• « Toi, tu es Cela » (Cinquième partie)

    Si l’on applique les éléments de la science à la franc-maçonnerie, on doit s’interroger : « D’ou parlent les francs-maçons ? ». Sont-ce des membres de la classe moyenne, en cours de déclassement ?

    Les limites du REAA : il pose des questions : « D’où viens-je ? Qui suis-je ? Où vais-je ? Où suis-je ? ». Mais il n’apporte pas de réponses. Il n’est pas possible d’apporter des réponses, car les réponses relèvent du réel, du vécu, et non du dire. Comme le dit Lao tseu : « Ce qui se dit, ce qui se nomme, n’est pas le Tao ».

    C’est pourquoi les réponses des francs-maçons, selon les périodes sont différentes. (1789-1794 ; 1871 ; 1940-1945).

    Une fois monté au sommet de la montagne, et descendu au fond du puits, il s’agit de retourner à la surface, sur le plan humain et terrestre pour participer à la vie de l’humanité. De ce point de vue, les francs-maçons ont toujours été au service des plus humbles, des « veuves et des orphelins », afin de promouvoir la plus grande liberté, la plus grande égalité et la plus grande fraternité. Même si leur origine est plutôt de faire partie de la classe privilégiée (aristocratie au XVIII° siècle, bourgeoisie aux XIX° et XX° siècles), les loges et les francs-maçons mûrs n’ont pas hésité à trahir leur classe d’origine, afin de rester fidèle à leur idéal maçonnique : révolutionnaires, de 1789 à 1794, communards en 1871, résistants en 1940-1945. Aujourd’hui, en France, le combat continue : « Socialisme ou barbarie » !

     

    « Toi, tu es Cela » (Cinquième partie)

     

    7. Oublier/se ressouvenir. Voir/Entendre. Donner/recevoir.

    A-LETHEIA : le non-oubli, s'il est entendu que LETHE c'est l'oubli. Et que faut-il ne pas oublier? Que tous nos savoirs sont relatifs et précaires. Qu'au delà de nos représentations, ou en deçà, c'est le réel en lui-même qui devrait être notre souci. Alètheia : ouverture, accueil de la conscience réformée à l'acuité du réel. Voilà un début de définition, et qui n'est pas du semblant.

    Et puis ceci encore : ALE : la danse. THEIA : divine. Divine danse des Bacchantes enivrées de vin, de musique, de danses extatiques en l'honneur de leur dieu, Dionysos, symbole inépuisable de la fécondité, de la nature ensauvagée, père du théâtre tragique, poète et musicien.

    Dans le même mouvement d'enthousiasme le Logos rationnel et le Logos poétique s'enlacent pour les noces de la nature et de la connaissance.

    Carte 21 du Tarot : Le Monde. 21, fin d’un cycle.

    Le troisième œil représente la vision spirituelle. Ce troisième œil permet d’accéder à la Gnose ou Connaissance fondamentale, la Lumière primordiale, la conscience universelle, l’étincelle divine qu’il y a en chacun. Le troisième œil renvoie au milieu du front, à la glande pinéale et à la glande pituitaire, qui serait le reste d’un œil ayant à voir avec l’intuition.

    Outre la tradition hindouiste, ce troisième œil rappelle :

    • La tradition égyptienne : c’est l’œil d’Horus, l’œil qui voit tout, omniscient ;
    • La tradition de l’Ancien Testament : c’est l’œil de la conscience, qui suit Caïn partout, y compris au fond de la plus profonde des cavernes ;
    • La tradition grecque : c’est l’œil unique au milieu du front du Cyclope ;
    • La tradition chrétienne : l’oeil au centre du triangle représente Dieu en trois personnes ;
    • La tradition maçonnique : La lune, œil droit, qui représente le second surveillant et la colonne des apprentis ; le soleil, œil gauche, qui représente le premier surveillant et la colonne des compagnons ; et le troisième œil, l’œil qui rayonne au centre du triangle, qui représente le vénérable maître.

