B
Léonide Babaud-Larivière (1819-1873) : Franc-maçon. Elu Grand-maître du Grand Orient de France en 1870. Il est par la suite nommé préfet des Pyrénées Orientales (1872-1873).
Jules Nicolas André Babick (1820-1902) : Parfumeur et chimiste. Il adhère à l’Association internationale des travailleurs au début de 1871. Il est signataire de l’Affiche Rouge du 7 janvier 1871, qui réclame la création d’une Commune. Membre du Comité central de la Garde nationale. Il est élu au Conseil de la Commune, membre de la commission de la Justice, puis de celle des Services publics.
Badois : Membre du Comité central de la Garde nationale.
Mikhaïl Aleksandrovitch Bakounine (1814-1876) : Anarchiste. Il écrit en mai 1871 : « Je suis un partisan de la Commune de Paris, qui pour avoir été massacrée, étouffée, dans le sang par les bourreaux de la réaction monarchique et cléricale, n’en est devenue que plus vivace, plus puissante dans l’imagination et dans le cœur du prolétariat de l’Europe. ».
Baldue : Franc-maçon.
Désiré Bancel (1822-1871) : Avocat. Député de Paris en 1869.
Claude Désiré Barodet (1823-1906) :Franc-maçon à Lyon. Instituteur. Commune de Lyon. Le 4 septembre 1870, il fait partie du Comité de salut public lyonnais, il est élu conseiller municipal de Lyon, puis nommé adjoint au maire par Hénon. A ce poste, il participe à la répression de l’émeute menée par Bakounine en décembre 1870, puis des mouvements communalistes qui naissent en soutien à la Commune de Paris.
Barois : « Pétroleuse ».
Baroud : Membre du Comité central de la Garde nationale.
Barré :
De Baumont : Franc-maçon.
Barroud:
Alphonse Baudin (1811-1851): Initié en juin 1842 à la Loge maçonnique “Le Temple des Amis de l’Honneur français”. Médecin. Elu député aux législatives en 1848, Meurt sur les barricades en 1851. A une femme qui disait aux députés souhaitant la résistance des Parisiens face au coup d’Etat de Napoléon : « Croyez-vous que nos hommes vont se faire tuer pour que vous conserviez vos vingt-cinq francs ? », Baudin aurait répondu : « restez et vous verrez comment on meurt pour vingt-cinq francs. ».
Adolphe François Henri Bauër, dit Henry Bauër (1851-1915): Ecrivain, polémiste, critique et journaliste. Né de la liaison d’Alexandre Dumas père avec Anna Bauër, une juive allemande du pays de Bade. Le 18 mars 1871, il est nommé capitaine de la Garde nationale à l’état-major du général Eudes. Le 10 mai il est nommé commandant de la sixième Légion fédérée de la Commune, et le 22 mai, chef de l’état-major général du capitaine Régère.
François Achille Bazaine (1811-1888) : Maréchal. A contribué à la défaite française lors de la guerre franco-prussienne de 1870.
Comte de Beaufort : Versaillais.
Charles Beauvoir : Membre de l’AIT, a annoncé la république le 4 septembre 1870, sur le parvis de l’Hôtel de Ville de Lyon.
Henri Bellenger : Un des rédacteurs du Cri du Peuple (tiré à 50000, 80000, voire 100000 exemplaires pour 18 numéros du 22 février au 12 mars 1871 et 65 numéros du 21 mars au 23 mai 1871).
Eugène Benière : Membre de l’Association Internationale des Travailleurs, proudhonien.
Jules Henri Marius Bergeret (1830-1905) : Franc-maçon. Correcteur d’imprimerie. Membre du Comité central de la Garde Nationale. Elu le 26 mars au Conseil de la Commune. Il est nommé délégué à la commission de la Guerre et à la commission exécutive. Le 2 avril, la Commune le nomme commandant en chef de la place de Paris. Membre de l’AIT.
