• STOP AU HARCELEMENT MORAL ! (Partie 7)

    La priorité des audits devra concerner des études de chaînes financières pouvant apporter des économies immédiates, ou détecter des trésoreries dormantes.

    STOP AU HARCELEMENT MORAL ! (Partie 7)

     

    Le directeur des finances a adressé au cabinet le rapport suivant :

    «Séminaire des élus le 11 janvier 2011.

    Les quatre dossiers prioritaires pour le Pôle gestion financière et audit en 2011 :

    1) Le Budget 2011 :

    C’est le dernier budget avant la fin de la mandature. Si le budget 2011 est soumis à de fortes contraintes, tant en raison du contexte général de crise économique, sociale et financière, d’une part, et d’une volonté du gouvernement de faire supporter par les collectivités locales, dont les départements, notamment le poids de son propre déficit, cet aspect ne doit pas être l’arbre qui cache la forêt. En effet, le conseil général de l’Isare doit de son côté démontrer à deux niveaux, qu’il met tout en œuvre pour préserver l’outil départemental, en maîtrisant les dépenses de fonctionnement et d’investissement. Ainsi, si l’évolution plus rapide des dépenses de fonctionnement que des recettes de fonctionnement contribue à exaspérer l’effet ciseau, impliquant un budget qui ne sera peut-être plus dans un équilibre satisfaisant dès 2013, il convient non pas d’accélérer ce processus par un laisser faire et un laxisme de la dépense en laissant le robinet ouvert, mais au contraire, dans la mesure des possibilités, de limiter les dégâts par tous moyens, ceci aux deux niveaux suivants :

    Préparation budgétaire et débat d’orientation budgétaire : limiter la dépense (+ 3,5 % pour les dépenses de personnel, le taux d’inflation pour les moyens de travail, même montant qu’en 2010 pour les dépenses de subventions et de participations).

    Tout au long de l’année 2011 : maîtrise du flux de la dépense, notamment des dépenses de l’action sociale (pas d’ouverture de nouveaux équipements en 2011, sans économies par ailleurs, mise en place de tableaux de bord ; limitation des dépenses par les chefs de service).

    2) La maîtrise de la dette

    Jusqu’à présent, le conseil général a su maîtriser sa dette, mais un dérapage peut être rapidement catastrophique. Il est donc nécessaire à la fois :

    De continuer la gestion active de la dette (renégociation d’un emprunt DEXIA par exemple,…)

    De contenir les inscriptions d’autorisations de programme et de crédits de paiement en se recentrant sur les priorités du conseil général (routes, collèges, bâtiments départementaux,…) et donc essentiellement un bon entretien du patrimoine de la collectivité afin de préserver l’avenir). Le niveau d’investissement doit être maintenu au niveau du possible, repoussant au plus loin l’effet ciseau (réalisation, c’est-à-dire, mandatement annuel effectif sur les comptes de travaux, immobilisations et subventions pour investissements réalisés par des tiers à un montant compris entre 130 à 150 millions d’euros, soit un maximum annuel de 100 millions d’emprunts au cours des exercices 2011 à 2013).

    3) La dématérialisation et la modernisation de la gestion comptable

    En concertation avec le partenaire naturel du service des finances que sont la Trésorerie générale et la paierie départementale mettre en œuvre les diverses dispositions contenues dans la convention de service comptable et financier (CSCF), dont la dématérialisation des titres de recettes (en 2011) et des mandats de paiement (en 2013). Cela comporte notamment la dématérialisation des diverses pièces comptables et des marchés publics.

    La mise en place des diverses dispositions devrait conduire à une rationalisation et une mécanisation plus grande du travail, à des gains de productivité et donc à une économie en matière de dépenses du personnel pour l’ensemble des services du conseil général.

    4) La réalisation du contrôle de gestion et d’audits :

    Une liste d’audits à réaliser tant en interne sur les services du conseil général, qu’en externe sur les structures agissant soit pour le compte du conseil général, soit en ses lieux et places, est soumise au président pour validation.

