• Qu'est-ce que le Peuple ? (Partie 23)

    Le « socialisme » dont se réclame le fascisme (national-socialisme ou social-fascisme) n'est qu'une grossière récupération du terme de socialisme par la fraction la plus dure de la Bourgeoisie, la fraction fasciste. Cette fraction comme lors du régime de Vichy, vise à inféoder complètement la classe ouvrière et le Peuple, au service d'un capitalisme barbare et d'un impérialisme qui conduit immanquablement à la guerre.

     

    Qu'est-ce que le Peuple ? (Partie 23)

     

    Voyons le contenu de ces divers socialismes dans les faits.

     

    1. Le « socialisme » bourgeois (conservateur et fasciste)

    Le « socialisme » dont se réclame le fascisme (national-socialisme ou social-fascisme) n'est qu'une grossière récupération du terme de socialisme par la fraction la plus dure de la Bourgeoisie, la fraction fasciste. Cette fraction comme lors du régime de Vichy, vise à inféoder complètement la classe ouvrière et le Peuple, au service d'un capitalisme barbare et d'un impérialisme qui conduit immanquablement à la guerre.

    La bourgeoisie traditionnelle se réclame encore du libéralisme : elle utilise donc peu le terme de « socialisme ». Mais la classe bourgeoise doit gérer la société entière, et donc , en fonction notamment des rapports de force et des luttes populaires, elle prend des mesures sociales.

    Le « socialisme » des divers partis de « gauche » de la Bourgeoisie, prend des mesures politiques et sociales acceptables pour le prolétariat, en lâchant parfois la bride de l'exploitation capitaliste, quand c'est possible, en faveur des travailleurs, notamment lors des phases d'expansion : cela se manifeste par des augmentations de salaires, des diminutions du temps de travail, etc. Ce « socialisme » du « possible » est prisé depuis longtemps en France (voir le ministérialisme de Millerand, le socialisme communal, le socialisme à la sauce de Jean Jaurès, Léon Blum, François Mitterrand, etc. ). Il ne faut pas oublier que, lorsque les intérêts vitaux de la classe bourgeoise dans son ensemble sont en jeu, ces pseudo-socialistes n'hésitent pas à rejoindre les intérêts du capitalisme et de l'impérialisme français : voir le rôle joué par l'  « Union nationale » , lors de la première guerre mondiale, par exemple).

    A propos de La France Insoumise : La police nationale et la gendarmerie, en France, commettent des exactions terribles sur les grévistes et les gilets jaunes : yeux crevés, mains arrachés, morts suspectes, gazage avec des produits prohibés et dangereux, violences policières, etc. La question qui se pose est : s'agit-il de dérapages occasionnés par quelques individus , indignes de porter le costume de policier, ou bien s'agit-il d'une police, chiens de garde d'un système bourgeois, afin de protéger la classe bourgeoise contre la vindicte populaire ? Dans le premier cas, il suffit de ramener de l' « humain » dans les relations entre la police et la population. Un dirigeant , comme Jean-Luc Mélenchon, va faire rentrer les choses dans l'ordre, dit-il, et rétablir une police et une gendarmerie « républicaines », au service du Peuple. Dans le second cas, ils s'agit d'un État capitaliste, qui opprime le Peuple, et qu'il faut détruire par la violence révolutionnaire, qui est une violence juste, opposée à la violence réactionnaire de la bourgeoisie et de sa police à ses ordres. Il semble que la réponse apportée par La France Insoumise, est la première : il s'agit de « guérir » les maux du capitalisme, afin de le rendre plus « humain », en remplaçant la V° république bourgeoise, par une VI° république bourgeoise.

    Dominique Gros a été maire "socialiste" de Metz de 2008 à 2020: C'est l'heure du bilan, et on peut s'interroger sur ce qu'a apporté Dominique Gros au cours de douze années à la direction de la ville de Metz et aux messins. D'abord, rien à voir entre le Dominique Gros, rédacteur en chef du « Chardon » et chef de file de l'opposition à Jean Marie Rausch, allant à la pêche aux voies et Dominique Gros une fois élu (avec moins de 50 % des voix, grâce à la division de la droite). Il suffit de se rappeler de ses discours enflammés (cela n'a duré qu'une année après son élection en 2008, après être monté sur l'escabeau) : par exemple outré par le taux d'abstention, il avait promis qu'avec lui à la mairie, cela allait changer : il allait ramener les électeurs vers les urnes et combattre l'abstention (en moyenne, un électeur sur deux ). Depuis, comme beaucoup d'autres promesses, celle-ci a été jetée aux orties ( aux Chardons). Des militants du PCF sur la liste Xavier Bouvet ? On sait depuis longtemps, les intéressés en ayant eux-mêmes fait l'aveu, ils sont restés au PCF, par habitude, parce que trop vieux pour changer de crèmerie, et faire un autre choix. En réalité, leur choix, c'est d'aller à la gamelle, et de profiter de tous les mandats possibles qui ont du rendement (mairie, conseil économique, social et environnemental, etc.).

    Et de toute façon, depuis que Dominique Gros est aux manettes, les scores économiques restent résolument négatifs : poursuite de la perte de population de la ville, poursuite d l’augmentation des demandeurs d'emploi à Metz, absence de création d'emplois pérennes, à part Amazone, grâce aux efforts notamment de Bouvet, maintien d'un taux record des abstentionnistes, ville centre transformé en désert aride mais coûteux au niveau des parkings, etc. . Et dire que Jean Marie Rausch affirmait que Dominique Gros n'était même pas capable de gérer une épicerie : se serait-il trompé ? Est-il au moins plus capable de désigner son successeur ? Enfin Dominique Gros est lou-ravie : son nom va figurer dans la liste des maires de Metz... Mais peut-être pas comme le premier maire de « gauche », depuis 1848, comme l'avait annoncé le journal " Républicain lorrain" pour faire trembler les paraiges (qui constituent la classe héréditaire qui au moyen âge avait au sein de la ville le monopole des fonctions publiques dirigeantes et formaient l’oligarchie de la ville de Metz  et jusqu'à la fin de l'ancien régime ). et les bourgeois de Metz , qui considèrent encore aujourd'hui que la gestion de la ville est leur prérogative ! Décidément, la ville de Metz reste une Bastille à prendre !

    En conséquence, Quel que soit le qualificatif ajouté à ce socialisme bourgeois, « socialisme libéral », aujourd'hui, « écologie socialiste », etc. il reste tout à fait compatible avec le capitalisme et l'impérialisme. Il ajoute une certain « note» de « radicalité », qui peut attirer, le temps d'une échéance électorale, les masses populaires !

     

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