Louise Bernard :
Bertall : Voir Charles Albert Arnoux.
Bertillon :
Charles Victor Beslay (1795-1878) : Franc-maçon. Il adhère en 1866 à l’Association internationale des travailleurs. Ingénieur. Ami de Proudhon. Membre de l’assemblée constituante, il est partisan de la répression contre les insurgés de juin 1848. Membre de l’AIT. Le 26 mars il est élu au Conseil de la Commune. Le 29 mars il est membre de la commission des Finances et devient le délégué de la Commune auprès de la Banque de France. Fin mai 1871, grâce à un laissez-passer du gouvernement d’Adolphe Thiers, il peut se réfugier en Suisse après l’échec de la Commune. En décembre 1872, le conseil de guerre rend un non-lieu à son encontre.
Alexandre Besson : Serrurier. Membre du Conseil Général de l’AIT.
Alfred Edouard Billioray (1841-1876): Artiste-peintre. Membre de la Garde Nationale. Elu au Conseil de la Commune. Il siège à la commission des Services publics le 29 mars, puis à celle des Finances le 21 avril. Il vote pour le Comité de Salut public, où il remplace Charles Delescluze le 11 mai.
Busson Billot : Dernier gouvernement de Napoléon III
Otto Eduard Léopold von Bismarck (1815-1898):
Louis Blanc (1811-1882) : Journaliste et historien. Membre du gouvernement provisoire de 1848 et député sous la troisième république. Initiateur de l’aphorisme communiste : « De chacun selon ses facultés à chacun selon ses besoins ». En 1848, il propose la création des ateliers sociaux, afin de rendre effectif le droit au travail.
Hyppolite Blancard :
Augustine Malvina Blanchecotte (1830-1897) : Poète. Auteur notamment des Tablettes d’une femme pendant la Commune.
Stanislas Xavier Pourille, dit Blanchet (1833- ?) : Commerçant en bourre de soie et journaliste. Il fait partie du Comité central de la Garde Nationale. Elu au Conseil de la Commune, il est membre de la commission de la Justice. Il vote pour la création du Comité de salut public.
Louis-Auguste Blanqui (1805-1881) : Franc-maçon. Fondateur du journal Ni Dieu, ni maître, il est membre de plusieurs loges : les Amis de la Vérité, le Temple des Amis de l’Honneur Français et le Lien des Peuples.
Karl Marx déclare dans La guerre civile en France (la commune de Paris), 1871 : « Le véritable meurtrier de l’archevêque Darboy, c’est Thiers. La Commune, à maintes reprises, avait offert d’échanger l’archevêque et tout un tas de prêtres pardessus le marché, contre le seul Blanqui, alors aux mains de Thiers. Thiers refusa obstinément. Il savait qu’avec Blanqui, il donnerait une tête à la Commune. »
Une majorité de communards se reconnaissaient en Blanqui.
Blin : « Pétroleuse ».
Karen Blixen :
David Boison : Membre du Comité central de la Garde nationale.
Louis Napoléon Bonaparte (Napoléon III) (1808-1873) :
Pierre Napoléon Bonaparte (1815-1881) : Septième des dix enfants de Lucien Bonaparte et d’Alexandrine de Bleschamp. Assassin de Victor Noir.
Louise Bonenfant :
Louis Bernard Bonjean :
Bonvalet :
Rosa Bordas de son vrai nom Rosalie Martin, dite La Bordas (1840-1901) : Rosa Bordas est née à Monteux le 26 février 1840. C'est une des premières interprètes féminines de la chanson française populaire, avec Amiati. Elle vivait avec sa mère qui tenait une auberge cabaret. Elle rencontra son époux lors d'une fête, il était guitariste chanteur et lui apprit la musique. Son succès fut rapide et devint vite national. Elle s'illustra à Paris pendant les événements de la Commune. Décédée le 30 mai 1901, elle fut enterrée à Monteux. Frédéric Mistral lui consacre un chapitre entier dans son ouvrage Memòri e Raconte (Mémoires et récits). De son vrai nom Rosalie Martin, dite Rosa Bordas ou tout simplement La Bordas, ou «la Rachel du peuple», elle avait, lors de la déclaration de la guerre en 1870, chanté « La Marseillaise » un drapeau à la main.
