• Metz, une ville … gérée comment ? Dans l’intérêt de qui ? (Dixième partie)

    Il est certain que la responsabilité des équipes Rausch et Gros est grande, en cas de crise urbaine à Borny !

     

    Grand Projet de Ville de Metz Borny : comment l’argent des pauvres a été détourné et affecté à l’usage des riches !

    En 2008, à peine élu, Dominique Gros a établi le tableau ci-dessous, relatif aux dépenses et aux recettes réalisées dans le cadre du Grand Projet de Ville de Metz-Borny. Ce tableau concerne le mandat de Jean Marie Rausch, s’agissant des années 2000 à juillet 2008. Sur un total de recettes de dotation de solidarité urbaine (DSU), de 28,5 millions d’euros, montant effectivement perçu de l’Etat, seules des dépenses à hauteur de 13,3 millions d’euros ont été réalisées dans le cadre du GPV. Cela représente un taux de réalisation de 40,1 %, par rapport aux prévisions de dépenses prévues soit 32,4 millions d’euros. Cela signifie que la différence entre le montant encaissé et la somme effectivement réalisée à Borny, soit 15,2 millions d’euros, ont « disparu » dans le pot commun de la trésorerie de la ville de Metz, et ont donc servi à financer d’autres programmes de travaux, sur d’autres quartiers, dont le centre cille.

    Encore convient-il de noter que les crédits réalisés sur le quartier de Borny, soit 40 % du total, ne concernent pas que des programmes d’embellissement du cadre de vie, de résidentialisation, de démolitions de logements, de constructions de jardins ouvriers et familiaux, de recomposition urbaine, de sécurisations d’entrées, etc., tous programmes réglementairement prévus par le GPV. Mais par exemple, de 2005 à 2007, 4,4 millions d’euros, soit le quart des 13,3 millions, a permis de financer des travaux de voirie : la réalisation du giratoire de la RN3. Ces travaux concernent un ouvrage de l’Etat. Par ailleurs, dans les autres quartiers de la ville, les travaux de voirie sont réalisés par le recours de moyens de financement plus classiques : le recours à l’emprunt et aux impôts.

    En conséquence, Dominique Gros a établi un tableau qui démontre, dans les faits, ce dont on se doutait déjà : Jean Marie Rausch n’a pas été le maire de tous les Messins, mais bien le maire des riches. La plus grande partie des fonds du GPV a été détournée de son usage réglementaire, et a financé des travaux sur d’autres quartiers que celui de Borny.

    Dans l’ensemble, l’équipe de Rausch a fait peu de travaux, surtout au cours de ses deux derniers mandats, d’où l’image de « Metz, la belle endormie ! ». S’il a peu emprunté, et s’il a eu peu recours à l’emprunt, cela tient donc à une multitude de raisons : le faible niveau d’investissement, le recours à la vente des « bijoux de famille » (UEM, vente de bâtiments divers,…°, d’où la cagnotte de 60 millions d’euros laissée à son successeur, mais aussi le détournement de la plus grosse partie du GPV, et son affectation en dehors du quartier de Borny.

    Sur ce point, il y a eu carence (ou complicité ?) des divers contrôles exercés tant par les préfets successifs, que par la chambre régionale des comptes. Cela tient également à une absence délibérée d’un bilan d’activité du GPV.

    L’argent des pauvres a servi aux riches, et Jean Marie Rausch n’a pas été maire de tous les Messins, sûrement pas maire des habitants de  Borny.

    Après son élection en 2008, lors de son premier discours sur l’escabeau, à la mairie, Dominique Gros savait cela intuitivement, et cela  a été confirmé par ce tableau. C’est pourquoi il s’est alors engagé à être « le maire de tous les Messins », s’inscrivant en tout cas en rupture sur ce point avec son prédécesseur.

    Qu’en est-il après un mandat de six années ? A-t-il tenu cet engagement ? Dominique Gros a-t-il rompu avec les anciennes habitudes de gestion ? A-t-il notamment procédé à un rattrapage et consacré plus de 15,2 millions d’euros supplémentaires au quartier de Borny ?

    A-t-il présenté un véritable bilan des sommes encaissées pour Borny dans le cadre de la DSU, et des sommes effectivement consacrées à ce quartier, de 2008 à 2014 ? Nullement. Il s’est inscrit en réalité dans la continuité et il est donc demeuré le maire des riches.

    On peut s’interroger sur ce qu’attend l'opposition, pour faire enfin son travail, et demander des comptes, en particulier concernant le GPV ? En a-t-elle la compétence ? L’envie ? Et les élus du Front de gauche, où sont-ils sur ce point précis ? En un mot, où est le bilan 208-2014 du GPV du quartier de Borny ?

    Il est certain que la responsabilité des équipes Rausch et Gros est grande, en cas de crise urbaine à Borny !       

    Metz, une ville … gérée comment ? Dans l’intérêt de qui ? (Dixième partie)

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