Voici une question où s'applique, peut-être , le maoïsme et l'analyse qu'a pu faire Mao Tsé Toung des contradictions.
Faut-il oui ou non, procéder à l'injection d'un vaccin contre la COVID-19 ? Que penser du Pass Sanitaire ?
D'abord, ce sur quoi tous les communistes sont unanimes : c'est d'être rationnel et de faire confiance à la science. Cependant, il convient de ne pas oublier le contexte dans lequel nous vivons. Nous vivons dans un État bourgeois, où la classe dominante, économiquement et donc politiquement, c'est la classe bourgeoise. En conséquence :
Tout est jugé à l'aune du profit, et on sait bien que l'industrie pharmaceutique est sans doute la plus rentable, et aussi la plus compromise.
La science n'est pas neutre non plus : tout se monnaye, et les médecins sont eux mêmes corruptibles et intéressés par tout ce qui rapporte. Il suffit de fréquenter une loge maçonnique où les médecins sont présents : l'argent est roi. La médecine est sans doute l'un des secteurs où l'on trouve le plus grand nombre de personnes qui paient l'impôt sur le grande fortune. Voir les cliniques privées, l'utilisation abusive des biens communs, dans les hôpitaux publics , par la médecine dite libérale.
Enfin, la recherche médicale vit du secret, et la recherche est orientée vers tout ce qui rapporte.
Bien évidemment, les choses sont différente avec un État socialiste :
Les médecins sont issus du peuple, et au service du peuple, et ne se distinguent pas par des salaires mirobolants ;
Les biens publics sont placés au-dessus des intérêts privés ;
Les vaccins , les tests, les soins médicaux sont gratuits, «égaux pour tous, la recherche est ouverte, sans secret monnayables, mais encouragée et publique ;
Les animaux sont respectés comme des personnes (pas d’expérimentation animale, l'animal n'est pas une source de profit,...) ;
Les pays pauvres et en voie de développement auront une aide désintéressée et accès également aux moyens modernes de médecine. Il sera hors de question d'importer du personnel médical ou scientifique de ces pays, qui en ont fort besoin eux-mêmes.
Etc.
Cependant, concernant la vaccination contre la Covid-19, les avis sont très partagés au niveau des scientifiques eux-mêmes. Il y a bien sûr , la partie du corps médical, intéressée financièrement à la question et qui ne se pose pas de problème de déontologie. A ce propos , rappelons les multiples scandales sanitaires qui ont émaillé ces derniers décennie :
-Le scandale du sang contaminé, jamais élucidé, sans responsable : la classe bourgeoise sait dans ce cas ses membres …
-Les nombreuses maladies , comme la maladie de Creutzfeldt-Jakob, et de nombreuses pandémies (crises aviaires et autres), causées par la course au profit (donner à manger des granulés animales à des animaux végétariens, etc.)
Mais il y a aussi une partie du corps médical et des chercheurs opposés à la vaccination, dont les avis ne sont pas à négliger :
-Selon une statistique, la probabilité est plus forte de mourir de la chute d'une météorite, que de la COVID-19 : donc, ce n'est pas un masque qu'il faut porter, mais un casque …
-Selon un professeur , et non des moindres, le professeur Montagnier, vacciner est une hérésie : les variants seraient dus , en particulier à la vaccination ;
-La vaccination cantre la COVID-19 est semblable à la vaccination contre la grippe : se vacciner , ce n'est pas échapper à la maladie , peut-être aux formes les plus morbides …
-Les statistiques officielles sont douteuses : certains malades , soi-disant décédés de la COVID-19, sont décédés d'une maladie autre (comorbidité) …
-Il est fort possible que les masques, les gestes barrières, etc. ne suffiront pas à prémunir de la COVID-19.
-Et surtout, la grande inconnue, ce sont les conséquences ultérieures de l'injection des vaccins : ne mène-t-on pas actuellement, une forme d'expérimentation à grand échelle ? Il ne faudrait pas que, dans quelques années, les effets du vaccin soient plus terribles que la maladie elle-même. Dans un tel cas, il faudrait mener contre les politiques et les médecins ayant mené cette action une sorte de tribunal de Nuremberg pour crime contre l'humanité.
