• Référendum lorrain pour la gare de Vandières : « Elections, piège à cons »

    C’est pourquoi, le temps présent, ce n’est pas de perdre son temps dans des débats électoraux sans importance : Abstention révolutionnaire ! Combattons pour le travail pour tous, le pain pour tous, le logement digne pour tous, et la démocratie populaire !

    Référendum lorrain pour la gare de Vandières : « Elections, piège à cons »

     

    Comme le disait Coluche, si les élections changeaient quelque chose, il y a longtemps qu’on les aurait supprimées.

    Le conseil régional de Lorraine organise le 1° février une consultation électorale concernant la construction de la gare TGV-TER d’interconnexion de Vandières (Meurthe-et-Moselle. A la question : « :«La gare d’interconnexion TGV-TER de Vandières, dont la construction a été reconnue d’utilité publique en 2011 par décret, peut être réalisée sans être supportée par une contribution nouvelle des collectivités publiques. Compte tenu de cette possibilité sur le plan financier, pensez-vous que le Conseil régional de Lorraine puisse s’engager dans sa réalisation et dans la transformation de Louvigny en gare de fret TGV ?», il faut répondre par « oui » ou par »non ».

    Que penser de ce scrutin ?

    Il s’agit de remplacer une gare existante, se trouvant à environ trente kilomètres, à Louvigny (en Moselle), par la gare de Vandières (Meurthe-et-Moselle). Mais :

    • Le processus administratif et réglementaire de la gare de Vandières est terminé depuis 2011, et donc, la gare pourra se faire, quel que soit le résultat du vote de dimanche prochain ;
    • 23 millions d’euros ont déjà été investis pour la gare de Vandières ;
    • Il reste à investir 120 millions d’euros pour réaliser la gare de Vandières, auxquels s’ajouteront au moins 90 millions d’euros pour réaliser toutes les infrastructures qui mèneront à la gare, les parkings,… C’est un coût pharaonique par rapport au nombre des usagers ;
    • La consultation elle-même coûtera au moins 300 000 € au contribuable ;
    • La SNCF devient un transport pour les élites, les pauvres étant destinés, soit à ne pas s e déplacer, soit à prendre las autobus ;
    • Enfin, comme d’habitude, il y a toutes les parties tenues secrètes du dossier, comme les ententes avec les consortiums du bâtiment, les valorisations immobilières que déclenchera l’arrivée du <TGV, etc. On ne nous dit pas tout.

    Les grands pontifes politiques locaux et nationaux sont divisés sur le projet. Sur le fond, il s’agit, comme d’habitude de faire trancher le suffrage populaire sur un projet qui divise plusieurs fractions de la bourgeoisie, sans que le peuple n’ait son mot à dire sur le fond du dossier. Dans ce cas, la seule attitude est : l’abstention.

    On peut rapprocher cette consultation de trois éléments d’actualité :

    1)      Roland Dumas avoue avoir fermé les yeux, en tant que président du conseil constitutionnel, sur le fait que cette institution judiciaire suprême n’aurait pas du valider les comptes de campagne de Jacques Chirac et d’Edouard Balladur. Démonstration est donc faite que les élections sont manipulées, et que, sous le contrôle de la bourgeoisie, voter ne sert qu’à départager divers clans de la même clase sociale, la bourgeoisie.

    Pour rappel, lors du premier tour des élections présidentielles de 2012, François Hollande a obtenu 10 272 705 voix, sur un total de 46 028 542 inscrits sur la liste électorale, soit 22,3 % des voix exprimées. Au second tour, il a obtenu 18 000 668 voix, sur un total de 46 66 307 inscrits, soit 39,08 % des voix exprimées. Il représente donc au mieux 4 électeurs sur 10, et même directement 2 français sur 10 qui l’ont « choisi » directement !

    2)    De nombreux députés utilisent leurs indemnités pour s’enrichir et investir dans l’immobilier : c’est dire que tous ces élus ne servent à rien.

    Pour rappel, lors des élections législatives de 2012, seuls 23 029 308 électeurs se sont exprimés, sur un total de 43 233 648, soit 53,3 %. Les 577 députés ont donc été élus par un français sur deux. On peut dire que la chambre des députés ne représente qu’une demi-France !

    3)    La victoire de Syriza aux élections parlementaires grecques est présentée comme la victoire de la « gauche radicale » : Si le peuple grec ne se réveille pas pour prendre en main sa destinée, les lendemains seront difficile pour lui. En effet, Syriza applique une politique réformiste, qui correspond à celle de François Mitterrand en 1981. Ce groupement va contribuer à moderniser le capitalisme, et non pas à rompre avec celui-ci.

    Tous les élus, y compris le président et les députés, sont les représentants de la classe bourgeoise. Ils représentent notamment les actionnaires des grandes entreprises, catégorie sociale similaire, quant à sa fonction, aux aristocrates, à la veille de 1789 : à la fois inutiles, ils constituent un frein au changement et à la modernisation de la société. Des preuves ? Comment expliquer l’absence de lutte de l’Etat ancien contre les fraudeurs, dont les « voyous » qui cachent leurs fortunes dans les paradis fiscaux, y compris certains députés ? La démocratie est mise à mal par certains députés qui distribuent prébendes et sommes d’argent pour se maintenir au pouvoir. Ils ne s’attaquent jamais aux causes des problèmes, mais à leurs effets : c’est pourquoi un grand bourgeois, comme Bernard Debré, propose d’obliger les élèves dans les écoles à porter un tablier uniforme : cela s’appelle un cache-misère, et ce la est indigne pour la population pauvre.

    Les divers réformistes, que ce soient Syriza, en Grèce, ou le Front de Gauche, en France, ne cherchent que des accommodements, visant à maintenir le système : c’est une perte de temps. Heureusement qu’à l’époque actuelle, on assiste à une accélération de la prise de conscience du peuple : le seul avenir, c’est soit la barbarie, avec le Front National, soit le socialisme, avec la classe ouvrière !

    Nous sommes à une période où le seul changement, c’est la rupture avec le capitalisme. Rupture avec le capitalisme signifie au moins deux choses :

    • Construire un véritable parti communiste, avant-garde de la classe ouvrière, capable de gérer un nouvel Etat démocratique au service de l’ensemble du peuple ;
    • Rendre au peuple les moyens de production, et en finir avec l’anarchie que constitue la propriété individuelle des moyens de production, source notamment du chômage et de la grande pauvreté.

    C’est pourquoi, le temps présent, ce n’est pas de perdre son temps dans des débats électoraux sans importance : Abstention révolutionnaire ! Combattons pour le travail pour tous, le pain pour tous, le logement digne pour tous, et la démocratie populaire !

     

     

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