• RECIT DU CHEMINEMENT DE PIERRE QUADER QUI A AIME, TRAVAILLE ET PRIE POUR NE PLUS RENAITRE (Partie 41)

    La situation actuelle, c’est l’occupation de notre sol par le fascisme. Aussi, la lute actuelle est une lutte pour la libération nationale, contre le nazisme. Mais nous voulons que l’aboutissement de cette lutte soit une France nouvelle, socialiste, car notre bourgeoisie s’est avérée incapable de diriger le pays économiquement et de le défendre contre l’hitlérisme. Ce qu’il nous faut, c’est le socialisme.

     

    RECIT DU CHEMINEMENT DE PIERRE QUADER QUI A AIME, TRAVAILLE ET PRIE POUR NE PLUS RENAITRE (Partie 41)

     

     

    Guy : Ma femme fait le gué, et en cas d’alerte, nous pouvons nous échapper par le jardin, par la porte de derrière. Il est possible, par ce chemin, de parcourir deux kilomètres et d’accéder hors de la ville, en pleine campagne…

    Thierry : C’est insuffisant. Dorénavant, vous serez organisés en triangles : trois camarades, pas plus, formeront un triangle de base. Ce triangle aura un chef. Les chefs de deux triangles ainsi formés constitueront avec moi un triangle de second niveau, et recevront des directives. Vous devez oublier absolument qui sont les autres camarades ne faisant pas partie de votre triangle, et ignorer leurs activités. En cas d’activités centralisées, vous recevrez des directives particulières.

    J’espère bien m’être fait comprendre : à l’heure actuelle, ce qui prime, c’est l’action militaire directe. Tout le reste doit être soumis à l’action militaire. Mais il ne faut pas oublier les autres aspects de votre travail militant : la propagande et le recrutement. Sans cet aspect secondaire, pas d’action militaire efficace.

    La propagande, c’est notamment la diffusion de l’ « Humanité » clandestine. Chaque triangle doit faire son possible pour diffuser aussi une feuille volante, dénonçant l’occupation allemande, les collabos, et appelant à la lutte unie.

    N’oubliez pas le recrutement, afin de développer notre mouvement et remplacer les vides faits dans nos rangs par l’ennemi. De toute façon, vous devez vous fondre dans le peuple et être lié au peuple comme les lèvres aux dents. Si l’un de vous est connu et repéré comme militant communiste, par les flics ou les collabos, il doit disparaître du coin.

    Denis : C’est enthousiasmant, et le Centre a vraiment repris les choses en main. Nous désespérions, et cette autocritique du Centre renforce notre confiance dans le Parti : les choses n’ont que trop attendu, et par les hésitations, nous étions en décalage par rapport à la réalité. Maintenant, je sens que nous allons plus coller aux événements.

    Mais dans ton intervention, tu as oublié tout un aspect des choses : le peuple a faim. Tout ce que nous autres, produisons, va en Allemagne. Aussi les ouvriers haïssent les Allemands et « à chacun son boche » est un mot d’ordre juste. Les syndicats ont un grand rôle à jouer.

    Il y a aussi le problème des prisonniers de guerre : les forces vives sont en Allemagne.

    Que représentons-nous, nous autres communistes, par rapport à cela ?

    Les Allemands et les Vichystes surinent que les communistes ne sont pas des Français à part entière, et leur propagande hystérique n’est pas sans porter des fruits au sein des masses. Ne risquons-nous pas, en entreprenant des attentats, d’être encore plus isolés du peuple, et d’être éliminés ? Ne faut-il pas s’attacher à des revendications économiques ?

    Raoul : Je crois que le camarade Thierry a bien parlé. Je suis d’accord pour la cible : c’est le fascisme.

    Mais quels sont nos alliés ? La bourgeoisie française est objectivement complice des fascistes allemands : par peur des mouvements sociaux du Front populaire et par peur des ouvriers, la bourgeoisie a préparé la débâcle de 1940. Songez à Munich, camarades ! Aujourd’hui encore, la bourgeoisie a plus peur de nous, communistes, que des Allemands, et elle est prête à pactiser avec le diable pour garder ses usines et ses profits. Aussi, la « bourgeoisie complice » implique : pas d’unité d’action avec la bourgeoisie.

    Thierry : La situation a changé. Les Nazis s’emparent de la richesse des bourgeois français et les exproprient. Prenez le cas de de Gaulle : c’est un représentant de la haute bourgeoisie financière. Bourgeoisie française et bourgeoisie allemande sont devenues ennemies. Tactiquement, bourgeois et ouvriers français sont alliés contre le danger immédiat : le nazisme. Mais j’aimerais que d’autres camarades s’expriment là-dessus.

    Claude : Le nœud du débat est ceci : depuis la fondation de notre Parti, suivant les différentes étapes concrètes, notre programme fondamental est de renverser le capitalisme, de faire la révolution prolétarienne et d’instaurer le socialisme, la dictature du prolétariat, à l’image de ce qu’ont fait Lénine et Staline en U.R.S.S.

    La situation actuelle, c’est l’occupation de notre sol par le fascisme. Aussi, la lute actuelle est une lutte pour la libération nationale, contre le nazisme. Mais nous voulons que l’aboutissement de cette lutte soit une France nouvelle, socialiste, car notre bourgeoisie s’est avérée incapable de diriger le pays économiquement et de le défendre contre l’hitlérisme. Ce qu’il nous faut, c’est le socialisme.

     

     

     

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