• RECIT DU CHEMINEMENT DE PIERRE QUADER QUI A AIME, TRAVAILLE ET PRIE POUR NE PLUS RENAITRE (Partie 81)

    Le combat entre la lumière et les ténèbres dans le monde physique est en relation étroite avec la lutte de la lumière spirituelle et de la vie, contre les pouvoirs des ténèbres et de l’ignorance.

     

    RECIT DU CHEMINEMENT DE PIERRE QUADER QUI A AIME, TRAVAILLE ET PRIE POUR NE PLUS RENAITRE (Partie 81)

     

    Et c’est dans le limon même de cette terre que les âmes passées ont laissé leurs pleurs et leurs joies.

    Et c’est avec cette glaise que nous devons pétrir sans cesse les corps de nos vies à venir.

    Véritablement, comme l’indique Hermès : « Ce qui est en haut est comme ce qui est en bas ».

    Ou encore : « Sur la terre, comme au ciel ».

    Solstice d’hiver, équinoxe du printemps, solstice d’été et équinoxe d’automne font référence au voyage qu’effectue le Soleil.

    Dans l’Evangile de saint Jean, en parlant du christ, Jean-Baptiste dit : « Il faut qu’il croisse, et que je diminue », ce qui symbolise le Soleil au solstice d’été, alors que le christ, par sa naissance à Noël, s’identifie au Soleil nouveau-né qui fait croître les jours jusqu’à l’été.

    Ainsi, à partir du solstice d’été, le Soleil décroît, les jours raccourcissent jusqu’au solstice d’hiver, nuit la plus longue de l’année.

    Puis, à partir du solstice d’hiver, le nouveau Soleil naît, les jours rallongent jusqu’au solstice d’été, journée la plus longue de l’année.

    Le solstice d’hiver inaugure la période de la croissance aboutissant à la maturité du solstice d’été.

    Le solstice d’été marque l’apogée de la course solaire ; le Soleil est au zénith, au plus haut point du ciel.

    C’est pourquoi ce jour est choisi pour célébrer la fête du Soleil, symbolisée par l’antique tradition des feux de la saint Jean.

    La légende d’Hiram Abiff, le « fils de la Veuve », l’architecte du Temple de Salomon, représente la descente du Soleil après le solstice d’été.

    Sur le plan du microcosme, le Temple de Salomon est aussi le corps de l’homme, où évolue son esprit individuel.

    Hiram Abiff, grand maître du Temple, est le Soleil qui voyage devant les douze signes zodiacaux, jouant le drame de la légende maçonnique.

    A l’équinoxe de printemps, le Soleil quitte le signe d’eau des Poissons, qui est féminin et docile, pour entrer dans le signe de feu, belliqueux, martial, énergique du Bélier.

    Il remplit la terre d’un feu créateur que s’approprient immédiatement les milliards d’êtres de la nature pour en construire le Temple de l’année qui vient, avec ses forêts, ses prairies et ses landes.

    Les forces de fécondation font germer les myriades de graines qui sommeillent dans le sol, recouvrant bientôt la terre d’une végétation luxuriante, tandis que les animaux se reproduisent suffisamment pour maintenir la faune à son niveau normal.

    Hiram Abiff se servait d’un marteau pour appeler ses ouvriers ; or le symbole du signe du Bélier, où commence cette merveilleuse activité créatrice, est représenté par les cornes du Bélier, qui rappellent la tête d’un marteau.

    Pendant l’été, l’influence du Soleil donne lieu aux chants de gratitude de tout ce qui respire, et Hiram, qui en est le symbole, peut donner le Verbe, le Logos, c’est-à-dire la Vie, à tous.

    Au moment où le Soleil entre dans les signes de l’hémisphère sud, à l’équinoxe d’automne, la nature devient muette, et Hiram, le Soleil, ne peut plus transmettre le Verbe, le Mot Sacré.

    Il rencontre ses trois meurtriers, les signes zodiacaux de la Balance, du Scorpion et du Sagittaire, traversés pendant les mois d’octobre, de novembre et de décembre.

    Le premier le frappe avec une règle de 24 pouces, qui symbolise les 24 heures que met la Terre pour tourner sur son axe. Le second le frappe avec une équerre de fer, symbolisant les quatre saisons de l’année ; enfin le troisième lui donne le coup de grâce avec un maillet qui, ayant une forme ronde, annonce que le Soleil a terminé son cycle vital et meurt pour faire place au Soleil d’une autre année.

    Le combat entre la lumière et les ténèbres dans le monde physique est en relation étroite avec la lutte de la lumière spirituelle et de la vie, contre les pouvoirs des ténèbres et de l’ignorance.

    Dans de nombreuses religions, mais c’est aussi le cas en franc-maçonnerie, le Temple a son entrée face à l’orient, afin que l’entrée soit illuminée par le Soleil levant, proclamant ainsi chaque jour la victoire de la lumière sur les ténèbres.

    Et puisque « tout est bien », en sachant avec quoi frapper, et à quel endroit frapper, les trois compagnons ne sont pas si mauvais que cela, et ils démontrent qu’ils ont acquis leurs lettres de noblesse.

    Ils peuvent, par leur action, intégrer le grade de maître et par là même, ils permettent à Hiram Abiff de mourir pour devenir maître secret.

    Le voyage du Soleil peut aussi être simplifié et ramené à deux phases de six mois, à l’image de l’expiration et de l’inspiration, de la nuit et du jour.

    Alors, le solstice d’hiver ouvre la phase ascendante du cycle annuel et le solstice d’été ouvre la phase descendante.

    D’où le symbolisme gréco-latin des portes solsticiales, représenté par les deux faces de Janus, et dans notre tradition judéo-chrétienne, par les deux saints Jean, la saint Jean d’été et la saint Jean d’hiver.

    La porte estivale introduit à la phase d’obscurcissement du cycle, la porte hivernale à la phase lumineuse du cycle.

    Il s’agit de la porte des hommes et de la porte des cieux, de la porte de l’enfer et de la porte du ciel.

    Cette porte symbolise le lieu de passage entre la lumière et les ténèbres ; elle invite à un voyage vers l’au-delà, du domaine profane au domaine sacré.

    Cette porte, par où passe l’axe du monde, c’est le sommet du crâne, à savoir la porte étroite qui donne accès au royaume des cieux.

    Ainsi la vie se présente à nous sous la forme d’un cycle, d’un cercle plus exactement, lorsque nous la considérons sur le plan physique seulement ; mais la vie se présente à nous en lemniscate lorsque nous l’envisageons dans ses phases physique et spirituelle.

     

    La lemniscate est le signe de l’infini, que nous retrouvons dessinés dans le Temple maçonnique sous forme de lacs d’amour.

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