• Qu'est-ce que le Peuple ? (Partie 15)

    Au XVIII° siècle, de nombreux membres du Tiers État soutenaient l’Ancien Régime, pour de nombreuses raisons, comme les domestiques des nobles (perruquiers, mis au chômage, par la révolution, etc.). « L’Ancien Régime est le meilleur des régimes » affirment-ils. Qui a raison, les révolutionnaires bourgeois et autres, qui instaurent le régime capitaliste, ou les retardataires, qui veulent, parfois contre leurs propres intérêts objectifs, le maintien du régime des privilèges ?

    Qu'est-ce que le Peuple ? (Partie 15)

     

    Au XVIII° siècle, de nombreux membres du Tiers État soutenaient l’Ancien Régime, pour de nombreuses raisons, comme les domestiques des nobles (perruquiers, mis au chômage, par la révolution, etc.). « L’Ancien Régime est le meilleur des régimes » affirment-ils. Qui a raison, les révolutionnaires bourgeois et autres, qui instaurent le régime capitaliste, ou les retardataires, qui veulent, parfois contre leurs propres intérêts objectifs, le maintien du régime des privilèges ?

    Lors de l’occupation allemande, de 1940 à 1945, certains disaient, pour de multiples raisons : « Je suis français et nazi », pour des raisons de conviction idéologique, par anticommunisme, par antisémitisme, etc., qui les faisaient, par exemple, combattre dans la compagnie fasciste « Charlemagne », ou pour des raisons économiques (enrichissement grâce au commerce avec l’Allemagne nazie, comme Citroën, ou grâce au marché noir, etc.). « Le nazisme, c’est l’avenir du monde » affirment-ils. Qui a raison, les résistants ou les collaborateurs ?

    Lors de l’occupation coloniale de l’Algérie, certains algériens trouvaient positifs ce colonialisme. Mais qui a raison, les combattants pour la libération de l’Algérie, ou les collaborateurs avec les occupants français ?

    Et aujourd’hui, de nombreux français, faisant partie du Peuple, à l’encontre de leurs intérêts objectifs, trouvent que le système actuel, où dominent les plus riches, est satisfaisant. Victimes de l’idéologie dominante, ils espèrent un ruissellement de l’argent des riches vers les pauvres, etc.  .

    Une analyse sérieuse permet de déterminer de quel côté sont la vérité et la justice. Les opposants au mouvement inéluctable de l’Histoire, indépendant de la volonté des hommes, ne font que freiner le déroulement de l’Histoire, mais ils ne peuvent empêcher son aboutissement.

    Les résultats de l’évolution trancheront. Les plus riches, sous l’ère Macron, depuis un an, ont connu un enrichissement sans pareil (selon Michel Sapin ancien ministre des finances de François Hollande, les 100 plus riches ont reçu un « chèque » moyen de 1,5 million d’euros) alors que les plus pauvres connaissent une baisse du pouvoir d’achat (Michel Sapin cite sa belle-mère qui, avec une retraite de 1500 euros par mois, verra cette retraite baisser de 30 euros par mois, en raison du prélèvement complémentaire de la CSG).

    S’ils sont partisans de la justice fiscale, qu’attendent les députés de La République En Marche (LaREM ou l’harem de Macron) pour faire revenir en France les 800 milliards d’euros planqués dans les paradis fiscaux, et obliger le titulaires de ces comptes à investir en France, dans les entreprises et l’emploi ?

    « Gilets jaunes et chiffons rouges » (les Enragés de 2018)

    Quelle est la partie du Peuple que représentent les gilets jaunes ?

    Qui sont, majoritairement, les gilets jaunes ? Ce sont des personnes de la classe « moyenne », autrement dit, la moyenne et le petite bourgeoisie : petits patrons, petits commerçants, petits agriculteurs, artisans, retraités, etc., en voie de déclassement et d’appauvrissement, en raison de la mondialisation, de l’évolution du capitalisme français et de la politique de l’Union Européenne. C'est donc une partie du Peuple français, la partie la plus favorisée, celle qui s’en sort le mieux, mais qui connaît aussi des conditions de vie qui se déprécient.

    C’est donc également une classe sociale qui possède encore des moyens matériels non négligeables : une voiture, une maison individuelle, dans un quartier résidentiel, des économies à la banque, la possibilité de partir en vacances, etc. Cette classe fait partie des catégories de personnes qui paient encore divers impôts et taxes.

    C’est en conséquence une classe sociale qui, à la fois, s’oppose à l’évolution actuelle de la société, mais qui aussi, est sujette à des compromis, car elle pense que le système capitaliste est amendable, capable de se réformer, pour répondre à leurs propres aspirations : revaloriser les revenus, améliorer leurs pouvoirs d’achat, etc.

    Pour toutes ces raisons, c’est cette classe sociale qui a allumé la mèche, et mis en route le processus prérévolutionnaire, après le constat flagrant de l’échec de la présidence Macron et LaREM, incapables d’instituer, comme ils l’avaient promis, une France plus solidaire, et pas seulement orienter tous les profits vers la satisfactions des appétits et des désirs des hyper riches (la grande bourgeoisie).

    Comme la révolution procède par vagues successives, on peut donc diagnostiquer que l’étape suivante, est la mise en route dans le mouvement des classes laborieuses (ouvriers et employés), à savoir notamment les habitants des quartiers populaires, des grands ensembles et des cités, ceux qui connaissent les conditions de vie les plus exécrables : rarement une voiture individuelle, logement indigne, jamais de vacances, pas d’économies en banque, vies précaires, souvent pas d’emploi, etc. Ce sont les « chiffons rouges », ou Enragés.

    Le président de la république Macron est le « meilleur des présidents possibles », c’est-à-dire le président des riches, et c’est pour cette raison qu’il a été choisi comme candidat par la classe bourgeoise, par la fraction la plus libérale de cette classe.

    Sa surdité aux demandes des gilets jaunes s’explique pour diverses raisons :

    -- D’abord l’ignorance : il ignore l’état réel du pays, et en particulier les conditions des classes moyennes et populaires ; à noter que les revendications sont souvent portées par des femmes et des femmes âgées (plus de cinquante ans).

    -- Mais aussi, il y a un mépris de classe, affiché par la bourgeoisie à l’égard du Peuple, et même une haine des « invisibles », des pauvres en général. A preuve les nombreuses phrases blessantes que le président de la république a pu lancer publiquement, malgré l’écran que tentent d’interposer les divers communicants chargés de le protéger de la vindicte populaire : « analphabètes, ivrognes, riens, etc. », qualificatifs qui rejoignent bien des formules de mépris, comme le « sans dents » de François Hollande.

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