• Quel est l’avenir du monde : Socialisme ou barbarie ? Eusebio Ferrari ou Steeve Briois ? Jean Burger « Mario » ou Fabien Engelmann ? La classe ouvrière face aux élections bourgeoises. (Sixième

    Depuis 1945, rien n’a fondamentalement changé : après 70 ans, dont les « Trente Glorieuses » et les « Quarante Piteuses », la situation s’est même aggravée ! D’une situation économique anarchique (pas de collectivisation des moyens de production) et d’une répartition de plus en plus inégale des richesses produites, résultent de plus en plus de très riches, minoritaires et de très pauvres, majoritaires. En conséquence, que peut-on tirer comme enseignements du passé, en sachant quand même qu’aucune époque n’est semblable aux époques précédentes ? Les privilégiés ont toujours manié la carotte (répartir les richesses pendant les périodes fastes : alors « égalité des chances », « égalité des sexes », etc.), et le bâton (recours au régime autoritaire lorsque les profits ne peuvent plus être répartis : alors baisse du pouvoir d’achat de la masse des gens, misogynie, racisme etc.). Etant dans une période sombre, la société française entre dans ce nouveau cycle. Cependant, les anciennes solutions pourront-elles être adoptées ? La violence est utilisée sans vergogne : génocide au Rwanda, 200 000 morts en Irak, autant en Syrie, désorganisation en Libye, guerre au Mali pour préserver les intérêts des monopoles, meurtres barbares de Daesch, sans trop émouvoir la communauté internationale, ou l’ONU, etc. Un nouvel holocauste est-il possible en France (contre les personne d’origine arabe, les roms, les juifs,…) ? En tout cas, beaucoup ne pourront pas dire qu’ils ne savent pas, ceci grâce à Internet, les téléphones portables, la surveillance électronique, etc. Rappelons qu’il a fallu attendre les années 1970 pour démontrer la participation du régime de Vichy au génocide juif, élément cependant subodoré. Imaginons les victimes filmant elles-mêmes leur calvaire ! Donc il y a des points communs et de grandes différences néanmoins entre les années 1930, et l’époque actuelle !

     

     

    Quel est l’avenir du monde : Socialisme ou barbarie ? Eusebio Ferrari ou Steeve Briois ? Jean Burger « Mario » ou Fabien Engelmann ? La classe ouvrière face aux élections bourgeoises. (Sixième partie)

     

    Nous voici de retour à la situation des classes sociales en 1945 : se contenter de se mettre sous la direction de la bourgeoisie, en acceptant le jeu électoral, c’est le maintien du capitalisme en l’état pour les soixante dix prochaines années.

    Sans doute, la lutte des classes a toujours été au centre de la société française. Malgré divers mouvements de révolte, (Mai 1968, violences urbaines de 2005,…), la lutte de classes était masquée par un capitalisme florissant, capable de partager les miettes avec les plus pauvres (Trente années glorieuses), ou une classe politique unie sur l’essentiel, le maintien des institutions de la V° République, dont notamment la trahison ouverte du Parti « Communiste » Français (Quarante années piteuses). L’approfondissement de la crise économique et sociale depuis 2008 ouvre une nouvelle période historique, avec la mise au cœur de la société française d’une lutte des classes ouverte, qui cherche un débouché : la révolution prolétarienne. La manifestation la plus visible de cela sont :

    • La réapparition de deux fractions opposées de la classe bourgeoise, le fascisme, et le républicanisme bourgeois (représentés respectivement, en 1940, par Philippe Pétain et Charles de Gaulle, et aujourd’hui, par l’UMPS et le Front National) ; ce n’est pas un hasard si le Parti Socialiste de Lorraine envisage de fusionner une liste commune avec l’UMP pour les élections régionales de 2015, face au danger frontiste !