Bosc :
Bouchet :
Casimir Bouis : Rédacteur du Cri du peuple (journal de 1871). Un des rédacteurs du Cri du Peuple (tiré à 50000, 80000, voire 100000 exemplaires pour 18 numéros du 22 février au 12 mars 1871 et 65 numéros du 21 mars au 23 mai 1871).
Bouit : Membre du Comité central de la Garde nationale.
Eugénie Boulanger :
Georges Ernest Jean Marie Boulanger (1837-1891) : Officier général. Il participe à la répression de la Commune de Paris à la tête du 114° régiment d’infanterie de ligne. Chef du mouvement boulangiste.
Paul Bourde :
Antoine Marie Bourdon : Graveur. Membre de la direction parisienne des sections de l’Internationale.
Pierre Bourgeois (1848-1871) : Sergent. Fusillé en même temps que Louis Rossel et Théophile Ferré au camp de Satory à Versailles le 28 novembre 1871.
Pauline Bourette :
Bourgoin : Capitaine.
Boursier : Membre du Comité central de la Garde nationale.
Louise Boutin :
Braleret :
Jules Brame : Dernier gouvernement de Napoléon III
Auguste Bruno Braquehais (1823-1875) : Photographe. Sourd-muet. C’est la commune de Paris, premier événement majeur en France à recevoir une couverture photographique, qui va le révéler. Quelques 140 clichés de la Commune, pour laquelle il avait fort certainement des sympathies.
Brelay :
Geneviève Breton :
Briosne :
Henri Brissac :
Eugène Henri Brisson (1835-1912) : Franc-maçon. Avocat, journaliste, homme politique. Nommé après le 4 septembre 1870 adjoint au maire de Paris, il donna sa démission le lendemain du 31 octobre, en même temps qu’Etienne Arago et Charles Floquet. Candidat d’extrême –gauche, il fut élu à l’assemblée nationale le 8 février 1871. Il n’a pas approuvé la Commune.
Son intervention en juin 1899 à la tribune de l’assemblée nationale est demeurée célèbre : il croise les doigts, paumes vers l’avant, tend les bras au-dessus de sa tête, renverse son corps en arrière et lance « A moi les enfants de la veuve ». Ce cri aurait permis de rallier les députés francs-maçons présents et sauver le ministère Waldeck-Rousseau.
Paul Magloire Antoine Brunelle, dit Paul Antoine Brunel (1830-1904) : Officier. Il prend part au soulèvement blanquiste du 31 octobre 1870, contre le gouvernement de la défense nationale. Nommé le 24 mars 1871 général de la Commune, en même temps qu’Emile Eudes et Emile Victor Duval. Elu au Conseil de la Commune.
Budaille : Franc-maçon.
Paul Burani :
Marie Bure : frangeuse à la Guillotière, tuée à 50 ans lors de la barricade de la Grand rue de la Guillotière, le 1° mai 1871.
Philippe Burty :
C
Cadaze : Membre du Comité central de la Garde nationale.
Zéphyrin Camélinat (1840-1932) : Ouvrier bronzeur et ciseleur. Lors de la Commune de 1871,il se voit confier l’organisation de la poste, puis il est nommé directeur de la Monnaie de Paris. Ami de Pierre-Joseph Proudhon. Fondateur de l’AIT.
François Caria :
Lazare Hyppolite Carnot (1801-1888) : Franc-maçon, initié dans la loge Les Incorruptibles en 1840. Ministre de l’Instruction publique en 1848.
Sadi Carnot (1837-1894) : Franc-maçon.
Cartier : « Pétroleuse ».
Cartoux :
Castioni : Membre du Comité central de la Garde nationale.
