• SOCIALISME OU BARBARIE : LE MONDE A VENIR (Partie 33)

            L’avant-garde :

     

    Ce sont les éléments avancés du prolétariat. C’est le « prolétariat révolutionnaire socialiste », celui qui a une conception du mode conséquente. C’est le prolétariat le plus « éduqué » par la société capitaliste et la grande industrie moderne, et il est porteur de la théorie révolutionnaire marxiste. C’est parmi cette couche du prolétariat que se recrutent essentiellement les véritables dirigeants prolétariens ; non pas que quelqu’un les ait désignés à ce rôle, mais ils sont désignés par leur courage et leur dévouement à la classe ouvrière tout entière. Cette avant-garde constitue en partie le Parti communiste marxiste-léniniste.

     

     

     

    SOCIALISME OU BARBARIE : LE MONDE A VENIR (Partie 33)

     

    ·                    Le lumpenprolétariat :

     

    Nous trouvons en dessous des larges masses du prolétariat, le lumpenprolétariat, que l’on appelle encore dans nos pays civilisés, le « quart-monde ». En général, ce sont des éléments déclassés, qui vivent dans des conditions de misère (bidonville). Mais tout mouvement socialiste se doit de militer dans ce milieu, se lier à lui pour amener le maximum d’éléments sur des positions communistes. Cependant c’est dans ce milieu que la bourgeoisie recrute les éléments terroristes, fascistes et provocateurs :

    « La racaille en haillons, cette pourriture inerte des couches les plus bases de l’ancienne société, peut se trouver parfois, d’un sursaut brusque, entraînée dans une révolution prolétarienne. Cependant ses conditions la feraient incliner à se laisser acheter pour favoriser des manœuvres réactionnaires. » (153)

     

    ·                    L’avant-garde :

     

    Ce sont les éléments avancés du prolétariat. C’est le « prolétariat révolutionnaire socialiste », celui qui a une conception du mode conséquente. C’est le prolétariat le plus « éduqué » par la société capitaliste et la grande industrie moderne, et il est porteur de la théorie révolutionnaire marxiste. C’est parmi cette couche du prolétariat que se recrutent essentiellement les véritables dirigeants prolétariens ; non pas que quelqu’un les ait désignés à ce rôle, mais ils sont désignés par leur courage et leur dévouement à la classe ouvrière tout entière. Cette avant-garde constitue en partie le Parti communiste marxiste-léniniste.

     

    ·                    Les éléments arriérés :

     

    Ce sont les éléments les plus hésitants du prolétariat, qui oscillent sans cesse entre le prolétariat et la bourgeoisie.

     

    ·                    Le centre :

     

    Le centre est formé par l’immense masse du prolétariat, aussi bien les travailleurs des usines que les ouvriers agricoles.

     

    Ce qui est primordial pour un parti communiste, c’est d’être indissociablement lié à la masse ouvrière, de savoir y faire une propagande constante, de participer à chaque grève, de faire écho à chaque revendication de masses. Il s’agit de faire progresser sans cesse le mouvement socialiste et le mouvement ouvrier en général vers le but qu’est la révolution prolétarienne, en tirant à soi la masse prolétarienne sans jamais rompre avec les éléments arriérés. Cette progression doit se faire simultanément du point de vue politique, idéologique et organisationnel.

     

    LE RÔLE DU PROLETARIAT

     

    Le rôle du prolétariat est de renverser la société bourgeoise et d’édifier le socialisme. La classe ouvrière a sans doute une conscience idéologique ; mais en même temps, elle présente les caractères objectifs qui la disposent déjà à être le sujet du socialisme scientifique. Le prolétariat s’instruit et s’éduque en menant sa lutte de classe ; peu à peu il s’affranchit des préjugés de la société bourgeoise et il acquiert une cohésion de plus en plus grande. Ainsi la fabrique apporte au prolétariat une discipline du travail et l’organise :

    « Le capital qui bat la petite production conduit à augmenter la productivité du travail et à créer une situation de monopole pour les associations de gros capitalistes. La production elle-même devient de plus en plus sociale : des centaines de milliers et des millions d’ouvriers sont réunis dans un organisme économique coordonné, tandis qu’une poignée de capitalistes s’approprient le produit du travail commun. » (154)

    La force du prolétariat est infiniment plus grande que ce qu’il représente comme pourcentage par rapport à la population totale : ceci est dû au fait de la structure économique même de la société capitaliste et à la place qu’occupe la classe ouvrière dans cette société :

    « Tout en augmentant la dépendance des ouvriers envers le capital, le régime capitaliste crée la grande puissance du travail unifié. » (155)

    Il apparaît que la classe ouvrière est le sujet de l’histoire, qu’elle a un rôle dirigeant : c’est-à-dire le prolétariat est la seule classe porteuse des intérêts généraux de la société entière capable de réaliser ces intérêts. La classe ouvrière ne pourra jouer réellement son rôle dirigeant que si elle s’affirme et se comporte comme l’avant-garde de tous les travailleurs et de tous les exploités, comme leur guide dans la lutte pour renverser les exploiteurs et édifier le socialisme. Pour permettre au prolétariat d’exercer comme il se doit, avec succès, son rôle d’organisateur (qui est son rôle principal), il faut d’abord forger son arme : le parti politique prolétarien.