    Il n’est pas difficile de comprendre les divers accords électoraux entre l’UMP et le Parti Socialiste : il s’agit de collusion entre bourgeois, au nom du front « républicain » bourgeois pour se répartir les places. Que penser d’un élu UMP, élu avec les voix du Parti Socialiste ? N’est-ce pas une ligne politique fantaisiste qui en résulte ? Le seul objectif est bien de préserver le vieux système. En tout cas, si les masses populaires doivent apporter leurs suffrages aux élus de l’UMPS face aux élus du Front national, cela doit être en échange d’avantages en nature tangibles (pouvoir d’achat, baisse d’impôts, etc.) !

    Tous les élus socialistes gagnants lors des élections départementales de 2015 le sont grâce au front républicain bourgeois. Les duels classiques droite/gauche, ont souvent été perdus par les « socialistes ». Le front des républicains bourgeois a toujours été le front des nantis.

    La difficulté de mettre en œuvre les anciennes formules pour régler la contradiction principale entre bourgeoisie et prolétariat, dont les élections à tout crin et à tous les niveaux, est de plus en plus manifeste. Les masses populaires et les classes moyennes désertent de manière durable les urnes. L’abstention est un désaveu de toute l’ancienne classe des élus bourgeois. Il reste au prolétariat à franchir un pas de plus : seul leur intervention directe dans les affaires publiques, et le renversement de l’Etat ancien, est susceptible d’apporter une solution durable aux diverses contradictions (Chômage, extension de la pauvreté, écocide,…). Outre les abstentionnistes, de nombreux électeurs du Parti Socialiste, qui s’imaginent que ce parti contient encore dans sa ligne politique une once de véritable socialisme, mais aussi de nombreux électeurs du Front national, attirés par l’aspect socialisme de la ligne sociale du national-socialisme, aspirent à des solutions socialistes ! Le mécontentement et le besoin de démocratie populaire et réelle recherchent la seule expression possible : la révolution socialiste et le renversement de l’Etat ancien.

    • La mise sur le devant de la scène de formules de remplacement, comme la VI° République, par tous les trotskystes et révisionnistes, et tous les aventuriers prêts à se mettre à la solde des privilégiés, cinquième colonne de la bourgeoisie au sein de la classe ouvrière.

    Les élus politiques ont-ils pris la mesure du besoin de changement ? Ils sont resté en retrait par rapport aux souhaits populaires et restent sur des formules du passé, comme « le retour de la croissance, l’inversion de la courbe du chômage, etc. ». C’est là un pari sur l’évolution cyclique de l’économie ; si ces réformettes sont acceptées, c’est la certitude du maintien des privilégiés bourgeois aux postes de commande, et l’augmentation de la pauvreté et de la précarité pour le grand nombre.

    La déconnection entre les élus et la réalité sociale est complète. Alors que le ventilateur (l’ancienne société) ne dispose plus d’énergie, il continue de tourner : à peine terminé le cirque électoral des élections départementales, pour occuper les esprits, les médias mettent en route les mises en scènes des  élections régionales, en décembre 2015, et des élections présidentielles, en 2017. Comme si de telles formules avaient jusqu’à présent apporté des réponses aux diverses contradictions, dont la plus exacerbée est l’augmentation à la fois des bourgeois les plus riches et du grand nombre des dépossédés ! Comme si le changement de président de la République allait changer quoi que ce soit dans la vie quotidienne du peuple !

    Ce n’est pas le gouvernement, ou les élus, qui créent de la déception. Ce qui impliquerait qu’il suffit de remplacer le gouvernement, ou les élus : c’est là une illusion entretenue par les révisionnistes et les trotskystes. Ce qui crée la déception, c’est le vieux système : c’est donc bien celui-ci qu’il convient de détruire. Le gouvernement et les élus ne sont que les piliers du vieux système.

    L’apparition, en pleine lumière du fascisme, est une résurgence de la lutte de classe ouverte. Ne nous y trompons pas ! Lors du conflit entre Charles de Gaulle et Philippe Pétain, entre 1940 et 1945, il est possible de distinguer les diverses fractions bourgeoises :

    • Ceux qui sont demeurés fidèles soit à la tendance de Philippe Pétain (comme Jean marie Le Pen), ou soit à la tendance gaulliste ;
    • Ceux qui sont passés d’un camp à l’autre, comme par exemple François Mitterrand, qui, après l’échec prévisible du fascisme à partir de 1943, passe dans le camp de la bourgeoisie républicaine.

