Deuxième Partie : Compte-rendu de la séance plénière du conseil régional de Lorraine des 26 et 27 juin 2014.
A bas la démocratie représentative, déni de la démocratie !
Vive la démocratie populaire !
Qui sont les élus ?
La plupart des élus sont des cumulards : ils cumulent les postes les plus divers et rémunérateurs : député européen, député national, conseillers municipaux et divers, etc.
Les élus du front national sont-ils véritablement hors système, ainsi qu’ils se prétendent ? Pas du tout. Ils cumulent mandats et rémunérations, que ce soit Françoise Grolet ou bien Thierry Gourlot. Comme les responsables du parti, la famille Le Pen, cela ne les dérange pas de cumuler « en famille ». Ainsi, Dominique Bilde Pierron cumule les fonctions de député européen, secrétaire départemental du front national de la Marne (depuis 2014), conseillère régionale de Lorraine (depuis 2010), membre du bureau politique du front national, et de plus, elle est déclarée comme commerçante : où prend-elle le temps de faire tout cela convenablement ? De plus, elle est la maman de Bruno Bilde, conseiller régional du Nord-Pas-de-Calais depuis 2010, chef de cabinet de Marine Le Pen. Parti fasciste, sans doute dernier rempart de l’impérialisme français, avec le constat de l’activité de ce parti depuis quarante années, il est certain que les électeurs auront très vite de moins en moins de justifications valables pour donner leurs suffrages à de tels individus.
Les conseillers régionaux du P »C »F apparaissent comme des révisionnistes, qui cherchent encore à valoriser un faux-nez de « communistes ». En réalité, ce sont des apparatchiks, membre de la petite-bourgeoise et de l’aristocratie ouvrière. Il est certain que le peu d’électeurs qui leur accordent encore leur suffrage ne peuvent se tromper sur leur nature réelle : voilà plus de cinquante années (deux générations tout de même !) qu’ils ont renoncé aux principes socialistes et communistes. Après l’ère social-impérialisme russe, le règne de Georges Marchais jusqu’à Pierre Laurent, mai 1968 et le renoncement à la dictature du prolétariat, leurs mensonges ont fait long feu : leurs électeurs, ou bien sont sots et incultes historiquement, ou bien sont complices de leur déviation révisionniste. Je connais deux types de membres du P »C »F, et ils se reconnaîtront eux-mêmes : d’abord ceux qui ne craignent pas de dire aux éventuels adhérents et sympathisants : « Rejoignez-nous, vous aurez de bons postes, bien rémunérés, et vous ferez de belles carrières ; », et ensuite ceux qui justifient leur suivisme par : « Je suis trop vieux pour changer de crémerie ! ». Ces derniers restent donc au P « C » F par habitude. Mais les uns et les autres cumulent sans vergogne les postes d’élus et les rémunérations qui vont avec. L’un est devenu collaborateur proche de Dominique Gros. Le second occupe un poste au comité économique, social et environnemental de Lorraine.
Lors de la réunion du conseil régional, un représentant du P « C » F a fait part de son attachement aux 36 000 communes et aux 620 000 élus locaux, dont 95 % seraient « bénévoles ». C’est là un argument éculé destiné à maintenir un système éculé, que l’on veut à la rigueur « moderniser », en passant d’une V° République, à une VI° République plus « démocratique ». Ce socle de 620 000 élus est un garant du système bourgeois, sûrement pas une garantie de démocratie populaire.
Pour les élus, la « démocratie », est mise en œuvre une fois toutes les cinq ou six années, lors de leur désignation comme représentants par les électeurs. La « participation », c’est ensuite la participation des seuls élus aux processus de concertation. Les électeurs sont censés avoir délégué leur pouvoir, et donc s’être démis de leur souveraineté.
La démocratie populaire doit établir les règles suivantes :
- Une femme ou un homme, un seul mandat. Principe du mandat unique, limité dans le temps, et non indéfiniment reconductible. Refus de la transmission du mandat automatiquement à un membre de la famille.
- Une rémunération suffisante, correspondant à la moyenne des salaires de la clase ouvrière, conformément au principe établi par la Commune de Paris de 1871.