    Ce parti communiste doit faire régner dans son sein une centralisation et une discipline rigoureuse :

    « La victoire sur le capitalisme exige de justes rapports entre le parti communiste dirigeant, la classe révolutionnaire, c’est-à-dire le prolétariat, et la masse, c’est-à-dire l’ensemble des travailleurs et des exploités. Seul le parti communiste, s’il est effectivement l’avant-garde de la classe révolutionnaire, s’il compte dans ses rangs les meilleurs représentants de cette classe, s’il est composé de communistes pleinement conscients et dévoués, instruits et trempés par l’expérience d’une lutte révolutionnaire opiniâtre, si ce parti a su se lier indissolublement à toute la vie de sa classe et, par elle, à toute la masse des exploités et inspirer à cette classe et à cette masse une confiance absolue, -- seul un tel parti est capable de diriger le prolétariat dans la lutte finale la plus résolue et la plus implacable contre toutes les forces du capitalisme. » (156)

     

    LE PROLETARIAT, SEULE CLASSE REVOLUTIONNAIRE JUSQU ’ AU BOUT

     

    Il existe d’autres classes sociales et couches sociales dans le processus social capitaliste, outre le prolétariat et la bourgeoisie capitaliste : ce sont essentiellement les classes moyennes. Certaines de ces classes sont héritées du moyen age, d’autres prennent naissance sur le sol de la nouvelle formation sociale capitaliste. Cependant, c’est principalement, mais non pas seulement, l’évolution de la contradiction fondamentale entre le prolétariat et la bourgeoisie capitaliste, entre le Travail et le Capital, qui fait que l’unité constituée par la formation sociale capitaliste se développe, se transforme et change. C’est-à-dire il y a action des deux termes irréductibles de la contradiction l’un sur l’autre, du prolétariat sur la bourgeoisie et de la bourgeoisie sur le prolétariat, action qui se manifeste par des luttes plus ou moins aiguës. Cette contradiction n’est devenue ouvertement irréconciliable qu’après la transformation de la bourgeoisie en classe dominante, c’est-à-dire en France, après la Révolution de 1789.

    Cette contradiction est la seule qui peut, et doit, aboutir à la destruction complète de la société bourgeoise et à l’édification de la société socialiste. En ce sens le prolétariat est la seule classe qui soit en lutte pour le tout (pour le pouvoir politique), la seule classe qui soit révolutionnaire jusqu’au bout, la seule classe socialiste de façon cohérente,

    ·                    Par sa situation économique : le capitalisme a dénudé chaque élément du prolétariat, et chaque élément du prolétariat doit vendre au capitaliste sa force de travail pour subsister ; le prolétaire ne tient par rien au système, mais au contraire il aspire à abolir tous les privilèges de classe et donc à abolir les classes elles-mêmes. D’un autre côté, le capitalisme a organisé la classe ouvrière en travailleur collectif, producteur de toutes les richesses de la société.

    ·                    Par sa situation idéologique : le socialisme scientifique, fondé par Marx et Engels, appliqué et développé par Lénine et Staline en Union Soviétique, construit sur la base de la spontanéité créatrice des masses – spontanéité que dépasse un bond qualitatif – mais qui ne renonce jamais à la spontanéité créatrice comme fondement de son mouvement, le socialisme scientifique apporte à la classe ouvrière une conscience pleine de ce qui l’opprime, et de la façon de s’en sortir.

    ·                    Par sa situation politique : d’une part le prolétariat mène une lutte pour satisfaire ses besoins économiques immédiats, améliorer sa situation matérielle, d’où exigence d’une organisation. D’autre part, le socialisme scientifique aide au développement et à l’organisation du mouvement ouvrier, et transforme la lutte isolée, « révoltes » ou grèves – tentatives dépourvues de toute idée directrice – en une lutte cohérente qui devient une guerre de classe, guerre de toute la classe ouvrière contre le régime bourgeois, et visant à détruire le régime social fondé sur l’oppression du travailleur.

    « Cette situation de l’ouvrier d’usine, dans le système général des rapports capitalistes, fait qu-il est seul à lutter pour l’émancipation de la classe (travailleuse) parce que seul le stade supérieur du capitalisme, la grande industrie mécanique, crée les conditions matérielles et les forces sociales nécessaires pour cette lutte. Partout ailleurs, là où les formes de développement du capitalisme sont inférieures, ces conditions font défaut. » (157)

     

     

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