    Le camp communiste et ouvrier n’a pas su garder son autonomie, et a été berné, par opportunisme (Maurice Thorez) par de Gaulle.

    L’avenir dira si certains représentants bourgeois demeureront fidèles aux principes de la république bourgeoise, y compris lorsque les forces populaires, dirigées par le parti du prolétariat, prendront le dessus.

    S’allier tactiquement avec l’une ou l’autre fraction, lors du processus révolutionnaire, est possible, sous réserve que les forces populaires conservent leur autonomie, et deviennent pas une force d’appoint d’une ou l’autre fraction bourgeoise.

    Si une fraction bourgeoise républicaine est véritablement prête à entamer une lutte sans merci contre le fascisme, elle doit le démontrer en s’adjoignant les forces populaires, et pour ce faire, elle doit accroître les forces démocratiques et économiques du peuple (démocratie populaire, création d’emploi, lutte contre les dérives du capitalisme de toutes sorte : fuites des capitaux, etc.).

    La bourgeoisie républicaine, pour vaincre le fascisme, a besoin du peuple ; si elle ne veut pas être vaincue, elle doit « lâcher du lest », et donner diverses satisfactions politiques et économiques aux masses populaires (pouvoir d’achat, etc.). Mais il faut aussi tenir compte de la communauté d’intérêts de la classe bourgeoise dans son ensemble, et si celle-ci se sent en péril, rien ne l’empêchera de se réfugier derrière une option fasciste. Cette option fasciste sera le prélude au socialisme ! Mais sans doute après une lutte violente, implacable, sans pitié !

    Jean Marie Le Pen incarne ouvertement la stratégie fasciste, ligne politique que Marine Marion Le Pen incarne au niveau tactique. Ce que le Front National peut reprocher à Jean Marie Le Pen, c’est d’exposer aux regards de toute la population, la stratégie fasciste. Mais pourquoi prendre les citoyens pour des imbéciles ? Au mieux la majorité du peuple peut prendre le Front National comme une épine pour extraire l’autre épine, l’UMPS, et mettre les deux épines « au feu ». Rappelons les diverses citations de Jean marie Le Pen :

    Les citations du Petit Livre Brun :

    "Le sidaïque [...] est contagieux par sa transpiration, ses larmes, sa salive, son contact. C'est une espèce de lépreux." (1987)  "Monsieur Durafour-crématoire, merci de cet aveu." (2 septembre 1988)  "La première usine qu’il faut faire en France, c’est une usine à couilles !" (2012) "Mon personnel de maison est noir, mon cuisinier est noir [...] que faut-il que je fasse ? Que je me marie avec un noir, homosexuel et sidaïque ?" (21 avril 2002) "Je ne dis pas que les chambres à gaz n'ont pas existé. Je n'ai pas pu moi-même en voir. Je n'ai pas étudié spécialement la question. Mais je crois que c'est un point de détail de l'histoire de la Deuxième Guerre mondiale." (13 septembre 1987) "Hiroshima est un détail de l'histoire aérienne de la guerre" (18 septembre 1987) "Je vais te faire courir moi tu vas voir, rouquin...PD!" (1997) "La Déclaration des droits de l'Homme marque le début de la décadence de la France" (26 août 1989) "Oui, je crois en l'inégalité des races. Aux Jeux olympiques, il y a une évidente inégalité entre la race noire et la race blanche, c'est un fait. Je constate que les races sont inégales." (9 septembre 1996) "Le bobo est plutôt de gauche et il est plutôt poilu de la gueule. C'est la mode musulmane ça, d'être poilu de la gueule. Comme ça, ça vous fait prendre pour un FLN." (17 avril 2012) "Un homme qui ne boit pas de vin n'est pas tout à fait respectable, selon moi." (29 juillet 2011) "Savez-vous que le prénom du petit-fils de Sarkozy est Solal, ce qui ne relève pas d'une franche assimilation de sa famille à la société française, et que Mohammed est le prénom le plus donné aux nouveau-nés à Marseille ?" (2010) "Il faut qu'il y ait une autorité, et nous pensons que l'autorité la plus qualifiée dans un ménage est celle de l'homme" (1979) "Le général De Gaulle était-il plus courageux que ne l'était le Maréchal en zone occupée ? Ce n'est pas sûr." (1996) "L'homosexualité n'est pas un délit, mais elle constitue une anomalie biologique et sociale." (13 février 1984) L'immigration ? "Monseigneur Ebola peut régler ça en trois mois." (20 mai 2014) "Je comprends tout à fait qu'on mette en cause la démocratie, qu'on la combatte." (8 avril 2015) "Je n’ai jamais considéré le maréchal Pétain comme un traître." (8 avril 2015)

