• QU’EST-CE QUE LE PEUPLE ? (PARTIE 8)

    Ainsi, partout où il y a une décision importante à prendre, une mesure politique, économique, sociale, culturelle, il y a la marque de la bourgeoisie.

     

    QU’EST-CE QUE LE PEUPLE ? (PARTIE 8)

     

    CHAPITRE DEUX : DANS L’ORDRE POLITIQUE ET DANS L’ORDRE ECONOMIQUE, LE PEUPLE N’EST RIEN.

     

    Depuis qu’elle a pris la société en main, après des luttes acharnées à la fois contre la noblesse féodale et aussi contre les velléités d’émancipation populaire, la classe bourgeoise, même si elle se garde bien d’en parler publiquement, n’a jamais perdu de vue les richesses économiques qui résultent de sa domination sans exclusive et sans partage, sur les moyens de production. De bric et de broc, au cours de ces luttes, elle a mis en place divers appareils de domination, qui forment l’Etat bourgeois, la « république bourgeoise » – dont il y a eu, en France, cinq républiques, certains rêvant de l’instauration d’une sixième république, capable de résoudre les principales contradictions –et la « démocratie » bourgeoise. Ces appareils de domination sont multiples : bien évidemment, l’armée et la police, les diverses administrations, les juges, mais aussi l’éducation, les médias, la religion sous divers aspects, la politique extérieure, les partis politiques, les syndicats corporatistes, etc.

    Ainsi, partout où il y a une décision importante à prendre, une mesure politique, économique, sociale, culturelle, il y a la marque de la bourgeoisie.

     

    Accaparant tous les pouvoirs économiques, s’appropriant les moyens de production, la bourgeoisie a organisé toute la société uniquement à son profit (chemins de fer, routes, énergies, écologie, etc.), prenant des directives pour tenir le Peuple à l’écart de tous ces rouages.

    Mais cette organisation d’une société en faveur des seuls intérêts d’une classe très minoritaire de privilégiés, aux dépens de la grande masse des citoyens, est un modèle qui ne fonctionne plus. Il y a un cri unanime : il faut que la société se réapproprie les moyens de production, déjà socialisés, et les fasse fonctionner enfin au service de tout le Peuple.

    D’ailleurs, de plus en plus, la réalité prend le dessus, et la classe bourgeoise, malgré les nombreux moyens dont elle dispose (intelligentsia, universitaires, spécialistes, journalistes à sa solde, moyens médiatiques, etc.) a bien du mal à prétendre, par exemple, aujourd’hui, que les grandes fortunes reposent uniquement sur le travail des pseudo propriétaires de celles-ci, ou même de plusieurs générations de pseudo propriétaires. Cela est encore plus évident dans les pays anciennement communistes, comme la Russie ou la Chine, qui ont vu, en quelques années, l’émergence de très grandes fortunes, aux mains d’oligarques : c’est par la rapine, et le vol des biens publics, que ce sont créés ces grandes fortunes. En France également, les grands monopoles et les holdings, s’ils reposent effectivement sur le Travail, c’est sur le Travail de générations de personnes appartenant au Peuple. Il est donc légitime que tous ces moyens de production reviennent aujourd’hui au Peuple et soient gérés directement par celui-ci.

    Que représente, par exemple, l’immense fortune des trois générations Dassault, qui se sont succédées à la tête du groupe, sans le Travail du Peuple, ainsi que les commandes par l’Etat, et de la politique guerrière et agressive menée par l’Etat bourgeois à l’extérieur (guerres en Libye, en Irak, en Syrie, au Yémen, etc.), pour le seul développement des profits gigantesques empochés par quelques familles de capitalistes ?

    De plus en plus, la classe bourgeoise s’avère incapable de gérer rationnellement ces moyens de travail, afin que ces outils se développent encore, et soient mis véritablement au service des seuls besoins de toute la population nationale, et pas seulement pour créer le luxe et l’opulence pour quelques individus.

    Ce n’est que par diverses fictions que la bourgeoisie capitaliste demeure encore à la tête de fortunes colossales et d’empires financiers et industriels, jamais créés par elle-même, ou par son travail, mais créés par le Peuple et par le travail du Peuple. Tous les exemples que l’on peut prendre concourent à démontrer cela, comme la production des armements.

    L’Etat bourgeois passe commande auprès des usines détenues nominalement par les avionneurs Dassault, qui ensuite encaissent indûment l’essentiel des immenses profits, alors que la valeur ajoutée par cette famille est nulle.

    Toutes ces usines, déjà largement socialisées au niveau de la production, doivent faire l’objet d’une réappropriation par les véritables et seuls acteurs : les travailleurs de ces usines, et être gérées directement par ceux-ci. Et la classe bourgeoise doit être remise au travail et ne vivre, comme tout citoyen digne et honnête, de son seul travail : « qui ne travaille pas, ne mange pas ! » est l’un des préceptes d’un socialisme bien compris.

    De l’autre côté, le Peuple  n’a véritablement aucun droit réel, ni dans le cadre de son travail, au sein de l’entreprise « publique » ou privée, ni dans le cadre de sa vie quotidienne, au sein de la cité.

     

    Et, de plus en plus, le peu de droits acquis par les luttes des diverses générations de travailleurs ont tendance à s’amenuiser : toujours moins de droits (remise en cause du droit du travail, par exemple), moins d’égalité, et également aussi, toujours plus de pauvreté et d’indignité. Il est inutile d’égrener tous les maux anciens et nouveaux créés par la société moderne bourgeoise, décadente et en déliquescence : chômage, habitat insalubre et indigne, scolarité au rabais, baisse du pouvoir d’achat, nourriture empoisonnée et indigne, etc. 

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