Introduction à la Kabbale.(Partie 5)
Les Dix Séphirot :
Kether, la Couronne – Hochmah, la Sagesse – Binah, l’Intelligence – Hesed, la Miséricorde – Geburah, la Force – Tiphéret, la Beauté – Netsach, la Victoire – Hod la Gloire – Yesod, la Fondation - Malkuth, le Royaume.
Les dix séphirot sont toujours comptées comme une, car toutes ne sont que des aspects de l’Infini, dont elles viennent et dont elles ne sont pas séparées. De même que la lumière vue à travers des verres de couleur est une seule lumière, bien que se manifestant de façons différentes. De même, l’Infini se manifeste sous divers aspects et reste Un.
Oignon et poupées gigognes ou poupées russes.
Une fois atteint Kether, comme ce lieu est unique, nous communiquons les uns avec les autres (Conscience Universelle).
Aïn/ Aïn Soph/ Aïn Soph Aur :
Les Trois premières séphirot : Kéther, Hochmah et Binah : elles sont hors du temps et de l’espace. C’est la Mère, le Père et l’Androgyne. La Sainte Trinité.
Les Sept Jours : Ce sont les sept jours de la création : Hesed, Geburah, Tiphereth, Netsach, Hod et Malkuth.
Les Trois piliers ; le triangle de Pythagore : C’est un triangle rectangle, avec les proportions 3, 4 et 5, représentées par Hochmah, Geburah et Tiphereth, la Sagesse, la Force et la Beauté, et représentées dans le Temple maçonnique par les trois piliers.
La « rigueur » et la « miséricorde » expriment la « respiration » du monde : concentration et extension. La création du monde, telle qu’elle est racontée dans la Genèse, s’opère par division par deux : le ciel ET la terre, le jour ET la nuit, le sexe mâle ET le sexe femelle. La division par deux préside au mode le plus simple de la reproduction : la scissiparité. Le ternaire est aussi un élément fondamental autour duquel s’articulent des « faits » (comme par exemple la reproduction : mâle, femelle, enfant). Le nombre six est ^primordial parce qu’il est divisible par deux ET par trois (6=1+2+3 et 6=1X2X3).
Les Quatre mondes : Les trois premières sephirot forment le monde d’Atziluth (Yod), ou « monde de l’émanation » ; les trois suivantes forment le monde de Briah (Hé) ou « monde de la création » ; les trois autres forment le monde de Yetsirah (Vav) ou « monde de la formation » et la dernière séphira forme à elle seule le monde d’Assiah (Hé), ou « monde de l’action ».
Le pilier de la justice ou de la rigueur (pôle négatif) et le pilier de la miséricorde (pôle positif) : Jakin et Boaz. Le franc-maçon est à la fois entre les colonnes et entre l’équerre et le compas.
Les Vingt Deux Sentiers. Le Tarot. Trois : Horizontale. Sept : Lettres doubles et Verticale. Douze : Lettres Simples et Diagonale. L’Arbre de Vie. Les Sephirot. Les 22 chemins. Le Tarot. Involution et évolution.
Les 32 voies de la Sagesse : Dix plus Douze. Le Trente Troisième. Le Maître Intérieur.
Sagesse profane : attendre la bonne heure, celle de la mort réelle et physique. Les Francs-maçons sont-ils de mauvais compagnons, parce que impatients ? Etre initié dès cette vie, en franchissant la trente troisième porte ?
L’Arbre de Vie :
Le nom de chaque séphirah décrit un aspect ou un attribut de la divinité. Les séphiroth représentent, sur le sentier du retour de l’homme, certaines qualités qu’il doit acquérir pour être digne de réintégrer le royaume de Dieu. L’homme est en exil au point le plus éloigné de la divinité, en Malkuth.
La divinité est présente dans chaque sphère ou à chaque niveau de connaissance. En apparence distincts, ces niveaux ou degrés sont tous des aspects de la divinité : celle-ci étant infinie, elle ne peut être comprise par l’homme dans son intégralité. Ainsi, bien qu’étant Un, l’infini paraît être multiple. Sept seulement de ses aspects peuvent être amenés au niveau de la compréhension humaine. Ils ont en effet des qualités susceptibles d’être comprises par l’homme dans son état de conscience actuel.
La kabbale décrit une décade de séphiroth, la dernière séphirah étant un retour à la première. On suggère la présence de l’Infini dans chaque sphère, où à chaque niveau de conscience. En apparence distincts, ces niveaux ou degrés sont trous des aspects de l’Infini. L’Infini ne peut être compris par ‘homme dans son intégralité. Ainsi, bien qu’étant Un, l’Infini paraît être multiple. Sept seulement de ses aspects peuvent être amenés au niveau de la compréhension humaine : ils ont en effet des qualités susceptibles d’être comprises par l’homme dans son état de conscience actuel.
1) Kéther : ou Couronne. Ce principe est au-dessus de tout, puisqu’il est la source d’où proviennent toutes choses. Il est tellement au-dessus de la conscience de l’homme qu son éclat semble aveuglant. C’est un cercle tourbillonnant de lumière, dont l’homme ne peut percevoir que le centre noir. Il est le chaos, et cependant, il se manifeste dans l’ordre. C’est le lieu d’unité, où le feu, l’eau, l’air et la terre trouvent leur origine et sont Un. Si nous essayons de représenter la séphirah Kéther comme un portrait d’homme, nous ne pouvons le faire qu’en la comparant à un profil barbu dans lequel il y a autant de caché que de visible. Toute tentative de description pour la rendre compréhensible s’est pratiquement avérée vaine. C’est la pierre de faîte de la pyramide que l’homme doit s’efforcer de construire. Les kabbalistes l’ont appelée « Caché du Caché », « Très Haut », « Figure immense », « Tête qui n’est pas », « Existence des Existences », « Point dans le Cercle », « Roi très mystérieux et caché de la vue », et lui donne le nom de « Ehyeh ». La Bible s’y réfère comme « l’Ancien des Jours » et l »l’Amen ».
2) Chokmah : ou Sagesse. C’est la cause intermédiaire de l’univers, la loi de la dualité. C’est la tête du pilier droit, ou pilier de la miséricorde. C’est le pôle positif et masculin. Dans le livre de la Genèse, ce pôle est appelé « Reshith », « commencement », dans les mots d’ouverture « Au commencement ». Le mot « Reshith » provient de la racine « Rosh », tête. Le Zohar l’appelle Père. Ces termes ont pour but d’indiquer l’idée de primauté ou de commencement : c’est le pôle éternel, masculin et positif. L’un des noms donnés à Chokmah est le Yod du Tétragramme.
3) Binah : ou Intelligence. Elle symbolise la féminité éternelle. C’est la Mère. Elle est un tourbillon de forces négatives tout comme la seconde séphirah est un tourbillon de force positive. De même que la sagesse représente le Yod du nom divin à quatre lettre ou Tétragramme, et incorpore sa puissance activante, de même l’Intelligence représente les trois autres lettres du Tétragramme (Hé, Vav, Hé) signifiant le potentiel passif qui reçoit l’action de Yod. Binah est la tête du pilier gauche, celui de la sévérité. Les kabbalistes la dénomment Mère, « Palais », « Adonaï », « Elohim ».
Les trois premières séphiroth constituent le Monde Supérieur, et la Sainte Trinité : ils sont hors du temps. A partir du non-manifesté, le manifesté apparaît comme une dualité appelée Père et Mère, Sagesse et Intelligence, positif et négatif.