant, les maltraitant, les niant ; bref, des sociétés où elles auraient imposé à leurs compagnons ce qu’eux-mêmes font subir aux femmes de nos jours. Il est naturel de ne pas trouver d’exemples de civilisations où les hommes sont tenus pour inférieurs, car ce qui caractérise les sociétés matriarcales, c’est justement d’être basées sur le respect réciproque. C’est la vie qui est considérée comme essentielle et non la force.
L’émergence de sociétés matriarcales dans le monde actuel serait le garant d’une vie plus fraternelle et plus harmonieuse au sein de l’humanité.
Les caractéristiques de notre société, sont à la fois le patriarcat et la misogynie. Le sexe féminin est réputé faible. L’entendement des hommes est postulé supérieur à celui des femmes. En conséquence, la société – et même la civilisation judéo-chrétienne – considèrent, dans son ensemble, la femme comme inférieure à l’homme. La bourgeoisie considère la femme d’un double point de vue : à la fois, d’une part, Mère, la Vierge et l’Epouse et, d’autre part, la putain.
Quelques cas particuliers de femmes remarquables ont émergé, comme par exemples :
Dans l’ensemble, les femmes sont dominées et écrasées. Le droit bourgeois, au début du XIX° siècle, considère la femme comme « mineure » et « incapable ». Il faudra attendre près de deux siècles après la Révolution française, pour que la femme se libère juridiquement.
Il faut attendre le XX° siècle pour qu’il y ait plusieurs mouvements d’émancipation : suffragettes, mouvement de libération de la femme, planning familial,…
La lutte d’émancipation des femmes :
Egalement, on assiste à une lutte permanente des femmes pour l’émancipation.
Jan Amos Comenius, ou Komensky (1592-1670) déclare: “Toute la jeunesse des deux sexes doit être envoyée dans des écoles publiques… Il n’est aucune bonne raison pour priver le sexe faible de l’étude des sciences… Les filles sont douées d’une intelligence égale… Pour elles comme pour nous est ouverte la voie des plus hautes destinées… ».
Dans l’Eglise anglicane, les femmes peuvent être prêtre depuis vingt ans déjà. Les américains réfléchissent pour supprimer les logos « hommes » et « femmes » pour les WC publics.
La franc-maçonnerie se distingue par deux traits :