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blog de réflexion sociale

Antisémitisme et sionisme : axes de la barbarie !

 Pour les mêmes raisons, on peut être à la fois en lutte contre l’antisémitisme et le sionisme, sous réserve d’avoir une définition claire et cohérente de ces deux notions.

D’abord l’antisémitisme : c’est un racisme contre une personne de religion juive, parce que juive. Le cas le plus connu, c’est l’extermination des juifs par le régime nazi : ceci a été décrit parfaitement dans les œuvres de Primo Lévi, notamment dans son livre « Si c’est un homme ». A noter que cette doctrine a déjà tué deux fois en France, à Paris et à Toulouse, au XXI° siècle.

Depuis l’affaire Dreyfus, il est connu qu’un courant antisémite parcourt la société française. Aujourd’hui, ce courant est cristallisé par Dieudonné : plus qu’un humoriste, celui-ci est un militant politique d’extrême-droite, en particulier du front national. Laisser ses idées prospérer, idées à la fois pogromiste et meurtrières, c’est aller tout droit vers un second holocauste, celui du XXI° siècle.

Par exemple, en refusant de lutter contre la crise et pour l’emploi, la classe politique française dans son ensemble, et en particulier le parti socialiste qui est aux manettes, laisse un boulevard aux idées d’extrême droite. Déjà, dans les années 1930, social-démocratie et fascisme étaient des « frères jumeaux », se nourrissant l’un l’autre. Il n’y a qu’une seule alternative : socialisme ou barbarie. Et il faut se préparer à une lutte de longue haleine pour détruire le fascisme. Une seule race : la race humaine.

L’interdiction du spectacle de Dieudonné est une première victoire, d’un combat qui ne fait que commencer, et qui sera de longue haleine : racisme, fascisme, assassins !

Quant au sionisme, c’est une théorie de l’Etat défendue par certains Israéliens, hier comme aujourd’hui, qui repose sur la Bible et la religion juive. La Palestine serait destinée au peuple juif en tant que tel, « peuple élu ». Ce mouvement, qui vise la constitution en Palestine, d’un Etat juif autonome, vise, depuis la fondation de l’Etat d’Israël, en 1948, à regrouper un nombre croissant de personnes juives dans cet Etat. La théorie repose sur le livre de Theodor Herzl, L’Etat juif (1896). .

La lutte contre le sionisme est menée d’abord par le peuple israélien et le peuple palestinien, Mais on a le droit d’être solidaire avec cette lutte.

Il s’agit de combattre les exactions d’un Etat, dont le colonialisme est l’un des aspects (les colonies, les vols de terre, le mur,…). Aujourd’hui c’est un Etat impérialiste, qui sert les intérêts notamment des Etats-Unis (défense des intérêts, dont le pétrole,…).  L’objectif de cette lutte antisioniste est d’instaurer un Etat laïc, Démocratique, et pourquoi pas socialiste, qui donne les mêmes droits et les mêmes devoirs à tous les habitants, qu’ils soient sans religion, de religion chrétienne, juive, ou musulmane. Là aussi, l’alternative est : soit un Etat sioniste, soit un Etat socialiste. Soit la mise en œuvre d’une solution qui prépare la prochaine guerre, soit la mise en œuvre d’une solution qui donne sa chance à la paix.

Pour éviter de mélanger les notions d’antisémitisme et d’antisionisme, l'Association France-Palestine Solidarité a publié un communiqué intitulé « Dieudonné, l’imposteur raciste, n’est pas l’ami du peuple palestinien », le 3 janvier 2014, où il est clairement expliqué que :

« Dieu­donné n’est pas un simple humoriste, c’est avant tout un militant poli­tique d’extrême-droite. Et il y a une spé­ci­ficité. Avec une forme d’expression par­ti­cu­lière (humour), un voca­bu­laire pseudo-​​révolutionnaire (anti­système), et une cible du style fas­ciste des années 30 (le complot du "pouvoir juif mondial", de la finance mon­diale, de l’axe Israël-​​USA …), Dieu­donné attire cer­taines caté­gories, par­ti­cu­lièrement dans la jeu­nesse, que le Front national serait inca­pable de mobi­liser.

C’est le cas par exemple quand il fait applaudir le néga­tion­niste Robert Fau­risson par 5.000 per­sonnes au Zenith en 2008. C’est le cas aussi quand il inter­viewe Serge Ayoub, alias Batskin, le chef de l’organisation d’extrême-droite JNR, Jeu­nesses natio­na­listes révo­lu­tion­naires, dis­soute après la mort de Clément Méric. La vidéo se conclut par une poignée de main entre ces deux hommes et une décla­ration « On repré­sente la France d’en bas … on a le même ennemi, c’est une évidence ».

C’est le cas aussi quand il prétend défendre les Pales­ti­niens en déve­loppant des thèses racistes et anti­sé­mites sous le couvert de l’antisionisme. Il détourne ainsi au profit de l’extrême-droite le juste sen­timent d’exaspération face à l’amalgame fait par les sou­tiens de la poli­tique israé­lienne entre anti­sio­nisme et anti­sé­mi­tisme. Il donne prise à tous ceux qui se com­plaisent dans une dénon­ciation sélective des diverses formes de racisme. Il fait le jeu d’Israël et de tous ses sou­tiens qui cherchent à dis­cré­diter voire cri­mi­na­liser toute forme de contes­tation de la poli­tique israé­lienne.. »

En conséquence, l’antisémitisme est une ségrégation à l’égard d’une personne parce qu’elle est juive. Le sionisme est une ségrégation contre une personne parce qu’elle n’est pas juive, dans le cadre d’un Etat juif. Ce sont donc deux conceptions (délits et crimes) à combattre au nom des mêmes valeurs de laïcité et de fraternité universelle.

 

 

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