Joannès Caton :
Caulet de Tayac (1840-1877) : Homme de lettres. Il participa à la guerre contre la Prusse dans un régiment de zouaves, et après la proclamation de la Commune, devint commissaire spécial du cabinet de Raoul Rigault.
Georges Cavalier :
Louis Denis Chalain (1845-1885) : Ouvrier tourneur. Il adhère à l’AIT en 1870. Elu au Conseil de la Commune, il est membre de la commission de Sûreté générale, et de celle du Travail et de l’Echange.
Challemel-Lacour : Nommé préfet du Rhône par le gouvernement de la Défense nationale.
Léodile Champseix : Voir André Léo.
Henri Jean Louis Champy (1846-1902) : Coutelier. Il est membre du 203° bataillon de la garde nationale pendant le siège de Paris par les Allemands (septembre 1870-mars 1871). Il est élu au Conseil de Commune et fait partie de la commission des Subsistances.
Antoine Alfred Eugène Chanzy (1823-1883) : Général. A Versailles, il se range avec les républicains modérés et siège au centre gauche. Il devient maire adjoint de Paris en septembre 1870, après la chute du Second Empire. En tant que tel, il ordonne le 23 janvier 1871 de tirer sur la foule à l’Hôtel de Ville, celle-ci s’opposant à la décision du gouvernement de Défense nationale d’offrir aux Prussiens la capitulation de Paris. Cela lui vaut son arrestation par les Communards le 14 avril 1871, puis son exécution le 23 mai 1871, en pleine Semaine sanglante.
Pierre Charbonneau : Ebéniste. Membre de la direction parisienne de la section de l’Internationale.
Jean Baptiste Chardon (1839-1898) : Ouvrier chaudronnier. Pendant le siège de Paris par les Allemands (septembre 1870-mars 1871), il est capitaine en second du 133° bataillon de la Garde nationale, avec lequel il lance l’assaut contre l’Hôtel de Ville de Paris lors de la journée du 31 octobre contre la politique jugée capitularde du gouvernement de la Défense nationale. En novembre 1870, il adhère à l’Association internationale des travailleurs (tendance blanquiste). Le 26 mars 1871, il est élu au Conseil de la Commune et il est membre de la commission de la Guerre, puis de celle de la Sûreté générale (5 avril).
Georges Charpentier :
Chassin : Militant de l’Internationale, chef de la section de Villefranche (1867).
Ange Gustave Chaudey (1817-1871) : Magistrat et journaliste. Il a été rédacteur en chef du journal républicain Le Siècle. Légataire de Proudhon et membre de l’Internationale. Il devient maire-adjoint du 9° arrondissement de Paris en septembre 1870, après la chute de l’Empire (maire : Jules Ferry). En tant que tel, il ordonne le 22 janvier 1871 à la troupe de tirer sur la foule à l’Hôtel de Ville. Cela lui vaut son arrestation le 14 avril 1871 par les Communards, puis son exécution le 23 mai 1871, sur ordre du procureur de la Commune Raoul Rigault.
Chéron :
Chevalot :
Henri Chevreau (1823-1903) : S’attacha à la fortune de Louis Napoléon Bonaparte. Dernier gouvernement de Napoléon III comme ministre de l’Intérieur.
Marie Chiffon, née Gaboriaud (1835- ?) : Félix Pyat la décrit comme une Louise Michel inconnue, plus peuple et non lettrée. Des rapports de Versailles mentionnent qu’on la surnomme « la capitaine » et que « ceinte d’une écharpe rouge et d’un revolver », elle encourage les fédérés à se battre durant la Semaine sanglante.
Adèle Chignon : Combattante de 1848. S’est battue sur la barricade du Panthéon.
Charles Chincholle (1845-1902) : Ecrivain et biographe.
Chouteau : Membre du Comité central de la Garde nationale.
Amilcare Cipriani (1843-1918) : Patriote italien. Chef d’état-major de la Commune.
