• Toute la question revient à changer mon regard : il ne s’agit pas d’annihiler le petit moi, qui est bien utile et même indispensable pour évoluer, dans le monde matériel, mais de ne plus m’identifier à lui.

    Je déserte le plus souvent possible le monde intellectuel. La question que je me pose le plus souvent est : « qui suis-je ? » et la réponse que j’apporte le plus fréquemment possible, sous forme de mantra, est : « Je suis Dieu. Je n’ai ni naissance, ni mort. Seul le corps meurt. Je suis le Soi. Je suis. Soi. Je ne suis ni le corps, ni le mental, ni l’intellect, ni la raison. Le corps, le mental, l’intellect et la raison, une fois purifiés, sont mes amis. Je les aime. J’ai aussi un cœur – sentiments et émotions – et un ventre – instincts et passions –. Je suis un canal ouvert aux sentiments et aux instincts beaux, justes, vrais et bons. Que mon amour, mon cœur et mon ventre soient dédiés à Dieu, et seulement à Dieu ».

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    Que je souffre physiquement ! Y prêterai-je attention ? Comment au niveau subjectif, mesurer la souffrance ? Mes douleurs sont très gênantes au niveau social, car mes besoins, urine et défécation, se produisent à tout moment et en tous lieux : il m’arrive fréquemment de changer de culotte à l’improviste, parce que je l’ai souillée, dans un buisson, si possible à l’abri des regards. Lorsque la douleur s’annonce, il est impossible de lui résister. Quelle erreur ais-je commise par rapport aux lois naturelles, pour tant souffrir ? La nuit – ô honte ! – je fais pipi au lit comme un bébé, et je porte à nouveau une couche. Sans doute cette énurésie est due à la peur et l’ego est-il encore trop attaché au besoin de reconnaissance par les autres ego. En effet lorsque l’ego se rebelle, il s’estime ne pas être reconnu pour ce qu’il est. Quelle leçon dois-je apprendre ?

    Le ciel, c’est le lieu dans notre âme, où l’Amour est purifié, comme dans un creuset : le feu du ciel, auquel se réfère Jésus-Christ, est un feu purificateur, qui brûle les imperfections. Sur le sentier, l’étude ne sert qu’à élargir le mental de manière ponctuelle. Si elle s’avère utile pour mon évolution, vivre reste essentiel : seule la vérité vécue est source de transformation.

    L’humilité n’est jamais vraiment acquise : l’humilité est indissociable de la simplicité d’être. J’apprendrai à reconnaître ma faiblesse, à l’accepter et à la dépasser et à ne pas me justifier par rapport aux autres.

    J’ai mal physiquement, psychologiquement et mentalement, mais je ne suis ni mon corps physique, ni mon corps psychique, ni mon mental. De plus je pourrai avoir encore plus mal. Cette douleur est le résultat du karma passé et je l’accepte stoïquement et calmement. Cette étape de ma vie m’apprend encore mieux le détachement : quitter, quitter des amis, une maison, ce sont là autant de « petites morts » qui préparent à la mort définitive, celle du corps.

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  • Depuis longtemps, je suis à la recherche d’un trésor, mais j’ai commis beaucoup d’erreurs dans cette recherche. J’ai d’abord recherché ce trésor en dehors de moi-même ; ce faisant, j’ai trop compté sur les autres et je n’ai pas eu assez confiance en moi-même. J’ai recherché dans les livres, mais les livres ne sont que des poteaux indicateurs qui montrent le chemin, sans plus. J’ai recherché aussi dans divers groupes fraternels, mais ce ne sont aussi que des poteaux indicateurs, et il m’appartient de faire les efforts pour progresser. Par ailleurs dans certaines circonstances, ces groupes fraternels peuvent devenir des sources d’illusion et la pire des choses, avec de l’affairisme, un pseudo occultisme, c’est-à-dire, le contraire des idéaux annoncés. Dans ces groupes, il convient de rechercher les graines de spiritualité à développer ensuite par moi-même.

    La famille a une grande importance, épouse, enfants et tous les parents, mais la famille, c’est aussi, dans une rivière, des morceaux de bois qui flottent et se rencontrent, cohabitent puis se séparent. Ne pas  oublier que je nais seul, que je meurs seul et entre les deux, je vis seul. Il s’agit d’un constat sans sentimentalisme.

    J’ai eu dans le passé, trop de refuges : le rêve, le travail, les illusions diverses. Je deviendrai ce que je suis déjà : le Soi. Il n’y a rien à apprendre, rien à étudier : tout est déjà là. Je refuserai l’érudition et donnerai plus d’importance à l’intuition. Dans l’avancée spirituelle, je refuse toute illusion et je n’accepte rien que je n’ai expérimenté moi-même. Tous les attachements vont à l’encontre de l’idéal et nuisent à celui-ci : à chaque fois, c’est le mental qui reprend le dessus et j’oublie l’arrière-plan essentiel, l’écran blanc, le Soi, sans lequel il n’y aurait pas de film, la réalité quotidienne. J’agis sans chercher les fruits de mon action, Dieu seul recueille les fruits bons ou mauvais. La mort, objet de méditation, sera acceptée comme le stade suprême, l’ultime initiation et comme une naissance nouvelle : seul le mental craint cette échéance. Le seul point important, c’est l’Amour : tout sera annihilé, sauf l’Amour qui sera diffusé partout. Le trésor caché, c’est le Soi, à la fois Amour, Lumière et Vie.

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  • Je sais ce que je Te dois. J’ai par mes mauvais choix, en pensées, en paroles et en actes, par mes fautes et par mes erreurs, mes limitations et mes péchés, sûrement contrecarré Tes plans grandioses ; mais j’ai pris sur moi-même et me voilà devant Toi, soumis à Ta volonté. Seigneur Dieu, éclaire-moi : pourquoi Ton silence ? Y a-t-il un prix trop lourd à payer et veux-Tu me préserver de cela ? Oui, tout T’appartient et tout est Ton jeu divin, mais qu’à cela ne tienne, fais-moi un signe, car je suis prêt. Ne puis-je pas coopérer à Ton œuvre lucidement et consciemment ? Ne tiendras-Tu aucun compte des efforts – oui, je le sais, efforts humains, humbles, modestes, sans doute insuffisants – que j’ai pu faire ? Tu m’as mis sur le chemin rosicrucien, et aujourd’hui, Tu le sais plus que n’importe qui, c’est de Toi, de Toi, de Toi seul que j’ai besoin : j’aspire à ce que Tu me touches, mon cœur T’est ouvert, viens T’asseoir sur le trône qui T’appartient et ne me laisse pas dans la désespérance !

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  • Je suis le gardien de mes frères, et je ne peux pas réussir seul ou aux dépens des autres. Je ne peux grandir en rapetissant les autres et me procurer le bonheur en infligeant aux autres de la peine.

    Lors de l’exercice de concentration, je méditerai plus fortement sur le prologue de l’évangile de Saint-Jean.

    Lors de l’exercice de rétrospection, je me poserai des questions plus précises sur les activités de la journée : cet exercice contribue à supprimer mes défauts et à les remplacer par les qualités inverses.

    Je suis trop préoccupé par mes problèmes personnels et j’ai en conséquence tendance à ne pas prêter attention et ressentir les besoins et les demandes des personnes qui m’entourent. Néanmoins j’ai aidé des personnes, et notamment l’une d’entre elles à trouver un travail, sans demander de contrepartie et en toute discrétion : je remercie ces personnes de m’avoir ainsi permis d’avancer sur le chemin du service.

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