Initiation : Jamais, l’initié ne pourra aller au-delà de son initiateur. (Partie 8)
Le Grand Orient de France ne supporte pas la lumière, parce qu’il est lui-même pleins d’ombre.
C’est dire qu’il y a deux conceptions que l’on peut avoir de l’initiation maçonnique :
- Dans un premier cas, on considère l’initiation comme un point d’arrivée. C’est une conception que l’on retrouve dans bien des loges. C’est une conception profane, où la franc-maçonnerie devient l’équivalent d’un club service.
- Dans un second cas, l’initiation est un commencement et un point de départ, qui vise à la réalisation de soi, après un travail difficile et laborieux, que l’on peut réaliser soit dans un égrégore, la loge, soit individuellement. Toute initiation, initiation à la musique, à une nouvelle langue, à un nouveau métier, etc. donne lieu à une période d’apprentissage parfois ardue : il en va de même concernant l’initiation maçonnique.
En conséquence, pour chaque franc-maçon, l’alternative est la suivante :
Si l’on capte les vibrations qui émanent des réunions de loges, ces vibrations sont au niveau du bas astral. En voici quelques exemples :
Sans doute, dira-t-on, les francs-maçons ne sont que des hommes, et qu’il y a autant de personnes malhonnêtes ou pédophiles en franc-maçonnerie que dans le reste de la population. Mais ce qu’il convient de souligner ce sont les réactions tardives, et souvent pas à la hauteur des diverses situations, d’une association qui se veut fraternelle et initiatique. Peut-on imputer cela à une certaine naïveté à propos de la nature humaine ? En tout cas les conséquences sont incalculables quant aux membres des familles victimes de ces actions, ainsi que sur l’image que l’on peut avoir de la franc-maçonnerie. Cela repose dur le triptyque des trois P : « Pognon, Pornographie, Pouvoir ». Bien évidemment, il n’y a aucune jalousie quant à ces divers cas d’enrichissement, mais simplement de la pitié quant au peu de valeur que l’on accorde dans les faits aux idéaux maçonniques. Il n’y a non plus aucune place pour développer une fausse hypothèse d’un soi-disant « complot maçonnique », ni de l’antimaçonnisme. Par contre, il est difficile de cheminer sur un sentier initiatique en côtoyant de tels partenaires. L’image que l’on garde d’une telle association, est celle d’un maçon, blanchi sous le harnais, c’est-à-dire maçon pendant de nombreuses années, ayant atteint le trente troisième degré des hauts grades, et décédé : cela permet de faire un bilan de son parcours maçonnique : jusqu’au dernier jour de sa vie terrestre, ce maçon, se sentant « mal dans la peau », buvait deux litres de vin ! Comment croire alors qu’il avait quelque confiance ou souci des véritables enjeux de l’initiation maçonnique ? Peut-on imaginer, malgré son préchi-précha, ses grandes tirades, qu’il soit à même de conduire une autre personne vers le but maçonnique. Car il est certain qu’aucun initié, s’il ne trouve les bonnes clés, ne pourra aller au-delà de la situation dans laquelle se trouve son initiateur.
En conclusion, en raison des règles de recrutement et notamment de la cotisation prohibitive, c’est à une véritable culture de l’entre soi, mais une fermeture sur l’humanité, que l’on trouve dans les obédiences maçonniques. Loin d’être universelles, les valeurs véritablement mises en œuvre renvoient à l’origine bourgeoise et petite-bourgeoise de la grande majorité des membres affiliés.
Ce qui prime, c’est l’efficacité d’un club service. Chaque ombre est un clou qui vient fermer le cercueil dans lequel se trouve en particulier le cadavre de l’Obédience du Grand Orient de France.
Le Grand Orient de France se définit comme étant un ordre traditionnel et initiatique. C’est l’Obédience maçonnique la plus ancienne de France, et il est donc intéressant d’en faire un bilan. Les questions à se poser sont :
- Quelles sont les étapes historiques de cette Obédience ?
- Quelle est la composition sociologique de cette Obédience ?
- Quel est l’avenir de cette Obédience ?
La franc-maçonnerie est un océan : les uns y puisent avec la main, d’autres avec un petit verre, ou un seau, et d’autres encore n’hésitent pas à s’y plonger. Et cela se voit ! En maçonnerie, seul compte le fond, pas le clinquant ! Peut-on se plaindre de l’océan du fait d’avoir comme seul outil une cuillère, même si c’est une cuillère à soupe ? Sois moins « radin », mon frère, prends un seau, mieux : plonge dans l’océan !