    La priorité des audits devra concerner des études de chaînes financières pouvant apporter des économies immédiates, ou détecter des trésoreries dormantes.

    Mais attention, pour atteindre ces quatre objectifs, l’élément clé est de disposer d’un service des finances comprenant des agents compétents, professionnels et motivés.

    Le point clé pour réaliser ces objectifs est a minima, de disposer d’un service des finances en état de marche quant à la qualification des agents et leur professionnalisme. Or quel est le bilan que l’on peut objectivement établir au moins depuis août dernier ?

    C’est une véritable déconstruction et déstabilisation du service des finances, malgré l’ampleur des tâches à réaliser.

    Service du budget : perte de la mémoire, par le déplacement du chef de service et le recrutement tardif d’un chef de service adjoint, demande d’au moins deux autres agents de quitter le service.

    Service de la gestion financière : déstabilisation du chef de service, manque de moyens en personnel, notamment en ce qui concerne la gestion de la dette, mutation de personnel sans remplacement immédiat.

    Service contrôle de gestion et audit : en un mois, départ demandé de deux agents ainsi que du troisième (qui souhaite intégrer le service du personnel). Comment vont être remplacés le savoir-faire et l’expérience acquise, du jour au lendemain, pour réussir les objectifs fixés ci-dessus, notamment en ce qui concerne les études et audits ?

     

    Si rien ne s’oppose aux mutations d’agents, le problème est : pourquoi maintenant, et sans remplacer les agents mutés par des agents de même valeur et expérimentés ?

    Il ne faut pas négliger la technicité du domaine des finances (fiscalité, emprunts,…). Ce ne sont pas des domaines où l’on peut faire place à l’improvisation, et il est nécessaire d’avoir des agents expérimentés, ayant travaillé au moins une année sur les questions financières. Ainsi, si rien ne s’oppose à l’intégration au service des finances d’un ou deux agents du laboratoire départemental, pourquoi ne pas renouveler l’embauche d’un agent compétent et formé en matière de gestion des subventions ? (Cet agent maîtrise le logiciel GAD). Les agents du laboratoire ne pourront pas suppléer instantanément la technicité non renouvelée, et seront en doublon au moins six mois à une année.

    Mon remplacement est prévu le 1° février 2011 par un nouveau chef de Pôle gestion financière et audit. Cependant si j’ai effectivement postulé pour la fonction de directeur des services financiers du conseil général de l’Isare en janvier 2010, je n’ai obtenu aucune réponse et c’est le Cabinet de recrutement Profess qui a relancé ma candidature en mai 2010, par défaut d’un autre candidat. Ce cabinet était parfaitement et totalement informé, depuis au moins dix années sur mon profil et mes capacités professionnelles. Ce recrutement a conduit à la fois à déstabiliser les services des finances de la ville de Mont et du conseil général de l’Isare, en créant l’insécurité, la désorganisation et l’impermanence à la tête du service des finances de ces deux structures. Il ne fallait donc pas relancer ma candidature, ce qui constitue à mon avis une erreur de management. Cependant j’estime avoir rempli depuis le 10 août 2010 ma part de contrat, y compris concernant l’organisation financière du voyage de la délégation du conseil général au Liban. Je demande donc que mon remplacement dès le 1° février 2011 soit effectué en respectant la dignité de chacun. »

     

     

    « STOP AU HARCELEMENT MORAL ! (Partie 6)STOP AU HARCELEMENT MORAL ! (Partie 8) »
    Partager via Gmail Yahoo! Google Bookmarks

    Tags Tags : , , , ,
  • Commentaires

    Aucun commentaire pour le moment

    Suivre le flux RSS des commentaires


    Ajouter un commentaire

    Nom / Pseudo :

    E-mail (facultatif) :

    Site Web (facultatif) :

    Commentaire :