Le blog en été :
Pour les lecteurs habituels, le présent blog se met en congé pendant les mois de juillet et août 2017. Il publiera donc, chaque jour, deux pages du récit : « RECIT DU CHEMINEMENT DE PIERRE QUADER QUI A AIME, TRAVAILLE ET PRIE POUR NE PLUS RENAITRE », en feuilleton, jusqu’en septembre prochain.
Pour les lecteurs occasionnels ou les lecteurs habituels, intéressés, ce récit a été publié dans la collection l’Harmattan, et il peut donc être commandé sur papier.
Les articles politiques reprendront alors, avec comme thème notamment :
La bourgeoisie veut faire partager par le peuple ses propres rêves et sa propre réussite, alors que le peuple veut aussi avoir ses rêves et sa réussite à lui : « Travaillez pour mes entreprises, et tout ira bien ! » dit la bourgeoisie au peuple. Mais le peuple veut aussi des rêves, et aussi sa réussite : les entreprises sont devenues un bien commun. Ainsi, la France appartient à tous, et d’abord au peuple. Pour paraphraser Seyes : « Sous la domination de la bourgeoisie, le peuple n’est rien, alors que, libéré et émancipé de la tutelle de la bourgeoisie, il est tout !
Voilà donc deux entités où le mouvement En Marche ne contribue pas à apporter les réformes pourtant bien nécessaires ! Comment les républicains bourgeois, qui prêchent l’ « égalité » -- en droit mais non en fait – de tous, ainsi que la fraternité et la liberté, peuvent-ils accepter – tans les républicains d’En Marche que ceux du parti Les Républicains – la coexistence, dans les entreprises et dans la gestion des villes, de petits monarques absolus, les chefs d’entreprise, et les maires des villes, d’une part, et les gens du commun, esclaves au travail et sujets dans les cités ? Quel cynisme !
Alors que chaque personne passe le tiers de sa vie dans une entreprise, publique ou privée, et les deux autres tiers, il vit dans une ville ou à la campagne, dans un logement collectif ou dans une maison individuelle : le peuple, dans son ensemble, peut-il encore se désintéresser de ces deux aspects de sa vie, et « déléguer » la gestion de ceux-ci à des tiers, que ce soit le patron, ou bien l’élu qui le « représente », les deux faisant partie de la classe bourgeoise, ou bien, défendant les intérêts exclusifs de cette classe ?
Qui représentent les députés ?
Le discours du président de la république, lors du congrès à Versailles, le 3 juillet 2017, et le discours du premier ministre, devant l’assemblée nationale, le 4 juillet 2017. Vote de la confiance au gouvernement-.
Il est important de considérer qui représentent véritablement les élus, et notamment les députés et les sénateurs.
Nombre de commentateurs des médias dominant, qui ne font que refléter l’idéologie de la classe dominante, la classe bourgeoise, jettent très vite un voile sur les conditions de désignation des élus de la république bourgeoise. Il n’en a pas toujours été ainsi. Les conditions étaient différentes lors de la création du système bourgeois (1789-1794), ainsi que lors de différentes périodes historiques. Par exemple :
Imagine-t-on, aujourd’hui, l’interdiction pour les anciens hommes politiques, la plupart cumulards, l’interdiction de se représenter aux élections législatives en 2017 ? Imagine-t-on certains élus, désignés par une minorité des électeurs inscrits refuser de siéger au parlement ?
Chaque décision prise par les députés devrait indiquer pour quels intérêts cette décision est prise, ainsi que le nombre et le nom des députés qui l’ont adoptée.
Il est important de prendre en compte la représentativité réelle des parlementaires, car , demain, en cas d’échec de la fraction européaniste et cosmopolite que représente Emmanuel Macron, avec le même système, ce peut être la fraction fasciste, nationaliste et raciste, représentée par le Front National, qui prendra le pouvoir, et l’on dira, de façon erronée, comme cela a été le cas d’Adolphe Hitler en Allemagne, en 1933, que c’est de façon « démocratique » que le fascisme a accédé au pouvoir.
Ainsi, la confiance au gouvernement a été adoptée selon les conditions suivantes :
Soit un total de 577 députés.
Sur la base du deuxième tour des élections législatives de 2017, on distingue :
Le bilan est donc le suivant :
Un député de l’opposition représente donc 1,6 député de la République En Marche.
Pour voter la confiance au gouvernement d’Edouard Philippe, les 370 voix favorables représentent en fait 370 X 25 505 soit 9 436 850 électeurs, soit 20 % du corps des électeurs inscrits.
Les 207 voix qui se sont abstenues, n’ont pas participé au vote ou ont voté contre représentent donc 207 X 40745 soit 8 434 215 voix et 18 % du corps des électeurs inscrits.
En conséquence, sur ce vote de la confiance la représentation dite « nationale » ne représente que 378 % des électeurs inscrits, et un électeur sur cinq a voté cette confiance, alors qu’un électeur sur cinq est contre la confiance.
Alors pourquoi continuer à répandre l’illusion que l’assemblée nationale représente toute la nation ? C’est bien plutôt une assemblée bourgeoise et petite bourgeoise. 62 % des électeurs ne se sont pas prononcés, et 80 % des électeurs ne sont pas pour la confiance au gouvernement En Marche !
Rendre aux élus leur véritable fonction : accaparer le pouvoir au profit d’une minorité, ou bien être au service de la majorité et de l’intérêt général.
Qui désigne les élus ? Emmanuel Macron ou le peuple ? A qui faut-il rendre des comptes ? On entend souvent des commentateurs déclarer que les députés du parti En Marche doivent tout personnellement à Emmanuel Macron. Ce n’est pas faux, dans le sens où ils ont souvent été élus par rejet de la vielle classe politique complètement compromise par ses malhonnêtetés et son absence d’action en faveur de l’intérêt général. Souvent, il suffisait, pour être élu, d’apparaître sur la même afficha qu’Emmanuel Macron, ou bien de se réclamer de la majorité présidentielle. Mais c’est là complètement dévoyer le mandat de député : le député représente ses mandataires, et il n’a de compte à rendre qu’à ceux-ci !
Mépris des médias dominants : le peuple serait fatigué de la politique. La période électorale a été trop longue, soit plus d’une année, en incluant les deux primaires de la droite et de la « gauche ». Maintenant il faut rentrer dans le rang, et reprendre le chemin de la routine. C’est là du mépris pour le peuple. C’est dénigrer les personnes : comme si le peuple ne voulait pas – ou ne pouvait pas – s’occuper personnellement de ses affaires que ce soit dans la vie quotidienne, ou dans son activité professionnelle.
Et si le peuple voulait s’occuper enfin de ses affaires et prendre le pouvoir ?
La lecture à donner à l’abstention massive : désintérêt ou bien trop grand intérêt ? Pour ma part, il s’agit d’un doute sur les intentions de la classe politique, qui est hypocrite et ne représente de fait que la classe bourgeoise. Le pas suivant à effectuer par le peuple, c’est de s’emparer directement de toutes les affaires de l’Etat, pour les gérer lui-même.