Hyppolite Adolphe Clémence dit Roussel (1838-1889) : Ouvrier relieur. Il adhère à l’Association Internationale des travailleurs et collabore à La tribune ouvrière, organe de la section française de l’AIT. Membre du Comité central de la Garde nationale. Le 26 mars 1871, il est élu au Conseil de la Commune et il est membre de la commission de la Justice. Membre de la Minorité, il vote contre la création du Comité de Salut public.
Georges Clemenceau (1841-1929) :
Jean-Baptiste Clément (1836-1903) : Franc-maçon. Initié à la Loge « Les Rénovateurs » en 1898. Membre de la loge des Rénovateurs à Clichy. Chansonnier. Le Temps des Cerises est considéré comme l’hymne de la Commune, que les communards sifflaient sur les barricades. Membre du Conseil de la Commune.
Emile Léopold Clément (1826-1881) : Ouvrier cordonnier. Il fut souvent emprisonné sous le Second Empire en raison de ses activités dans des sociétés secrètes. On le soupçonne d’être devenu un indicateur de la police pour obtenir sa libération. Il est élu au Conseil de la Commune et fait partie de la commission des Subsistances, puis de la commission de la Sûreté générale (13 mai). Il vote pour la création du Comité de salut public. Il est arrêté le 19 mai après la révélation de ses activités suspectes sous l’Empire.
Victor Clément (1824- ? date postérieure à 1871) : Ouvrier teinturier. Le 26 mars, il est élu au Conseil de la Commune et siège dans la commission des Finances. Le 23 avril, il est chargé de visiter les prisons. Il vote contre la création du Comité de salut public.
Jules Clère
Justin Clinchant (1820-1881) : Général Versaillais. Il reçoit le commandement du 5° corps d’armée chargé de liquider la Commune de Paris. En reconnaissance des services rendus, le gouvernement d’Adolphe Thiers le nomma gouverneur militaire de Paris, poste qu’il, devait conserver jusqu’à sa mort en 1881.
Gustave Paul Cluseret (1823-1900) : Général. Membre reconnu de l’Internationale. Délégué à la guerre, ce qui fait de lui le chef de toutes les armées communalistes. Elu au Conseil de la Commune le 16 avril. Remplacé par Louis Rossel le 1° mai.
François Coignet (1814-1888) : Industriel de Lyon. Fouriériste.
Noëmie Colleville :
Thérèse Collin : Chaussonnière
Conduner : Franc-maçon.
Joseph Collet : Journaliste. Membre du Conseil, Général de l’Internationale.
Amédée Benjamin Combault (1838, mort après 1884) : Joaillier. Membre du Conseil Général de l’AIT.
Victor Considérant (1808-1893) : Franc-maçon. Philosophe, économiste polytechnicien. Penseur fouriériste, qui s’est rangé aux côtés de la Commune.
Corbon :
Jean Baptiste Corot (1796-1875): Peintre. En 1871, il donna 20000 francs aux pauvres de Paris, qui subissaient le siège des Prussiens.
Cosnier :
Reine Cottin :
Gustave Courbet (1819-1877) : Peintre réaliste. Elu de la Commune accusé d’avoir fait renverser la Colonne de Vendôme. Président de la commission des musées et délégué aux Beaux-arts, ainsi que président de la Fédération des Artistes. Elu au Conseil de la Commune le 16 avril. Il siège à la commission de l’Enseignement et vote contre la création du Comité de salut public. Il signe le manifeste de la Minorité.
Angelina Courcelles :
Frédéric Constant Etienne Cournet (1837-1885) : Employé. Chef d’un bataillon de la Garde nationale. Le 8 février 1871, il est élu député de Paris à l’Assemblée nationale. Elu au Conseil de la Commune le 26 mars 1871, il démissionne de sa fonction de député. Il est membre de la commission de Sûreté générale et de la commission exécutive 3 avril, puis de la commission de la Guerre le 15 mai. Le 24 avril, il devient délégué à la Sûreté générale. Il vote pour la création du Comité de Salut public. Blanquiste.