     

    3) Deuxième dessin : Maçon mûr et maçon non mûr :

    Pierre brute, qui renferme la pierre cubique.

    I° partie : Le maçon mûr, qui atteint la cible.

    II : le maçon mûr qui frôle la cible.

    III : le maçon non mûr : c’est un travail superficiel, en surface. Création d’un Super-ego.

    I et II sont la vérité du monde maçonnique.

    III est le monde de l’erreur et de l’illusion. Le monde du faux semblant.

    « Toi, tu es Cela » (Cinquième partie)

      

      

      

      

      

      

      

      

      

      

      

      

      

      

      

      

      

      

      

      

      

      

      

      

      

      

      

      

      

      

      

      

      

    4) MISSION DE LA FRANC-MAÇONNERIE AU XXI° SIECLE :

    Si l’on applique les éléments de la science à la franc-maçonnerie, on doit s’interroger : « D’ou parlent les francs-maçons ? ». Sont-ce des membres de la classe moyenne, en cours de déclassement ?

    Les limites du REAA : il pose des questions : « D’où viens-je ? Qui suis-je ? Où vais-je ? Où suis-je ? ». Mais il n’apporte pas de réponses. Il n’est pas possible d’apporter des réponses, car les réponses relèvent du réel, du vécu, et non du dire. Comme le dit Lao tseu : « Ce qui se dit, ce qui se nomme, n’est pas le Tao ».

    C’est pourquoi les réponses des francs-maçons, selon les périodes sont différentes. (1789-1794 ; 1871 ; 1940-1945).

    Une fois monté au sommet de la montagne, et descendu au fond du puits, il s’agit de retourner à la surface, sur le plan humain et terrestre pour participer à la vie de l’humanité. De ce point de vue, les francs-maçons ont toujours été au service des plus humbles, des « veuves et des orphelins », afin de promouvoir la plus grande liberté, la plus grande égalité et la plus grande fraternité. Même si leur origine est plutôt de faire partie de la classe privilégiée (aristocratie au XVIII° siècle, bourgeoisie aux XIX° et XX° siècles), les loges et les francs-maçons mûrs n’ont pas hésité à trahir leur classe d’origine, afin de rester fidèle à leur idéal maçonnique : révolutionnaires, de 1789 à 1794, communards en 1871, résistants en 1940-1945. Aujourd’hui, en France, le combat continue : « Socialisme ou barbarie » !

    Démocratie et aspect initiatique. La démocratie est non seulement conciliable avec l’aspect initiatique de la franc-maçonnerie, mais bien plus, la franc-maçonnerie ne peut se concevoir sans la démocratie.

     

    TROISIEME PARTIE : LA CARTE XXI DU TAROT : LE MONDE

    La cible qu’il faut viser et atteindre, c’est la Vérité, et ainsi obtenir la Joie de surcroît. La pratique est le critère de vérité.

     

    Première partie : philosophie. Deuxième partie : science.

    Carte 21 le Monde du tarot : 21 est la fin d’un cycle.

    Le Monde, ensemble de ce qui est manifesté, est un tourbillonnement, une danse perpétuelle où rien ne s’arrête ; tout y tourne sans discontinuer, car le mouvement est le générateur des choses. Ceci rappelle la danse de Krishna : lorsqu’il danse, le monde est en mouvement. La fin de la danse est aussi la fin d’un monde.

    L’ordre succède au chaos. Le Grand Œuvre est achevé. Le Temple est construit. C’est la Victoire : les Lieux saints sont investis. Rien n’y manque.

    Après ce cycle, commence un autre cycle.

    Empédocle : les quatre cycles. Premier cycle : c’est le chaos, la lutte entre les quatre éléments, qui sont mélangés. Deuxième cycle : l’Amour met de l’ordre, et organise le monde. Troisième cycle : c’est à nouveau le chaos, la Haine domine. Il y a donc une domination alternative entre l’Amour et la Haine. C’est la fin d’un monde, d’un cycle, et la création d’un nouveau monde.

