• Qu'est-ce que le Peuple ? (Partie 14)

    Pour y parvenir, il s’agit de mener une lutte de classes ardue, sur quelques années, avec des moyens réels (un parti communiste structuré, un front populaire pour le pain, la liberté, la démocratie populaire, une armée rouge aguerrie, etc.….) menant une révolution qui met à bas le système ancien, détruit l’État bourgeois et instaure un État socialiste nouveau.

    Qu'est-ce que le Peuple ? (Partie 14)

     

    Pour y parvenir, il s’agit de mener une lutte de classes ardue, sur quelques années, avec des moyens réels (un parti communiste structuré, un front populaire pour le pain, la liberté, la démocratie populaire, une armée rouge aguerrie, etc.….) menant une révolution qui met à bas le système ancien, détruit l’État bourgeois et instaure un État socialiste nouveau.

    Comme la révolution bourgeoise de 1789, qui a détruit le système féodal de fond en comble, pour instaurer le système capitaliste et le remplacer par un État capitaliste, à son tour, le Peuple, dont le prolétariat, doit détruire ce système ancien et obsolète, pour instaurer un système socialiste, et édifier un État socialiste. En somme, cela se traduit par la dictature de la majorité, le Peuple (soit 99 % de la population), sur la classe bourgeoise, minoritaire (soit 1 % de la population). Alors que la révolution bourgeoise de 1789 a conduit à instaurer la dictature d’une classe de plus en plus minoritaire (composée de personnes de plus en plus riches, mais de moins en moins nombreuses), classe décadente, coupée de plus en plus de la réalité sociale du Peuple, dictature bourgeoise sur la majorité du Peuple.

    Jusqu’à présent, le Peuple a aidé la bourgeoisie, notamment en 1789, à détruire le système féodal. Alors, tout le pouvoir a été remis à la classe bourgeoise, pourtant minoritaire. Maintenant, il s’agit de faire une révolution, mais pour le compte du Peuple, et de remettre tout le pouvoir au Peuple, lui-même, majoritaire !

    Comment s’effectuera cette transition d’un système ancien à un système nouveau ? Comme le disait Mao Tsétoung, « une étincelle peut mettre le feu à la plaine ». De plus en plus, la situation devient intenable et invivable, pour un plus grand nombre de personnes et de familles. Du coté de la bourgeoise, celle-ci n’arrive plus à faire face aux diverses difficultés dont le système ancien est la cause directe. En conséquence, le bouleversement peut survenir à tout moment.

    Le 5 octobre 1789, à Paris, quelques milliers de femmes mécontentes de la cherté de la vie et de la disette se rendent à Versailles auprès du roi Louis XVI. Victime de ses hésitations, le roi va se trouver prisonnier des révolutionnaires parisiens. Le lendemain s’ébranle un cortège de 7000 ou 8000 femmes en direction de Versailles. On crie : « A Versailles ! » ou encore « Du pain ! ». Chacun brandit une arme improvisée, fourche ou pique. Il s’agissait de sortir le roi des ors de Versailles, pour qu’il constate de visu la misère du peuple, et apporte des solutions. « Nous ne manquerons plus de pain, nous ramenons le boulanger, la boulangère, et le petit mitron ».

    Quand le président Macron dit : «  Le seul responsable, c’est moi ! » (Sous-entendu : « L’État, c’est moi ! »… « Qu’ils viennent me chercher ! »), il sait très bien que les députés n’en feront rien. Par contre, fidèle à ses ancêtres, pourquoi le Peuple de Paris ne le pendrait-il pas au mot, et n’irait-il pas le chercher, pour le sortir des ors de l’Élysée, et lui montrer de visu la misère du Peuple (pas de pain jusqu’à la fin du mois, logements indignes, hôpitaux déficients, éducation au rabais, insécurité généralisée, etc.) pour l’amener dans les quartiers difficiles, afin qu’il tente enfin d’apporter de vraies solutions, au lieu de se contenter d’être seulement le président des plus riches ? « Nous ne manquerons plus de travail et de pain, car nous ramenons le gouvernement, la tenancière et le petit Macron, au sein des réalités populaires ».

    Il convient de combattre Emmanuel Macron, non pas parce qu’il est président de la république, et qu’il serait un « mauvais » président de la république, occupant mal son poste. Au contraire, c’est un très bon président de la république, mais il convient de le combattre parce qu’il est le président des très riches, le président de la seule classe bourgeoise, représentant les intérêts de la classe dominante (dont l’objectif est le maintien du système capitaliste) et qu’il préside le comité de gestion de cette seule classe sociale.

    Il en est de même de la plupart des « élus », en commençant par les représentants du parti fasciste, le Rassemblement National, et il en est de même de la plupart des « élus » locaux.

    Du sommet de l’État bourgeois, à la base, ils s’opposent à la nécessité historique et à l’évolution de l’humanité : ils seront balayés, parce que ce sont des freins et des obstacles à l’évolution, tout comme les féodaux et les nobles ont été balayés par l’émergence du nouveau système capitaliste.

    Tout le pouvoir pour le Peuple signifie bien que celui-ci organise différemment la société, et que ses représentants élus, avec une éthique nouvelle, des valeurs nouvelles, occupent tous les postes à responsabilité, tant au niveau des institutions publiques et privées, qu’au niveau des entreprises.

    Remplacer Emmanuel Macron par un autre président de la république, sans passer par la rupture d’un système à l’autre, du capitalisme au socialisme, ne fait que reculer les indispensables échéances. Remplacer une V° république agonisante, par une VI° république, tout autant bourgeoise et capitaliste, mais rafraîchie, c’est une autre façon de faire reculer les échéances, et donc encore aggraver la situation. La seule alternative, c’est remplacer la république bourgeoise par une république populaire.

    Qu’une frange du Peuple soutienne les exploiteurs, cela a toujours été ainsi. Souvent, un reste du peuple rejoint les forces révolutionnaires au cours du mouvement, puis au cours de l’instauration d’une démocratie réelle et du socialisme, cela est certain aussi.

    La question à poser est : « Qui est dans le vrai et le juste, et qui est dans le faux et l’injuste ? » Ou bien : « Qui est dans le sens de l’Histoire ? ». Qu’une frange de la population, plus ou moins importante en nombre, défende les oppresseurs, cela a existé de tout temps, et cela contribue même à faire perdurer le système ancien et injuste. Des exemples ?

    A l’époque de l’esclavagisme romain, de nombreux esclaves servaient de diverses façons l’Empire (gardiens des esclaves, militaires, commerçants, etc.) car ils y trouvaient leurs avantages : « L’esclavagisme, c’est bien » disent-ils. Mais qui a raison, ces collaborateurs des esclavagistes ou Spartacus et ses alliés, qui combattent pour l’abolition de l’esclavagisme ? De même l’esclavagisme africain : l’Histoire est émaillée d’africains collaborant à l’esclavagisme (chasseurs d’esclaves en Afrique, traîtres aux USA, etc.). « Être esclave, cela n’a que des avantages », disent-ils. Mais qui a raison, Toussaint Louverture et ses alliés, ou les esclaves trahissant leurs frères ?

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