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blog de réflexion sociale

Au 21° siècle : « Révolution » macronienne ou Révolution prolétarienne ? (Partie 3) Dictature de la bourgeoisie ou dictature du prolétariat ? Barbarie ou Socialisme ? Code du Capital ou Code d

 

Au 21° siècle : « Révolution » macronienne ou Révolution prolétarienne ? (Partie 3) Dictature de la bourgeoisie ou dictature du prolétariat ? Barbarie ou Socialisme ? Code du Capital ou Code du Travail ? Pour commémorer la Révolution russe d’octobre 2017.

 

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Le deuxième assaut contre l’idéalisme, c’est de vouloir transformer et de transformer effectivement la réalité, en partant de la connaissance des lois objectives de cette réalité. Il ne s’agit pas d’une négation de cette réalité et de soi-même, d’un refuge dans un monde irréel, mais de l’affirmation de la réalité et de soi-même, et de la possibilité de changer dans les faits, cette réalité et soi-même.

 

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Pourquoi refuse-t-on le monde réel ? Pourquoi est-on partisan de l’idéalisme, du refuge dans un monde irréel ?

C’est parce que, de façon unilatérale, nous ne voyons et acceptons qu’un côté du monde, son côté négatif. Si le monde présente un côté négatif qui nous est hostile, qui nous nie, nous rejette, nous paraît absurde et étranger, il présente également un aspect positif : nous sommes faits pour être au monde. L’idéaliste refuse la contradiction et le dépassement de la contradiction.

 

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L’idéal du christianisme est le saint, c’est-à-dire un homme qui a complètement abdiqué sa condition, et est devenu un être désincarné, un pur esprit, un néant. Le christianisme vise au perfectionnement de l’individu et fait abstraction de l’individu en tant qu’être social : « Ne soyez donc point en souci, disant : que mangerons-nous, que boirons-nous, ou de quoi serons-nous vêtus ? Car ce sont les païens qui recherchent toutes ces choses ».Le christianisme, en tant que système philosophique contenu dans les quatre évangiles est un idéalisme : il lâche la proie pour l’ombre, il se détourne du monde réel qui est « misère » et travail, pour se consacrer au monde de l’au-delà. En tant que doctrine religieuse, c’est là le caractère le plus nuisible du christianisme : il distingue deux mondes, le royaume des hommes et le royaume de dieu, et il donne la première place au royaume de dieu. Il faut, selon le christianisme, vivre et mourir pour le second monde, pour un fantasme. C’est là dévaluer le monde réel, lui enlever toute valeur, au profit d’une réalité « fantomatique ».C’est là l’idée principale à détruire et à remplacer par celle-ci : seul existe le monde réel, il faut le vivre complètement, courageusement. Les prêtres réactionnaires tirent de ces prémisses de telles conclusions : « Si le monde réel n’a pas de valeur, à quoi bon le changer ? Sachons souffrir et supporter nos peines, la « vie » ne sera que plus belle dans l’au-delà ! ».

 

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Seul compte le présent : à quoi bon les promesses ?

 

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« A quoi bon ? »

L’humanité est à elle-même sa propre fin.

 

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Il est intéressant d’étudier en parallèle le problème « philosophes » et le problème « travail ». Comment vivaient les philosophes ? Les pires vivaient de la largesse des grands : ce sont les flatteurs et les défenseurs de l'ordre établi. D’autres se faisaient payer par leurs élèves et leurs disciples. Rares étaient ceux qui pouvaient vivre de leur propre travail (Spinoza).

Beaucoup plus intéressant que le rapport direct des philosophes avec le travail, est ce que les philosophes pensaient du travail, puisque souvent leurs textes et leurs doctrines ont influencé des milliers ou des millions de personnes.

 

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De même, mettons en parallèle le problème « philosophes » et le problème « femmes ».Jusqu’à aujourd’hui, bien peu de femmes ont eu droit au titre de philosophe. Cela prouve l’oppression des femmes et le fait que le domaine de la pensée spéculative soit réservé aux hommes.

 

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Il est absurde de se proclamer aujourd’hui « platonicien », « cartésien » ou « hégélien ». Ce sont là des philosophes dépassés, des philosophes passés de mode. Ces philosophies ne correspondent plus aux conditions d’existence d’aujourd’hui : y parle-t-on des voitures automobiles, de la fabrication des tracteurs ou de l’exploration d’autres planètes ?

Il est erroné de croire que les problèmes humains sont éternels, qu’ils ne changent pas avec les époques et que tout au moins, Platon, Descartes et Hegel conservent un intérêt et une actualité de ce point de vue. Par exemple, ces auteurs apportent-ils des réponses pratiques à la manière de détruire le capitalisme, ou au problème de la délinquance juvénile dans les grands ensembles modernes ? Que savent-ils de la science moderne ?

Cela étant dit, il demeure néanmoins indispensable pour nous de bien connaître Platon, Descartes et Hegel pour savoir d’où nous venons, qui nous sommes et où nous allons : ils font partie de notre conscience historique.

 

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Bossuet procède de telle façon : il se méfie de la science « nouvelle », des « nouveautés » et n’a confiance que dans la tradition et les vieilleries religieuses.

La philosophie d’aujourd’hui ne se réfère qu’à la dernière étape de la science moderne.

 

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Un dieu qui fait tout par la seule parole : un mot de lui, et il crée la chose. Rien de plus étranger à la classe laborieuse et de plus commun à la classe exploiteuse que ce dieu-là. L’esclave, le serf et le prolétaire créent toutes les richesses et pour ce faire, ils dépensent beaucoup de labeur. Le maître d’esclaves, le propriétaire foncier et le bourgeois accaparent toutes les richesses et nient le rôle fondamental et premier de la classe laborieuse ; ils commandent et on leur obéit. Alors ils finissent par croire à la toute puissance de leurs paroles qui, pour ainsi dire, créent la chose. Ils nient l’intermédiaire entre leur parole et la chose et s’imaginent, tels des dieux, qu’il leur suffit de vouloir pour créer et maintenir un monde à leur image.

 

 

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