Au 21° siècle : « Révolution » macronienne ou Révolution prolétarienne ? (Partie 58) Dictature de la bourgeoisie ou dictature du prolétariat ? Barbarie ou Socialisme ? Code du Capital ou Code du Travail ? Pour commémorer la Révolution russe d’octobre 2017.
En votant les travailleurs ont conscience d’exercer leur pouvoir : ceux qu’ils vont élire, ce sont des travailleurs comme eux, souvent leurs compagnons de travail, des gens en qui ils ont confiance parce qu’ils les connaissent bien et qu’ils les contrôlent en permanence. La Commune de Paris détenait son autorité du peuple en armes contre la bourgeoisie.
Dans les démocraties bourgeoises, plusieurs partis présentent des candidats aux élections, mais si tous ces partis sont des partis bourgeois, comme c’est le cas en France, où est l’intérêt de « choisir » entre eux ?
Les candidats en pays socialistes sont des travailleurs dévoués, des serviteurs du peuple ; s’ils ne tiennent pas leurs engagements ou bien dégénèrent en politiciens antipopulaires, ils peuvent être révoqués. Le socialisme ne peut être édifié que par des hommes conscients et libres et non par des esclaves, et qui se révolutionnarisent sans cesse. Le seul système où l’homme puisse élever sa conscience et se révolutionnariser, c’est le système de démocratie prolétarienne, c’est-à-dire le système où les travailleurs peuvent progressivement gérer eux-mêmes, directement, toutes les affaires du pays :
« Le communisme dit : l’avant-garde du prolétariat, le parti communiste, dirige la masse des ouvriers sans-parti, en éclairant, en préparant, en instruisant, en éduquant (« l’école » du communisme) cette masse, les ouvriers d’abord, les paysans ensuite, pour qu’elle puisse parvenir et parvienne à concentrer entre ses mains la gestion de toute l’économie nationale. » (195)
La dictature du prolétariat contre les réactionnaires et la bourgeoisie met à la disposition des masses opprimées anciennement mille moyens pratiques pour assurer leur pouvoir et pour le contrôler. Tant qu’existent la propriété privée et, par suite, l’exploitation de la majorité du peuple par la petite minorité de capitalistes, la démocratie n’est qu’une mystification, le Parlement et les élections ne sont que des « instruments fantoches » (selon l’expression de Lénine).
« … dans les vieux pays parlementaires la bourgeoisie a appris à la perfection, à manier l’hypocrisie et à rouler le peuple de mille façons en faisant passer le parlementarisme bourgeois pour la « démocratie en général » etc., en cachant habilement les millions de liens qui unissent le parlement à la Bourse et aux capitalistes, en utilisant la presse vénale et en faisant agir par tous les moyens la puissance de l’argent, le pouvoir du capital. » (196)
Le Parlement bourgeois n’a en fait aucun pouvoir. La véritable « besogne de l’Etat » se fait ailleurs, dans les coulisses et dans les banques, par ceux qui détiennent les moyens de production et par leur personnel politique. Le travailleur, le producteur réel de toutes les richesses de la nation, n’a aucun moyen de participer au parlement bourgeois, soi-disant expression de la « souveraineté populaire ». Ce parlement est un corps étranger aux masses travailleuses.
« Une partie de la petite bourgeoisie prolétarisée, les ouvriers arriérés et les petits paysans, tous ces éléments croient réellement que leurs intérêts sont représentés au Parlement ; il faut lutter contre cela par l’action parlementaire et montrer aux masses la vérité dans les faits. Les théories n’ont pas prises sur les masses arriérées ; elles ont besoin de l’expérience. » (197)
La bourgeoisie dresse mille obstacles devant la masse des travailleurs pour les empêcher même de formuler une opinion politique : fatigué et usé par le travail, matraqué par une propagande insidieuse et diversifiée, le travailleur voit même les libertés fondamentales, comme la liberté de réunion, de presse, libertés chèrement conquises par ses luttes, tronquées de diverses manières. La bourgeoisie veut que la classe ouvrière, et l’ensemble des travailleurs, ne soit qu’une force productive (exploitable à merci) qui ne se manifeste comme force politique que dans le jeu tronqué des élections et l’isoloir remplie bien sa fonction : morceler la grande force collective de la clase ouvrière.