• RECIT DU CHEMINEMENT DE PIERRE QUADER QUI A AIME, TRAVAILLE ET PRIE POUR NE PLUS RENAITRE (Partie 96)

     

    Que je souffre physiquement ! Y prêterai-je attention ? Comment au niveau subjectif, mesurer la souffrance ? Mes douleurs sont très gênantes au niveau social, car mes besoins, urine et défécation, se produisent à tout moment et en tous lieux : il m’arrive fréquemment de changer de culotte à l’improviste, parce que je l’ai souillée, dans un buisson, si possible à l’abri des regards. Lorsque la douleur s’annonce, il est impossible de lui résister. Quelle erreur ais-je commise par rapport aux lois naturelles, pour tant souffrir ? La nuit – ô honte ! – je fais pipi au lit comme un bébé, et je porte à nouveau une couche. Sans doute cette énurésie est due à la peur et l’ego est-il encore trop attaché au besoin de reconnaissance par les autres ego. En effet lorsque l’ego se rebelle, il s’estime ne pas être reconnu pour ce qu’il est. Quelle leçon dois-je apprendre ?

    Le ciel, c’est le lieu dans notre âme, où l’Amour est purifié, comme dans un creuset : le feu du ciel, auquel se réfère Jésus-Christ, est un feu purificateur, qui brûle les imperfections. Sur le sentier, l’étude ne sert qu’à élargir le mental de manière ponctuelle. Si elle s’avère utile pour mon évolution, vivre reste essentiel : seule la vérité vécue est source de transformation.

    L’humilité n’est jamais vraiment acquise : l’humilité est indissociable de la simplicité d’être. J’apprendrai à reconnaître ma faiblesse, à l’accepter et à la dépasser et à ne pas me justifier par rapport aux autres.

    J’ai mal physiquement, psychologiquement et mentalement, mais je ne suis ni mon corps physique, ni mon corps psychique, ni mon mental. De plus je pourrai avoir encore plus mal. Cette douleur est le résultat du karma passé et je l’accepte stoïquement et calmement. Cette étape de ma vie m’apprend encore mieux le détachement : quitter, quitter des amis, une maison, ce sont là autant de « petites morts » qui préparent à la mort définitive, celle du corps.

     

    RECIT DU CHEMINEMENT DE PIERRE QUADER QUI A AIME, TRAVAILLE ET PRIE POUR NE PLUS RENAITRE (Partie 96)

     

    DIMANCHE 3 AVRIL 1983

    Tel sera ma foi et ma certitude : l’ego se déplace et le Soi demeure.

    J’ai trop de dépendances et d’habitudes anciennes, trop de liens, et cela tient de l’ego. Je suis trop attaché à mes livres, à mes avoirs et pas assez désintéressé et détaché. Si je veux faire Un avec Dieu, l’ego doit lâcher prise.

    Le Soi ne va nulle part, il reste éternellement là où « je suis » ; c’est l’ego qui se déplace, va, vient, naît et meurt. « Je suis » est toujours égal à lui-même, sans nom et avec tous les noms, sans forme et avec toutes les formes.

    Je suis lourd à la détente pour le service dans mon entourage immédiat : je suis trop plein de mes problèmes personnels, notamment et surtout ceux relatifs à ma santé. Je rumine et le petit moi a alors le dessus et veut exister. Il en résulte un manque d’intérêt pour le service et la vie spirituelle, les deux exercices du matin et du soir étant exécutés sans entrain. Je ferai preuve de patience et de persévérance, et au moins prierai autant que possible, ne serait-ce que pour la paix dans le monde.

     

    JEUDI 5 MAI 1983

    D’abord l’âme, puis le reste, – l’esprit, l’intellect et le mental – qui émerge et émane de l’âme. L’âme est une parcelle de Dieu.

     

    DIMANCHE 8 MAI 1983

    Que je souffre physiquement ! Y prêterai-je attention ? Comment au niveau subjectif, mesurer la souffrance ? Mes douleurs sont très gênantes au niveau social, car mes besoins, urine et défécation, se produisent à tout moment et en tous lieux : il m’arrive fréquemment de changer de culotte à l’improviste, parce que je l’ai souillée, dans un buisson, si possible à l’abri des regards. Lorsque la douleur s’annonce, il est impossible de lui résister. Quelle erreur ais-je commise par rapport aux lois naturelles, pour tant souffrir ? La nuit – ô honte ! – je fais pipi au lit comme un bébé, et je porte à nouveau une couche. Sans doute cette énurésie est due à la peur et l’ego est-il encore trop attaché au besoin de reconnaissance par les autres ego. En effet lorsque l’ego se rebelle, il s’estime ne pas être reconnu pour ce qu’il est. Quelle leçon dois-je apprendre ?