Ernest Louis Octave Courtot de Cissey (1810-1882) : Général qui prend part à la répression de la Commune.
Courty : Commerçant du III° arrondissement de Paris. Le 6 février 1871, à son initiative, une assemblé générale de la Garde nationale réunie au Cirque d’Hiver donne mandat à son bureau de convoquer rapidement les délégués d’arrondissement de la Garde nationale.
Isaac-Jacob Crémieux, plus connu sous le nom d’Adolphe Crémieux (1796-1880) : Franc-maçon. Avocat. Membre du gouvernement de la Défense nationale, du 4 septembre 1870 au 17 février 1871, comme Ministre de la Justice. Initié en 1818, à la loge du Bienfait anonyme (à Nîmes), qui dépendait du Grand Orient de France. En 1860, il quitte le Grand Orient de France pour le Suprême Conseil de France, dont il devient le Souverain Grand Commandeur en 1869.
Louis Gaston Isaac Crémieux (1836-1871) : Franc-maçon. Avocat, journaliste et écrivain. Fusillé par les Versaillais pour sa participation à la Commune de Marseille. Ardent franc-maçon. C’est l’époque où des francs-maçons blanquistes et républicains (alors jugés d’extrême gauche) tentent d’entraîner leurs Frères dans la voie de la lutte révolutionnaire, au service des valeurs de la République, démocratique et sociale. Ceux des Amis choisis fondent le 11 février 1868 un comité central d’initiative des loges comprenant dix commissaires : Barne, Brochier, Carriol, Chappuis, Crémieux, Pleuc, Dhionnet, Massip, Rouvier et Adolphe Royannez, Ainsi qu’une caisse centrale de secours. Cousin d’Adolphe Crémieux.
D
Gaston Dacosta ou Da Costa (1850-1909) : Blanquiste. Pédagogue. Substitut du Procureur Raoul Rigault qui assurait la direction de la police, il participe aux événements de la capitale jusqu’à la chute des insurgés. Condamné à mort en 1872, certaines sources indiquent qu’il aurait tenté de faire fléchir ses juges en dénonçant certains de ses camarades. En janvier 1873, Da Costa voit sa peine commuée en travaux forcés à perpétuité au bagne de Nouvelle-Calédonie où il est envoyé aussitôt. En 1889, proche des boulangistes de gauche. Publie en 1904 ses souvenirs en trois tomes, « La Commune vécue ».
Daguet : « Pétroleuse ».
Aimé-Jules Dalou dit Jules Dalou (1838-1902) : Sculpteur. Officier au 83° bataillon des fédérés. Nommé par Gustave Courbet administrateur provisoire adjoint au musée du Louvre, au côté d’Henry Barbet de Jouy.
Georges Darboy (1813-1871) : Archevêque de Paris de 1863 à 1871. Exécuté par la Commune de paris le 24 mai 1871.
Dardelles : Commandant.
Christine Dargent :
Darimon :
Honoré Daumier (1808-1879) : Graveur, caricaturiste, peintre et sculpteur.
Jérôme Frédéric Paul, baron David (1823-1882) : Officier et journaliste. Dernier gouvernement de Napoléon III. Ministre de l’agriculture et du commerce.
Hortense David : Brossière. Vêtue d’un uniforme de la Marine, elle tirait au canon à la barricade de la rue Royale. Son adresse et son courage lui valurent d’être portée en triomphe par ses camarades à l’Hôtel de Ville.
Judith David :
Marie David :
David-Boisson :
Louis Guillaume Debock (1822-1891 ou 1892) : Ouvrier typographe, poète, syndicaliste. Membre de l’Association internationale des travailleurs. Directeur de l’Imprimerie nationale sous la Commune.
Decamp :
Blanche de Gorby :
Degouve :
Gaspard Deguerry :
Eugène Delacroix (1798-1863) : Peintre.