    La bourgeoisie allemande la plus agressive avait peur de perdre ses privilèges : c’est pourquoi elle a choisi l’option nationale-socialiste. D’où le choix du nationalisme et de l’antisémitisme, contre le « judéo bolchevisme ». Demain, si la bourgeoisie française la plus agressive voit remis en cause ses privilèges, elle n’hésitera pas à porter le Front National au pouvoir, avec ou sans les petits-bourgeois Le Pen et à prôner le nationalisme, « social » ou pas, avec le racisme et l’antisémitisme. C’est pourquoi il est important de surveiller la liaison entre l’extrême droite et la haute finance. A voir aussi les pans entiers de la bourgeoisie républicaine, de droite ou de gauche, qui adoptent les idées fascistes et toutes les mesures liberticides !

    Depuis 1945, rien n’a fondamentalement changé : après 70 ans, dont les « Trente Glorieuses » et les « Quarante Piteuses », la situation s’est même aggravée ! D’une situation économique anarchique (pas de collectivisation des moyens de production) et d’une répartition de plus en plus inégale des richesses produites, résultent de plus en plus de très riches, minoritaires et de très pauvres, majoritaires. En conséquence, que peut-on tirer comme enseignements du passé, en sachant quand même qu’aucune époque n’est semblable aux époques précédentes ? Les privilégiés ont toujours manié la carotte (répartir les richesses pendant les périodes fastes : alors « égalité des chances », « égalité des sexes », etc.), et le bâton (recours au régime autoritaire lorsque les profits ne peuvent plus être répartis : alors baisse du pouvoir d’achat de la masse des gens, misogynie, racisme etc.). Etant dans une période sombre, la société française entre dans ce nouveau cycle. Cependant, les anciennes solutions pourront-elles être adoptées ? La violence est utilisée sans vergogne : génocide au Rwanda, 200 000 morts en Irak, autant en Syrie, désorganisation en Libye, guerre au Mali pour préserver les intérêts des monopoles, meurtres barbares de Daesch, sans trop émouvoir la communauté internationale, ou l’ONU, etc. Un nouvel holocauste est-il possible en France (contre les personne d’origine arabe, les roms, les juifs,…) ? En tout cas, beaucoup ne pourront pas dire qu’ils ne savent pas, ceci grâce à Internet, les téléphones portables, la surveillance électronique, etc. Rappelons qu’il a fallu attendre les années 1970 pour démontrer la participation du régime de Vichy au génocide juif, élément cependant subodoré. Imaginons les victimes filmant elles-mêmes leur calvaire ! Donc il y a des points communs et de grandes différences néanmoins entre les années 1930, et l’époque actuelle !

     

     

    « Quel est l’avenir du monde : Socialisme ou barbarie ? Eusebio Ferrari ou Steeve Briois ? Jean Burger « Mario » ou Fabien Engelmann ? La classe ouvrière face aux élections bourgeoises. (CinquièmLa Corde et le Serpent (Première partie) »
    Partager via Gmail Yahoo! Google Bookmarks

  • Commentaires

    Aucun commentaire pour le moment

    Suivre le flux RSS des commentaires


    Ajouter un commentaire

    Nom / Pseudo :

    E-mail (facultatif) :

    Site Web (facultatif) :

    Commentaire :