• Qu'est-ce que le Peuple ? (Partie 7)

    La bourgeoisie est devenue incapable d’assurer l’ordre (ordre social, travail pour tous, sécurité, éducation pour tous, logement décent pour tous, etc.). Dans le cadre d’un capitalisme décadent, qui n’est plus en phase avec l’infrastructure, la bourgeoisie ne parvient plus à assurer le bon fonctionnement de toute la société, et cela se voit et se ressent de plus en plus : il est donc plus que temps pour elle de disparaître en tant que classe sociale, afin de laisser tous les leviers de commande au Peuple seul.

    Qu'est-ce que le Peuple ? (Partie 7)

     

    La bourgeoisie est devenue incapable d’assurer l’ordre (ordre social, travail pour tous, sécurité, éducation pour tous, logement décent pour tous, etc.). Dans le cadre d’un capitalisme décadent, qui n’est plus en phase avec l’infrastructure, la bourgeoisie ne parvient plus à assurer le bon fonctionnement de toute la société, et cela se voit et se ressent de plus en plus : il est donc plus que temps pour elle de disparaître en tant que classe sociale, afin de laisser tous les leviers de commande au Peuple seul.

    Les gilets jaunes, ce sont les classes moyennes, qui ont peur d'être paupérisées (déclassées et appauvries, c'est-à-dire mises au niveau des gens des cités), et qui ont affaire à la violence policière sans retenue d'un pouvoir aux abois. Mais il ne faut pas oublier les classes laborieuses, dans les quartiers populaires, qui, pour le moment, ne bougent pas encore, mais qui connaissent depuis des décennies, cette violence policière, et l'application de près de quinze "lois sécuritaires" mises en place par les gouvernements successifs de Chirac à Macron. Il est bon, même si c'est à coup de grenades lacrymogène, de grenades offensives, de canon à eau, et de tonfa, que les classes moyennes se réveillent! C'est la démocratie populaire , qu'il faut instaurer! Avec la justice sociale et fiscale!

    Qu’est-ce qui a conduit à la situation d’aujourd’hui ? A savoir, une classe bourgeoise qui est devenue parasitaire, mais qui possède TOUT, et un Peuple laborieux, mais qui n’a RIEN ? Comment en est-on arrivé à un tel état de choses ?

    La bourgeoisie a su s’emparer de la notion de « représentation » (y compris dans le cadre du suffrage universel) et en faire une arme lui permettant de s’emparer de tous les pouvoirs politiques, dépossédant le Peuple de tout pouvoir.

    Bien évidemment, il ne s’agit pas d’être opposé, par principe, à toute forme d’élections. Mais les élections conduites par la bourgeoisie sont pipées : elles ne débouchent que sur la dictature bourgeoise, c’est-à-dire sur la dictature d’une extrême minorité sur la grande majorité du Peuple, en masquant cela sous un dehors soi-disant « démocratique ». Seules des élections, organisées et contrôlées par le Peuple, peuvent être justes et démocratiques.

    Cela ne signifie pas, non plus, que le Peuple ne doit pas, par principe, participer aux élections bourgeoisies. Bien au contraire. Mais cette participation doit se faire sous la direction d’un parti véritablement révolutionnaire et communiste, comme cela a été le cas par le Parti Communiste Français de 1921 à 1953, avant que ce parti ne tombe dans la fange du révisionnisme et de la trahison de la classe ouvrière.

    Et pourquoi le Peuple, qui sait aussi s’organiser, ne participerait-il pas aux élections , ne serait-ce que pour prendre une pleine conscience et connaissance des conditions dans lesquelles la classe bourgeoise gère les affaires publiques aujourd’hui ?

    Pourquoi la métamorphose (résolution de la contradiction Travail-Capital, ou infrastructure-superstructure) ou : De RIEN, le Peuple devient TOUT, et de TOUT, la classe bourgeoise est réduite à RIEN, ne s’est-elle pas produite ?

    Les causes sont

    Du point de vue des causes subjectives, on peut en pointer au moins trois :

    • Un parti pseudo-communiste (le Parti « Communiste » Français), qui, à partir de 1953, n’a jamais rien fait pour placer le Peuple en situation d’accéder à tous les pouvoirs, de 1954 à nos jours. Chaque fois qu’un mouvement social a pris de l’importance, le P « C »F et la CGT étaient là pour aider à éteindre l’incendie (1968, etc.). Il faut bien étudier le passé, pour éviter la répétition de celui-ci, et préparer l’avenir. Le passé du P «C» F doit être connu, pour ne pas le reproduire. Pourquoi la classe ouvrière se détourne-t-elle de ce parti, et rejoint même parfois le fascisme (comme c’est le cas dans le Nord-Pas-de-Calais) ? C’est un petit-fils d’un mineur communiste, militant exemplaire, qui a combattu contre le fascisme, qui est devenu maire de Hénin-Beaumont, et bras droit de Marine Le Pen, et un cadre important de l’ancien P « C»F du Pas-de-Calais, qui est devenu un député du Front National en 2017, aujourd’hui Rassemblement National ! Que de reniements, et ce ne sont pas les seuls !

    Il convient également de bien étudier l’histoire de l’URSS, devenue la Russie des oligarques, après le coup d’État de Khrouchtchev, à la mort de Staline, en 1953, ainsi que l’histoire de la Chine populaire, devenue une superpuissance fasciste, à la mort de Mao Tsé-toung en 1976 et le coup d’État de Deng Xiaoping.

    • Des syndicats ouvriers et des travailleurs, largement intégrés dans le système bourgeois, acquis depuis toujours, majoritairement, aux théories de l’anarcho-syndicalisme, et qui refusent obstinément de poser les vraies questions politiques et économiques du prolétariat et des travailleurs, qui valent seules une lutte de classe intransigeante : la question du pouvoir dans l’entreprise. Les diverses affaires de corruption qui émaillent les actualités nationales, quant aux mœurs dépravées réelles des dirigeants de ces divers syndicats dits représentatifs, confirment ce diagnostic, s’il en était besoin. Les exemples ne manquent pas : depuis la trahison de la « tsarine » de la CFDT, jusqu’aux divers scandales de vols financiers, ou de fichiers mafieux, à la CGT ou à FO , les subventions versées aux responsables syndicaux par les organisations patronales (UIMM, MEDEF, etc. )… etc.

    • Des « élus », qui parfois, se disent ou se veulent révolutionnaires, comme ceux de la « France Insoumise » aujourd’hui, mais qui demeurent dans la logique du système capitaliste. Ce sont sans doute ces « élus »-là qu’il faudra, très vite, de suite, en fonction de la marche du mouvement révolutionnaire, mettre de côté, afin que la révolution prolétarienne puisse aller le plus loin possible (jusqu’au bout) de sa logique.

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