Delarey : Ministre aux Travaux publics dans le gouvernement Thiers.
De Bouteiller :
Louis Charles Delescluze (1809-1871) : Journaliste. Elu le 8 février 1871 par un vote massif à l’Assemblée nationale. Le 26 mars, élu membre du Conseil de la Commune, il donne sa démission de député. Il est membre de la commission des Relations extérieures, de la commission exécutive le 4 avril et à celle de la Guerre le 11 mai. Le 9 mai 1871, il devient membre du Comité de Salut public.
Paul Délion :
Céline Delvainquier :
Aimée Delvainquier :
Antoine Mathieu Demay (1822-1884) : Ouvrier Sculpteur. Adhérent de l’Association internationale des travailleurs. Signataire de l’Affiche rouge de janvier 1871. Le 26 mars 1871, il est élu au Conseil de la Commune. Il siège à la commission de l’Enseignement. Il vote pour la création du Comité de Salut public.
Deneuvillers :
Pierre Denis :
Louis Jules Ernest Denormandie (1821-1902) : Financier, avoué de la famille d’Orléans et gouverneur de la Banque de France.
Denuncques :
Maria Adélaïde Deraismes (1828-1894) : Féministe et femme de lettres. Elle est la première femme à avoir été initiée, en France, à la franc-maçonnerie à la fin du XIX° siècle. Elle est la cofondatrice en 1869, avec Paule Minck, Louise Michel et Léon Richer de la « Société pour la revendication des droits civils des femmes », puis en 1870, toujours avec Léon Richer de l’Association pour le droit des femmes qu’elle préside. Pendant ces deux années, elle soutient activement le groupe de Louise Michel, André Léo, Elisée Reclus visant à l’instauration d’une éducation pour les filles. Initiée le 14 janvier 1882, elle crée le 4 avril 1893 le « Droit humain ».
Simon (dit Louis-Simon) Dereure (1838-1900) : Ouvrier cordonnier. En 1869, il participe au congrès de Bâle de l’Association internationale des travailleurs. Il participe au soulèvement du 22 janvier 1871 contre le gouvernement de la Défense nationale. Le 26 mars, il est élu au Conseil de la Commune. Il siège à la commission des Subsistances et à celle de la Justice (21 avril). Le 16 mai 1871, il est nommé commissaire civil auprès du général Jaroslaw Dombrowski. Il vote pour la création du Comité de salut public.
Madame Deroure :
Baptiste Descamps (1836- ? mort peut-être en 1873) : Mouleur en cuivre. Il est élu le 26 mars au Conseil de la Commune. IL ne siège dans aucune commission et n’a semble-t-il aucune activité. En septembre 1871, le 3° conseil de guerre l’acquitte à l’unanimité.
Deschamps : Franc-maçon.
E. Desjardins : « Pétroleuse ».
Desmarets : Capitaine de gendarmerie, c’est lui qui a tué Gustave Flourens, désarmé, le 3 avril 1871 à Rueil. Futur juge de paix à la Garnache en Vendée, et protégé de Baudry d’Asson.
Desservy :
Marguerite Diblanc : A combattu avec Louise Michel sur la barricade de la Chaussée Clignancourt.
Emile Digeon (1822-1894) : Journaliste. Anarchiste. Chef révolutionnaire de la Commune de Narbonne. Son père, Stanislas, avocat, était franc-maçon et anticlérical.
Adolph Wilhelm Dinesen, connu sous le nom de plume de Boganis (1845-1895) : Officier et écrivain danois. Dégoûté des luttes fratricides de la Commune, bien que sa sympathie ne soit pas en faveur des Versaillais.
Dirtil :
Elisabeth Dmitrieff (1851-1910 ou 1918) : Elle participe à la fondation de la section russe de l’Internationale Ouvrière, fondée à Londres en 1864. Membre du comité central de l’Union des Femmes.
Sophie Doctrinal : Couturière. A présidé le comité de vigilance des citoyennes du 18° arrondissement.