    La vérité n’est pas une, et n’est en tout cas jamais accessible dans sa totalité à l’esprit humain.

    L’objectif est de comprendre la place de l’homme dans l’univers.

    A la fois vivre comme si je devais mourir demain, mais aussi vivre comme si j’étais éternel. Tout est dans le « comme si », l’autre alternative étant de « vivre comme si je devais mourir » : cette perspective rend impossible toute réalisation à long terme (cathédrale, pyramide,…°.

    « Lorsqu’il traça un cercle à la surface de l’abîme

    J’étais à l’œuvre au près de Lui.

    Et je faisais tous les jours ses délices.

    Jouant sans cesse en sa présence,

    Jouant sur le globe de la terre,

    Et trouvant mon bonheur parmi les fils de l’homme. »

    (Proverbes, VIII, 27-31).

    La forme de la couronne rappelle l’œuf philosophale, qui signifie l’œuf Cosmique, et aussi le récipient dans lequel on place la Materia Prima.

    C’est une femme nue dansant à l’intérieur d’une guirlande, tenant une baguette dans la main gauche et un philtre dans la main droite. Elle porte une écharpe jetée négligemment sur son épaule. Dans les quatre angles de la lame, on voit : l’Ange et l’Aigle en haut, le Taureau et le Lion en bas.

    • L’Ange, ou l’Homme : L’air, Matthieu, Savoir.
    • L’Aigle : le feu, Jean, Vouloir.
    • Le Taureau, ou le œuf : la terre, Luc, Se Taire.
    • Le Lion : l’eau, Marc, Oser.

    Le monde est une œuvre d’art. Le monde doit être appréhendé artistiquement plutôt qu’intellectuellement. La vie est joie. La joie est l’accord des rythmes.

    Le philtre est le philtre créateur de l’illusion dans tous les plans de la nature car l’homme peut avoir aussi bien l’illusion de l’amour que de la spiritualité. Le philtre est à l’opposé de la baguette, dans ce sens que l’illusion créée par l’homme peut lui donner une royauté éphémère.

    Le Monde a un double sens : il enseigne que la joie, c’est-à-dire l’accord des rythmes, est au fond de la création, et il avertit en même temps du danger de chercher la joie créatrice au lieu de la vérité créatrice. Car celui qui cherche d’abord la joie créatrice puisera au philtre la potion enivrante d’illusion de la sphère du mirage, tandis que celui qui cherche d’abord la vérité créatrice, non seulement la trouvera par l’effort sobre de l’élévation verticale, mais participera encore activement à l’accord des rythmes, c’est-à-dire se mettra verticalement en, contact avec la sphère des saints, en traversant imperturbablement la sphère du mirage.

    Le monde est une œuvre d’art. Il est animé par la joie créatrice. La sagesse qu’il révèle est la sagesse joyeuse, celle de l’élan créateur artistique.

    Heureux celui qui cherche d’abord la sagesse, car il la trouvera joyeuse ! Malheur à celui qui cherche d’abord la joie de la sagesse joyeuse, car il sera la promis de l’illusion !

    Cherchez premièrement la sagesse créatrice du monde, et la joie de la créativité vous sera donnée par surcroît !

    L’existence humaine est la coordination de l’absolu et du relatif, du « cela » et du « toi », dans « Toi, tu es cela ! ». La connaissance véritable est la réalisation de cette relation.

    Une petite fable : un jour je me promenais sur le sable d’une plage. Comme le Soi m’avais promis qu’il m’accompagnait partout, dans une foi enfantine et naïve, je me suis retourné, et j’ai regardé derrière moi : je pensais voir une deuxième trace de pas, à côté de mes propres pas, non encore effacé par la mer. Cela a été un rude coup, et ce fut le début d’une nuit obscure. Une nuit, cependant, le Soi m’est apparu, et m’a dit : « J’étais là, mais tu ne voyais qu’une seule trace de pas, parce que je te portais. Toi tu es Cela. « Tat Twam Assi ».

     

     

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