• Récit (4)

    Le monde intérieur découvert par l'intuition

    Quand devient vaine la pensée et la discussion

    Dans la nuit la conscience enfin écoutée.

     

     

    5 La cupidité.

     

    La main fermée prend sans jamais rien donner

    L'or extérieur sur son cœur le recelant

    Refuse de partager le veau d'or adorant

    Gardant pour soi la lumière accumulée

     

    Enfermant le néant dans un coffre luté

    Thésaurisant les périssables changements

    Et la transitoire terre collectionnant

    La conscience égoïste reste bouclée.

     

    Plutôt que d'accumuler mort et désarroi

    Vers l'abondante lumière oriente-toi

    Qui entre dans ton cœur pour enrichir autrui

     

    Transforme les métaux en corps de lumière

    Soleil intérieur substance plénière

    Splendeur impérissable qui croît et fleurit.

     

     

     

    6 Le diable.

     

    Celui qui se jette en travers le satan

    Plus que conscience choisit le changeant mental

    Trop sérieux accroché sous la lune banale

    Se hâtant pour épouser les valeurs du temps

     

    Hors de soi la voie droite fuyant et déviant

    Ta création disposée sur un piédestal

    Tu demeures sans sève simplement verbale

    Adorateur de l'idole se desséchant.

     

    L’initié déterminé renonce aux faux dieux

    Répond aux signes apparus dans les cieux

    Qu’importe les journées les nuits à cheminer

     

    Il rie par-delà réussites et défaites

    Ne s’attache ni à la douleur ou à la fête

    Placé de plein pied au cœur de l’éternité.

     

     

     

    7 Le miroir.

     

    Ce qui te revient le miroir te l’a offert

    Ô prostituée qui t’admire toi-même

    Cachant ton visage parler de toi seule t’enflamme

    Constamment enfermée dans ta prison de chair

     

    Courtisane au lieu de contempler l’univers

    Narcisse qui ne cesse de voir lui-même

    Le miroir te renvoie à tous tes blasphèmes

    Parce qu’au dos tu déposes l'argent pervers.

     

    Qui ne possède pas d’argent alors les yeux

    Admirent à travers cette fenêtre les cieux

    Miroir de la pureté première de l’esprit

     

    Celui qui regarde dans le miroir magique

    De l'âme découvre les défauts tragiques

    Alors ce regard courageux le purifie.

     

     

     

    8 Le lièvre.

     

    Pleins d’illusions quant à ses capacités

    Le chevalier devant le lièvre s’échappait

    N’hésitant pas à abandonner son épée

    Peureux cela rend manifeste la lâcheté

     

    L’aventure initiatique se voit refuser

    A qui s’effraie de renaître renouvelé

    Elle exige dangers et victoires affrontés

    Aussi l’abandon des fausses sécurités.

     

    S'abuser soi-même sur la voie extatique

    Aussi autrui dès lors de la forêt magique

    Le lièvre surgit et révèle la mascarade

     

    Authentique face à ta réalité

    Quoiqu'il en coûte respectable guerrier

    Le glaive de lumière en ta main garde.

     

     

     

    9 Vanité.

     

    Le cavalier désarçonné par sa monture

    Furieuse les fesses cul par-dessus la tête

    Dans un désordre incohérent de gestes

    Avec fracas sur l’obstacle de la démesure

     

    Cheval menant l’attelage quelle posture

    Sur les instincts la disharmonie culbute

    Avec lui toutes imperfections emportent

    Néant et mort partageant cette aventure.

     

    Les sept embûches graves pêchés toujours présents

    Prêts à ressurgir mais d'un coup s'évanouissant

    Le candidat  capable de rester maître

     

    Le voyageur courageux chevauche noblement

    En nourrissant le feu intérieur maintenant

    Et ici par le désir de nouveau renaître.

     

     

     

    10 Isis.

     

    Voie du silence et du secret Isis sait

    La gardienne du livre de révélation

    Profonde bienfaitrice met ses actions

    Au service de la vie spirituelle sacrée

     

    Le souffle va et vient pour savoir quel côté

    Elle possède l'eau qui reflète sa fonction

    En silence révélant la chose par réflexion

    Connue antérieurement mais oubliée.

     

    L'appétit de connaissance intellectuelle

    Tue l'esprit empêchant d’entrer dans l'éternel

    Voilà pourquoi les livres sont dès lors déchirés

     

    Le monde intérieur découvert par l'intuition

    Quand devient vaine la pensée et la discussion

    Dans la nuit la conscience enfin écoutée.

     

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