Jaroslaw Dombrowski (1836-1871) : Franc-maçon. Officier polonais. Chef militaire de la Commune.
Pierre Frédéric Dorian (1814-1873) : Maître de forges. Député de province, membre du gouvernement de la Défense nationale (aux Travaux publics).
Abel Douay (1809-1870) : Général.
Félix Charles Douay (1816-1879) : Général, frère d’Abel Douay.
Edouard Drumont (1844-1907) : Journaliste, écrivain, polémiste. Antidreyfusard, nationaliste et antisémite. Créateur de la Ligue nationale antisémite de France.
Dubail :
Maxime Du Camp (1822-1894) : Ecrivain et photographe. On l’élit membre de l’Académie française en 1880, surtout, dit-on, à cause de son histoire de la Commune, publiée sous le titre de Les Convulsions de Paris (1878-1880).
Madame Ducamp :
Jules Ducatel : Piqueur des Ponts et Chaussées. Traître de la Porte Saint-Cloud.
Elie Ducoudray : Communarde.
Jules Armand Stanislas Dufaure (1798-1881) : Avocat. Un des artisans de la Constitution de 1848. Député modéré en 1871. Membre du gouvernement Thiers à la Justice.
Jean Baptiste Dumay (1841-1926) : Ouvrier du Creusot, face à la dynastie Schneider. Il proclame la Commune du Creusot le 26 mars 1871 au balcon de l’Hôtel de Ville. Le 27 mars, le gouvernement versaillais fait occuper militairement la ville.
Jules Dumesnil-Marigny (1810-1885) : Economiste et publiciste. Membre de l’Internationale en 1865.
Désirée Dumont :
Eugène Dupont (1831-1881) : Facteur d’instruments de musique. Membre du Conseil Général de l’Internationale.
Clovis Dupont (1830-1902) : Ouvrier vannier. Il est élu au Conseil de la Commune. Il siège à la commission du Travail et de l’Echange. Il vote pour la création du Comité de salut public.
Jean Martial Anthime Dupont (1841-vers 1890) : Employé de banque à Paris. Lors du soulèvement du 18 mars 1871, il est nommé commissaire de police de l’Hôtel de Ville de Paris, puis le 23 mars chef de la police municipale. Aux élections complémentaires du 16 avril il est élu au Conseil de la Commune et siège à la commission de Sûreté générale. Il vote pour la création du Comité de salut public.
Armand Duportal (1814-1887) : Fondateur du journal L’Emancipation (1848), déporté du 2 décembre 1851, préfet de la Haute-Garonne (Toulouse) le 4 septembre 1870, il dirige l’éphémère insurrection communaliste de mars 1871, est arrêté, mais acquitté par la cour d’assises de Pau.
Durand : Franc-maçon.
Docteur Durand : Commune de Lyon.
Jacques Louis Durand (1817-1871) : Ouvrier cordonnier. Militant syndicaliste. Il signe le manifeste de l’Association internationale des travailleurs contre la guerre franco-prussienne de 1870. Il démissionne du Comité central de la Garde nationale le 15 mars. Le 16 avril 1871, lors d’élections partielles, il est élu au Conseil de la Commune et siège à la commission de la Justice. Il vote pour le Comité de salut public.
Angèle Durut :
Dutil : Membre du Comité central de la Garde nationale.
Emile Victor Duval (1840-1871) : Ouvrier fondeur en fer. Adhérent de l’Association internationale des travailleurs en 1867. Blanquiste. Condamné à deux mois de prison au 3° procès de l’Internationale. Membre du Comité central de la Garde nationale. Elu le 26 mars au Conseil de la Commune, il siège à la commission militaire et à la commission exécutive. Le 3 avril 1871, il est nommé’ général de la Commune.
Clément Duvernois (1836-1879) : Journaliste. Dernier gouvernement de Napoléon III comme ministre de l’agriculture et du commerce.