• Somme toute il amenait la couverture à lui sans trop de mal et la remémoration des faits passés s'enjolivait au fur et à mesure que l'écart entre eux et le présent s'agrandissait. Lors des grandes effusions, il appuyait sur certains souvenirs, en éclipsait d'autres, tout cela à sa convenance afin de se revaloriser un peu lui-même, de retrouver de l'assurance et de s'attribuer une importance non pas tant vis-à-vis des autres qu'à ses propres yeux, ce qui est bien plus difficile. Il inventait un personnage avec un passé et un avenir possible, ce qui provisoirement rendait sa vie un peu plus vivante ; il avait besoin de s'en rapporter à cette image de quelqu'un qui a beaucoup bossé dans sa vie mais qui s'est indubitablement diverti par ailleurs, bref qui a une existence heureuse et comblée. Mais réussissait-il longtemps à s'illusionner lui-même et à coexister avec ce moi fantasmagorique ? A preuve que non quand la réalité se révélait telle qu'elle est, dans sa nudité vide et triste, alors il avait recours à un succédané de son imagination et s'égarait au fond de la dive bouteille...

     

     

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  • L'enfance de Pierre Quader n'était pas facile. La famille logeait à l'étroit dans une maison qui, quoique maintenue propre grâce au labeur minutieux de la mère, était très ancienne et rafistolée et avec la meilleure volonté du monde il est sûrement impossible de réaliser du neuf avec du vieux. Les enfants groupés dans une seule pièce dormaient à deux dans un lit et cette chambre était contiguë à l'entrepôt poussiéreux et au magasin bruyant jusque tard dans la nuit.

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  • Vivre, c’est apprendre à mourir :

    Vivre selon le Soi, c’est la Vie éternelle ; vivre selon l’ego, c’est le suicide – suicide du Soi – et la Mort.

    Apprendre à mourir est le travail de toute une vie. Illustrons cela par une allégorie. Pierre, honnête commerçant, s'occupait activement de son activité commerciale. Il savait qu'au moment de la mort, sa dernière pensée serait à la fois un point d'arrivée, celui de sa vie passée, et un nouveau point de départ, celui de sa vie à venir. C'est pourquoi, prévoyant, il donna à chacun de ses enfants un nom de Dieu: "Allah", "Brahmâ", "Yahvé". Par ce stratagème, il pensait se retrouver après sa mort aux pieds de Dieu dans le paradis. A l'heure de sa mort, il appela à son chevet ses enfants, criant successivement les noms divins. Mais lorsque tous ses enfants étaient rassemblés autour de lui, sa dernière pensée fut: "Si vous êtes tous présents autour de moi, qui s'occupe du magasin?". Sa dernière pensée fut donc: "argent et bénéfice", ce pour quoi il a toujours vécu. S'éteignant sur cette idée, le jour finissant, il se réveilla le lendemain sur ce point de départ pour entamer à nouveau le même cursus: "argent et bénéfice". De même, l'ivrogne qui pense constamment à la boisson, s'endort avec l'idée d'un verre à boire et se réveille avec le même désir. Comment faire pour qu'il en soit autrement? La franc-maçonnerie a mis en place une méthode répétitive pour échapper au retour du même et progresser: c'est le triangle. Avoir la bonne pensée, au moment de la mort, est le travail de toute une vie.

     

     

     

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  • L’objet d’argile qui s’identifie avec la forme de l’objet. L’objet d’argile qui s’identifie avec son fond d’argile.

    Imaginer un objet forgé dans une masse d’argile. Par l’illusion, l’éducation, ou l’erreur, cet objet s’identifie à sa forme : « Je suis un vase, le plus beau des vases », ajoute même cet objet quelque peu arrogant. « Je n’ai rien à voir avec tous ces autres objets ». L’individu qui est dans la Réalité, lui, se perçoit en tant que masse d’argile, qui a reçu provisoirement, transitoirement, et temporairement, une forme, mais qui est appelé à terme à retourner à l’argile primordiale. Cet individu, sage et éclairé, s’identifie donc avec l’argile, ayant temporairement une forme de vase, mais nullement séparé du tout.

    « Je suis celui qui suis. Je suis ce que je suis. Je suis. ». REAA, Rituel 14° grade Grand Elu de la Voûte sacrée.

     

     

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  • avez-vous le droit de faire des différences de races de sexes de classes etc. là où moi je n’en fais pas et vous traite tous avec équité

    ceux qui ont passé le seuil du siècle vingt-deux savent quelle est le troisième voyage car ayant crié le nouveau monde ils ont atteint l’Un que je suis »

    c’est alors que je me suis réveillé et sonnent les vingt-et-un coups de vingt-et-une heures dans le lointain à un clocher s’élançant vers les cieux

     

    et le dernier coup clame « dans la lumière, la vie et l’amour vivez » 

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