• L’unique souci du sujet « ego » est l’accumulation et la comparaison. L’extinction du sujet « ego », c’est mourir à toute accumulation et à tout besoin de se comparer avec autrui.

    J’agirai, sans entité agissante, observerai et verrai les choses à partir d’un centre, d’une entité en train d’observer : c’est cela réaliser le Soi.

    Lire la suite...

    Partager via Gmail Yahoo! Google Bookmarks

    votre commentaire
  •  

    La tentation est indispensable, afin de limiter et de maîtriser l’ego : il faut accepter de la même façon, c’est-à-dire avec équanimité, joies et douleurs, bonheurs et malheurs.

    J’aurai une confiance totale en moi-même et sur ce point, moi seul je peux m’instaurer des limitations et des freins. Si le « je » n’est rien qu’une ombre, ne jamais oublier chez les autres et chez moi-même, au fond, la parcelle de la divinité, le Soi, qui se réalise dans les corps.

    Chaque fois que possible, je m’imaginerai comment, placé dans ma situation présente, réagirai Jésus-Christ : ainsi, les boissons alcooliques, il éviterai, de même la consommation de viande et de cigarettes.

    Dans la vie quotidienne, mes relations avec les autres sont encore perturbées, notamment avec la gente féminine, par mes désirs et mes émotions érotisées : j’ai un regard lubrique et sans arrêt, je suis préoccupé par ce que pense de moi telle ou telle femme rencontrée. Ceci est un besoin de reconnaissance et un élément malsain de dépendance à l’égard d’autrui, habitude contractée depuis le début de mon adolescence.

    Pour les aspects positifs et en évolution favorable, je me rapprocherai de ma famille le plus possible, cesserai véritablement de trop regarder la télévision, ferai un sport doux, afin de garder le corps physique en bonne santé et pour le travail, servirai et serai disponible et juste, et ferai preuve de professionnalisme.

    Du point de vue professionnel, Seigneur Dieu, fais de moi Ton instrument et que la morale l’emporte !

    Pour les excès sexuels, lorsque je m’applique dans l’obscurité à l’onanisme, je dois « voir » les êtres spirituels qui m’environnent en train de m’observer, avec tristesse.

    Lire la suite...

    Partager via Gmail Yahoo! Google Bookmarks

    votre commentaire
  • Comme chaque homme, je porte autour de mon cou un collier, avec en guise de perles, mes bonnes et mes mauvaises actions : c’est mon karma. L’enterrement de l’esprit dans le corps est une descente aux enfers car le corps est un tombeau. Lors de la mort, qu’est-ce que l’esprit emmène ? L’argent, l’or, la personnalité, l’identité ? Non, rien de tout cela : il n’emmène que ses bonnes et ses mauvaises actions.

    Chaque homme a deux familles. Un jour, un homme décide de partir en voyage : il doit le faire et il est contraint de partir. Il réunit sa famille, ses enfants, ses parents, ses voisins. Il fait ses adieux. Il y a de grandes tristesses et des pleurs. Il quitte ses lieux familiers, ses habitudes. Il se rend dans un lieu éloigné, dont il a peu de connaissance. Là, il est accueilli dans les joies et les rires. Il retrouve une nouvelle famille, avec ses frères, ses sœurs, ses parents, ses amis.

    La mort, le sommeil et l’oubli sont trois formes de transitions. Si l’entrée de l’esprit dans un nouveau corps est un enterrement, et cause des souffrances et des pleurs au bébé qui vient de naître, car il sait ce qu’il a quitté, le monde spirituel, le départ de l’esprit qui quitte le corps à la mort physique, devrait être réjouit et joyeux, car il sait où il retourne.

    Dans Maya, je ferai « comme si » c’était la réalité, mais sans être dupe : en fait ce n’est qu’un mirage. Je m’unirai au Tout et fusionnerai avec le Tout.

    Lire la suite...

    Partager via Gmail Yahoo! Google Bookmarks

    votre commentaire
  • L’objectif est la fusion du petit moi et du Soi, la réintégration du petit moi dans le Soi. Le chemin est la méditation, la prière et le jeûne.

    L’univers – plus précisément la terre où Gaïa – a prêté un corps, pour parvenir à ce but, corps qu’il me faudra rendre quand l’horloge cosmique sonnera l’heure de ma mort.

    La descente de l’esprit dans le corps, lors du premier souffle, est un en-terre-ment, et la sortie de l’esprit du corps lors du dernier souffle, est une sortie de la terre, la sortie du tombeau, l’esprit étant dé-terré.

    Je supprimerai tous les « intermédiaires » : gourou, écoles de fraternité, etc. pour qu’il n’y ait d’abord que deux, le Dieu-Soi et le « petit moi », seuls à seuls, et ensuite Un, le Soi seul.

    Le Soi est l’écran blanc sur lequel se déroule le film de Maya : sur cet écran défile la vie terrestre, avec ses joies et ses peines. Je peux choisir – et c’est la seule liberté dont je dispose – de me placer soit du point de vue de l’écran blanc, le Soi, soit du point de vue du film, le petit moi et le corps.

    Le Soi est le bateau qui est sur l’eau – dans le monde – mais il ne doit pas prendre l’eau – il n’est pas « du » monde. Je me plongerai dans l’Océan du monde afin de réaliser le Soi.

    Lire la suite...

    Partager via Gmail Yahoo! Google Bookmarks

    votre commentaire
  • Je me prépare pour transiter « consciemment » pour la seconde fois. En effet, je suis « mort » à moi-même une première fois lors de mes vingt ans : j’avais alors « décidé » que les années que je vivrais en plus, au-delà de mes vingt ans, seraient « données » et « gratuites » et donc légères. Je vais procéder pour moi-même à l’image de mon frère aîné Paul, qui a eu un malaise provoqué par un anévrisme, le 21 septembre 1976, à 16 heures 30. Il marchait dans les rues de Metz, aux environs de la cathédrale, il est tombé, les sapeurs-pompiers ont essayé de le réanimer, en vain, et il est mort une heure après.

    Il est 16 heures 30 et je vais mourir pour la seconde fois. Fin de ma vie. Qu’est- ce que j’emporte, qu’est-ce que je laisse derrière moi ?

    Tout se passe à l’intérieur et ce sont là les plus belles aventures. C’est aussi la fin d’une étape : je peux faire le bilan et considérer où j’en suis arrivé. Première mort : en 1935, à vingt ans, deuxième mort : 1978 à soixante -deux ans.

    Lire la suite...

    Partager via Gmail Yahoo! Google Bookmarks

    votre commentaire