    Le ciel, c’est le lieu dans notre âme, où l’Amour est purifié, comme dans un creuset : le feu du ciel, auquel se réfère Jésus-Christ, est un feu purificateur, qui brûle les imperfections. Sur le sentier, l’étude ne sert qu’à élargir le mental de manière ponctuelle. Si elle s’avère utile pour mon évolution, vivre reste essentiel : seule la vérité vécue est source de transformation.

    L’humilité n’est jamais vraiment acquise : l’humilité est indissociable de la simplicité d’être. J’apprendrai à reconnaître ma faiblesse, à l’accepter et à la dépasser et à ne pas me justifier par rapport aux autres.

    J’ai mal physiquement, psychologiquement et mentalement, mais je ne suis ni mon corps physique, ni mon corps psychique, ni mon mental. De plus je pourrai avoir encore plus mal. Cette douleur est le résultat du karma passé et je l’accepte stoïquement et calmement. Cette étape de ma vie m’apprend encore mieux le détachement : quitter, quitter des amis, une maison, ce sont là autant de « petites morts » qui préparent à la mort définitive, celle du corps.

     

    JEUDI 12 MAI 1983

    Seigneur Dieu, fais en sorte que je puisse Te rencontrer et voir Ton darshan.

     

    DIMANCHE 22 MAI 1983

    La maladie me submerge. Est-ce un retour à l’enfance ? Une régression du corps ? Je fais pipi au lit : faut-il l’accepter ? Faut-il se révolter ? Faut-il en rire ? D’une certaine manière c’est une façon de donner aux autres et d’offrir, puisque c’est le contraire de la retenue, du garder pour soi et donc de l’égoïsme.

    Que m’apprend la situation actuelle ? Je marche dans les rues de la ville et soudain, j’ai un sentiment de besoin d’uriner suivi du besoin de déféquer : si je ne le satisfais pas immédiatement, à un moment donné, je ne peux plus me retenir. Le besoin est tellement prégnant, qu’il est même inutile d’essayer de le contenir, car il y a un relâchement soudain, qui fait que je défèque dans mon pantalon. La leçon est que le corps est si peu le mien que je ne maîtrise plus rien. Le corps est entièrement livré au système nerveux autonome.

    Autre cas de figure : je suis assis sur un fauteuil, ou étendu sur un lit, ensommeillé. Tout à coup je m’éveille, mouillé de partout, avec de l’urine dégoulinante : c’est la situation qui tient le corps.

     Je fais don de tout à Dieu et m’identifie au Soi, à ce qui est permanent et éternel.

     

    LUNDI 30 MAI 1983

    Je m’accommode patiemment du bien comme du mal qui m’arrive. Qu’est-ce le vrai Bien ? C’est l’état unique auquel aucun autre n’est comparable, c’est la fusion dans l’Un.

    Tout est Un. « Tout » éteint. Le monde éteint « je ». Le monde est un Jeu. Tout est Un : « Tout » inclus le monde que je vois, ainsi que moi-même, le témoin du monde.

     

    SAMEDI 25 JUIN 1983

    La voie vers le souverain Bien est la connaissance de l’Un et la participation à l’Unité. Comment pourrais-je aimer les autres mieux qu’en sachant qu’ils sont aussi moi-même ? Toutes les actions appartiennent à Dieu.

     

    MERCREDI 20 JUILLET 1983

    La haine ne se justifie plus. Tout est bien puisque Dieu tient le gouvernail.

     

    DIMANCHE 31 JUILLET 1983

    J’ai appris avec douleur le décès de mon second frère, Jacques, ce jour à 14 heures 30 et cela m’a transpercé de douleur. Malgré le Soi, la séparation terrestre d’un être cher est, à chaque fois, une nouvelle mise en croix.

     

    SAMEDI 17 SEPTEMBRE 1983

    L’ego représente tous les aspects de la personnalité qui empêchent d’atteindre Dieu : pour faire Un avec Dieu, il faut perdre tout l’orgueil que je tire de mon pseudo savoir, de mon esprit d’indépendance et de ma volonté de séparativité. J’apprends le sens véritable de « lâcher prise ».

     

    SAMEDI 24 SEPTEMBRE 1983

    La raison est un merveilleux outil, une fois purifiée, c’est-à-dire unifiée et centrée sur l’Un. L’âme est descendue dans la matière, le corps ; en s’unissant avec le corps, l’âme a donné naissance au « corps psychique » – la raison, la mémoire, l’imagination, l’intellect et le mental. Ce sont des instruments formidables pour connaître le monde matériel et pour réaliser l’objectif de l’âme. Et pourtant ces éléments, dont je ne suis que le gérant, sont appelés à disparaître car ils font partie de Maya; seuls existent le Soi et la mort. Il n’y a pas le Soi et le petit moi, mais les deux sont le Soi : l’un est essentiel et l’autre secondaire.

    Dieu est mon gourou et Celui qui me mène à la Lumière.

     

     

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