• Qu'est-ce que le Peuple ? (Partie 4)

    Qu’est-ce que le Peuple ? TOUT. Si le Peuple est effectivement, et d’ores et déjà TOUT, c’est-à-dire que , notamment, c’est lui le créateur de toutes les richesses, cela n’est pas manifeste, du point de vue politique et économique, car la bourgeoisie s’accapare indûment presque la totalité des richesses, ne laissant au Peuple que les miettes. Pour se réaliser effectivement, le Peuple doit faire la révolution prolétarienne, afin d’harmoniser le socle de l’infrastructure, avec la superstructure, autrement dit, remplacer l’État bourgeois par un État socialiste.

    Qu'est-ce que le Peuple ? (Partie 4)

     

    Qu’est-ce que le Peuple ? TOUT. Si le Peuple est effectivement, et d’ores et déjà TOUT, c’est-à-dire que , notamment, c’est lui le créateur de toutes les richesses, cela n’est pas manifeste, du point de vue politique et économique, car la bourgeoisie s’accapare indûment presque la totalité des richesses, ne laissant au Peuple que les miettes. Pour se réaliser effectivement, le Peuple doit faire la révolution prolétarienne, afin d’harmoniser le socle de l’infrastructure, avec la superstructure, autrement dit, remplacer l’État bourgeois par un État socialiste.

    Que représente le Peuple dans l’ordre économique et politique ? RIEN. La classe dirigeante, la classe bourgeoise, représentée aujourd’hui par le gouvernement MACRON, a accaparé tous les pouvoirs. Mais elle agit à contresens, faisant en fait progresser l’objectif, à savoir la métamorphose du Peuple, de RIEN en TOUT, comme Louis XVI a contribué, par ses actes et ses paroles, au triomphe de la révolution bourgeoise de 1789-1794.

    Que demande le Peuple ? TOUT. La force dirigeante de la révolution au XXI° siècle n’est pas encore entrée en scène, à savoir le prolétariat, la partie la plus révolutionnaire du Peuple.

    Ainsi, le 17 novembre 2018 marque une étape importante du mouvement révolutionnaire du XXI° siècle. Comme tout mouvement révolutionnaire, il convient de l’étudier dans son processus et sur le long terme. Ce mouvement connaît des mouvements d’avancée, et de recul, pacifiques et violents, la violence réactionnaire de la bourgeoisie s’opposant à la violence révolutionnaire du Peuple. A chaque étape, de nouveaux acteurs montent sur la scène, pour ensuite disparaître et laisser la place à de nouveaux acteurs. Ainsi, le mouvement populaire charrie un ensemble d’opportunistes, d’arrivistes, d’illuminés, etc. qui cherchent à utiliser le mouvement populaire ou à le dévoyer, pour aussitôt disparaître dans l’anonymat des foules.

    En tout cas, les deux camps se dessinent parfaitement :

    -- La Bourgeoise : chaque membre de cette classe de possédants prend position pour ou contre le mouvement, y compris les divers intellectuels et journalistes ;

    -- Et le Peuple. Le Peuple comprend plusieurs couches sociales et classes sociales, dont notamment :

    -- la couche supérieure, la plus aisée, qui comprend les moyens et petits bourgeois, appelés, dans les médias dominants, la « classe moyenne » ;

    -- la classe sociale inférieure, la plus pauvre, qui comprend les petits employés, les petits paysans, et les ouvriers, appelée le prolétariat.

    Les gilets jaunes représentent surtout la première catégorie, la « classe moyenne », en cours d’appauvrissement et de paupérisation. Cet élément explique une certaine proximité avec le fascisme (Rassemblement National, ex-Front National) et avec La France Insoumise de Jean Luc Mélenchon. En effet, actuellement, c’est la « classe moyenne » qui est la plus atteinte par la mondialisation. C’est une couche sociale en cours d’appauvrissement et de paupérisation accélérée, amenée, qu’elle le veuille ou non, à rejoindre la classe laborieuse la plus pauvre. Cette couche rejoint, objectivement, le niveau de vie des classes pauvres laborieuses. Cependant, subjectivement, la « classe moyenne » conserve des illusions : celles de trouver encore des solutions, à sa situation, dans le cadre de la société capitaliste, ce qui est impossible. Du point de vue subjectif, tiraillée entre capitalisme et socialisme, les membres de cette couche sociale conservent une idéologie petite-bourgeoise, propre à la petite propriété.

    A moyen terme, il y a le choix entre :

    -- défendre le système ancien, et rejoindre si besoin, le fascisme : certaines demandes et doléances des gilets jaunes sont tout à fait acceptables par le système bourgeois, et le patronat (MEDEF)

    -- rejoindre le nouveau système socialiste.

    Cela signifie bien que le rapport contradictoire entre les deux parties du Peuple, couche petite-bourgeoise et prolétariat, n’est pas encore réglé : en effet, entre une partie de la couche supérieure du Peuple, et le prolétariat, il y a une contradiction antagonique, qui oppose les amis et les ennemis. En tout cas, la contradiction est antagonique entre l’idéologie socialiste et prolétarienne, et l’idéologie du petit propriétaire. Pour régler cette contradiction, deux conditions sont nécessaires :

    -- Mise en route, et entrée fracassante, dans le mouvement, de la classe laborieuse, avec ses exigences propres : démocratie populaire, tant dans les cités que dans les entreprises, réappropriation des moyens de production par le Peuple, etc.

    -- Création d’un Parti Communiste, et acceptation d’une direction sérieuse, implacable, de celui-ci sur l’ensemble du Peuple.

    Quels que soient les chemins pris par le mouvement, par exemple, un détour par la case « fascisme », en raison de l’idéologie petite-bourgeoise d’une frange importante de la couche petite-bourgeoise, le mouvement révolutionnaire qui a démarré le 17 novembre 2018 ne s’arrêtera plus, et il doit aller jusqu’au bout de sa logique : un nouveau régime socialiste, au cours du XXI° siècle.

    On peut pointer les qualités et les défauts du mouvement actuel des gilets jaunes :

    -- Les qualités : Une forte détermination (violence révolutionnaire), une mobilisation sur le temps, et le refus, globalement de la division.

    -- Les défauts : Un manque d’esprit de groupe, peu d’organisation, une faible solidarité avec les gilets jaunes blessés ou emprisonnés. Peu de solidarité avec les classes laborieuses (chômeurs, jeunes des cités, immigrés,…) ; parfois même hostilité exprimée à l’égard du prolétariat, et notamment les jeunes des cités (avec le refrain : « Nous, la « classe moyenne », on finance par les impôts les charges relatives au chômage ! ») ; à la marge : racisme et antisémitisme, chauvinisme ; pas de programme de gouvernement et de changement de la société, concurrence et compétition entre gilets jaunes, illusions sur le référendum d’initiative citoyenne (R.I.C.) ; illusions à propos des résultats attendus des élections en régime bourgeois, tant que celui-ci n’est pas détruit ; également, du côté de ceux qui, dans cette couche sociale, ne sont pas encore atteints par l’appauvrissement et la paupérisation, une incompréhension, et même une hostilité à l’égard du mouvement.

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