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blog de réflexion sociale

Au 21° siècle : « Révolution » macronienne ou Révolution prolétarienne ? (Partie 55) Dictature de la bourgeoisie ou dictature du prolétariat ? Barbarie ou Socialisme ? Code du Capital ou Code

 

Au 21° siècle : « Révolution » macronienne ou Révolution prolétarienne ? (Partie 55) Dictature de la bourgeoisie ou dictature du prolétariat ? Barbarie ou Socialisme ? Code du Capital ou Code du Travail ? Pour commémorer la Révolution russe d’octobre 2017.

 

LE LEGALISME

 

Le mouvement du prolétariat, en raison des particularités essentielles de cette classe sous le capitalisme, a une tendance inflexible à se transformer en une lutte pour le tout, c’est-à-dire pour la victoire totale sur toutes les forces d’exploitation et d’oppression.

Par contre, le mouvement de la bourgeoisie libérale, par suite des particularités essentielles de la situation de cette classe, a tendance aux tractations et non à la lutte, c’est-à-dire à l’opportunisme et non au radicalisme. Elle fait une part plus belle, non à la revendication hardie d’une victoire totale, mais à l’inventaire modeste des acquisitions les plus « réalisables », les plus probables, et les plus immédiates, c’est-à-dire aux réformes.

Quiconque lutte vraiment revendique tout ; quiconque renonce à la lutte et préfère les tractations désigne, dans les meilleurs des cas, les « petites concessions » qu’il veut obtenir des maîtres du régime, dans le pire des cas, il se contente d’une « paix sociale » avec eux. Quiconque lutte pour le tout doit prendre garde que les petites concessions ne lui lient pas les mains, ne l’amènent pas à oublier le but final – l’émancipation de tous les travailleurs – but final sans lequel les petites concessions ne signifient rien. C’est pourquoi le programme d’un parti marxiste-léniniste doit définir de façon intransigeante le but final, avec grand soin, et se montrer hostile à toutes les tentatives de rétrécir ce but final. C’est pourquoi il doit également distinguer avec une intransigeance aussi doctrinale, entre les petits objectifs économiques et politiques immédiats et le but final :

« Si vraiment il est nécessaire de s’unir, écrivait Marx aux chefs du parti, passez des accords en vue de réaliser les buts pratiques du mouvement, mais n’allez pas jusqu’à faire commerce de principes, ne faîtes pas de « concessions » théoriques. » (188)

C’est pourquoi, sans méconnaître le mouvement syndical, sans refuser d’utiliser la moindre marge de légalité, le léninisme met au premier plan les tâches de la révolution :

« Avec l’époque nouvelle, l’impérialisme qui porte en elle et est grosse de la révolution prolétarienne, alors que l’Europe va au-devant de batailles décisives entre le capital et le travail, les anciennes méthodes de lutte économique et politique du prolétariat sont insuffisantes. Or, ces méthodes consistaient précisément à faire usage de la démocratie bourgeoise. » (189)

La classe ouvrière ne lutte pas pour des négociations, ni ne quémande des négociations comme le font les dirigeants révisionnistes et réformistes. La classe ouvrière sait par son expérience que ses revendications économiques, sociales et politiques s’obtiennent dans le dur combat classe contre classe, classe ouvrière contre classe bourgeoise. C’est seulement, lorsque les forces en présence s’affrontent dans ce combat de classe (lorsque les usines sont occupées, que les comités de grève et les piquets de grève sont en place, que les moyens de production sont immobilisés, que l’action des masses est en plein essor) c’est seulement alors qu’il est possible suivant le développement des luttes, que des représentants de la classe ouvrière, élus et révocables, mandatés par la classe ouvrière négocient. C’est ce que le marxisme-léninisme appelle négocier avec un rapport de forces favorable aux intérêts immédiats de la classe ouvrière. La vie différente menée pendant la lutte, la grève, fait entrevoir ce que serait une vie en collectivité avec des décisions prises en commun. Elle nous fait aussi prendre conscience, ainsi qu’à la classe ouvrière, du rôle de l’ouvrier dans la société actuelle (où il est un outil de travail au même titre que la machine).

Le réformisme, en particulier lorsqu’il se donne l’étiquette « marxiste », aiguise par sa démagogie les contradictions de classe, crée des illusions dans les masses, y compris lorsqu’il éveille les luttes, mais en même temps en les enfermant dans le légalisme et les institutions bourgeoises, il ne peut donner au peuple une orientation révolutionnaire et le désarme idéologiquement, politiquement et militairement.

 

 

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