-De toute façon, un communiste ne craint pas la mort, d'autant plus que la peur est un facteur qui tend à diminuer les facteurs immunitaires.
Alors que faire ? Vacciner ou pas ? Pour ma part, je suis vacciné, à la demande de mes enfants, pour protéger les petits enfants...
Mais quelle politique publique, quel avis adopter ?
C'est ici qu’intervient un enrichissement apporté par Mao Tsé-Toung au matérialisme dialectique.
Mao distingue deux types de contradictions :
-Les contradictions antagoniques et les contradictions non antagoniques.
-Le traitement de ces deux types de contradiction n'est pas le même.
Par exemple, sous l'ère du capitalisme , la contradiction principale oppose la bourgeoisie et le prolétariat. Elle se règle par un moyen antagonique, la révolution prolétarienne. Avant cette révolution, la bourgeoisie, minoritaire, et de plus en plus minoritaire, domine le peuple , majoritaire. Après cette révolution , le peuple, extrêmement majoritaire, exerce la dictature du prolétariat sur la bourgeoisie . Et au sein du peuple règne la plus grande démocratie populaire.
Donc, entre le prolétariat et la bourgeoisie , la contradiction se règle par des moyens antagoniques ; au sein du peuple, les contradictions se règlent par des moyens non antagoniques (démocratie, élections, persuasion, etc.).
Par contre, pendant le capitalisme, comme au cours du socialisme, règnent au sein de peuple des contradictions non antagoniques , qui se règlent pacifiquement, comme :
-faut-il se vacciner ou non ? La plus grande liberté est laissée à chacun, tant qu'il n'y a pas un avis unanime des spécialistes scientifiques ;
-les différences diverses, comme les religions, etc. : la plus grande liberté est laissée aux choix de chacun.
Etc.
Se vacciner ou non, cela doit donc faire l'objet d'un débat démocratique au sein du peuple, sans violence aucune, mais avec de la pédagogie. En tenant compte de tous les points de vue, y compris de celui des scientifiques, sceptiques quant aux résultats de la vaccination et sans perdre de vue l'aspect suivant : est-on vraiment sûr que se vacciner, à l'aide d'un produit élaboré en une année environ , est sans danger à long terme ? Il est certains que les idéologues de la bourgeoisie, motivés par les seuls gains financiers (actionnaires des multinationales) ne sont pas crédibles.
Par contre, aucune place n'est laissée, dans la réflexion communiste, au complotisme, à la peur et à l'irrationnel. Par contre , ce qui compte , c'est l'union du peuple et le refus de la division et des ségrégations que veut créer la bourgeoisie (entre vaccinés et non vaccinés, possesseur du pass sanitaire et ceux qui le refusent, etc.). Toujours diviser pour régner.
Par contre, même au cours du capitalisme, la contradiction est antagonique avec la bourgeoisie : en effet, il ne faut pas oublier que de nombreux problèmes de santé sont causés par des atteinte graves du système capitaliste à la biosphère (amiante, alimentation polluée aux glyphosates, pesticides, etc, maladies causées au règne animal pour augmenter les bénéfices, écocides divers,etc.). La vaccination est stimulée pour remplir les poches des entreprises pharmaceutiques, la recherche est orientée en fonction des bénéfices escomptés, il y a une inégalités scandaleuses à tout niveau entre riche s et pauvres, etc.
Et surtout, point capital à ne pas négliger : la classe bourgeoise utilise tous les moyens, y compris ceux que lui présentent la pandémie, pour régler à son avantage les effets de la crise économique et financière (baisse tendancielle du taux de profit), pour en faire payer le prix aux classes populaires et aux classe moyennes -(petite bourgeoisie et moyenne bourgeoise, les gilets jaunes). Par exemple, de façon autoritaire, ne pas disposer du pass sanitaire peut conduire à un licenciement. La bourgeoisie continue donc à détricoter le code du travail.
En conséquence, il n'appartient pas aux couches populaires de faire la police pour le compte de la bourgeoise, en opprimant une autre partie des couches populaires. La liberté de vacciner doit être laissée à chacun et il doit y avoir une union de tous contre l'autoritarisme de la bourgeoisie, destinée à faire payer la crise à venir, qui est celle du système capitaliste.