• Les luttes de classes en France et les élections présidentielles et législatives de 2017. (Partie 41)

    Depuis 1947, trois maires se sont succédés à la tête de la ville de Metz :

    • Raymond Mondon, affectueusement appelé par ses thuriféraires, le « Raymond », décédé en 1970 ; politiquement il est de droite et de centre droit, giscardien.
    • Jean Marie Rausch, maire de Metz de 1970à 2008, plus froidement appelé par ses affidés « JMR ; politiquement, il est également de droite,      centre droit, amis aussi ministre à trois reprises, d’ouverture, du président « socialiste » François Mitterrand.
    • Et Dominique Gros maire de Metz de 2008 à ce jour, le mandat actuel se terminant en 2020.

    Les luttes de classes en France et les élections présidentielles et législatives de 2017. (Partie 41)

     

    ANNEXE :

    On peut lire dans l’édition du 1° juillet 2017 du « Républicain lorrain » :

     

    « A Metz, le mélange des genres fait jaser depuis mercredi et la révélation dans nos colonnes (lire ici) de l’existence d’un coactionnariat au sein d’une société luxembourgeoise, liant le maire de Metz, Dominique Gros, et un homme d’affaires mosellan.

    Candidat offensif au rachat d’un immeuble municipal exceptionnel tant par sa taille (2 900 m²) que par sa situation (place de la Comédie, dans l’historique quartier des Isles), André Heintz (PDG du groupe éponyme dont les activités vont du transport de marchandises à l’hôtellerie) est, en effet, actionnaire au côté du maire de Metz d’une start-up fondée par son fils, Théophile Gros, et Samuel Morin, un scientifique.

    Théophile Gros a enregistré sa société, Ellipsys Mosaïc, spécialisée dans le traitement de données internet, le 21 avril 2016 au registre du commerce du Luxembourg. À son capital sont entrés : Dominique Gros ; la société civile immobilière HAND, dont le gérant est André Heintz ; la société Facilities management service investment, présidée par Malik Belhamici, par ailleurs président d’URM, gestionnaire du réseau d’électricité de la région messine et filiale d’UEM, le producteur d’énergie détenu majoritairement par la Ville de Metz.

    Conflit d’intérêts ?

    Évidemment, cette promiscuité entre milieux d’affaires et chef de l’exécutif messin n’est pas sans soulever des questions. D’autant que Dominique Gros porte, dans cette histoire, la double casquette de maire et de président de l’agence économique Metz Métropole développement, qui a pour mission la gestion d’un appel à projet pour le bâtiment de la place de la Comédie.

    En somme, en étant associé au sein d’Ellipsys Mosaïc avec André Heintz, en pole position depuis l’été 2016 sur cette reconversion immobilière, Dominique Gros frise le « conflit d’intérêts » tel que défini par l’article 2 de la loi du 11 octobre 2013 relative à la transparence de la vie publique : « Toute situation d’interférence entre un intérêt public et des intérêts publics ou privés qui est de nature à influencer ou paraître influencer l’exercice indépendant, impartial et objectif d’une fonction. »

    « Je n’ai pas de favori »

    Hier, Dominique Gros s’est dressé contre cette idée. « Je n’ai jamais eu la moindre discussion avec M. Heintz sur des projets immobiliers », a-t-il affirmé, tout en indiquant qu’il le « fréquente au sein du Cercle Charlemagne de Metz » et qu’il est « un ami de longue date de [son] fils » qu’il a tenu à « aider dans le lancement de sa société » parce qu’il est « avant tout père et maire ». Un "love money" ou financement affectif, en somme.

    L’élu messin a précisé qu’André Heintz n’avait jamais eu de « marché à Metz » depuis son arrivée en 2008. Il n’y aurait donc aucune raison de le voir favorisé demain, par rapport aux cinq autres candidats actuellement en lice pour décrocher la requalification de l’immeuble de la place de la Comédie en hôtel de standing : « Je n’ai pas de favori et je n’ai rien contre personne, a fortement insisté le maire. Aujourd’hui, le dossier n’est, de toute façon, pas mûr. » Enfin, tout en se plaignant du « climat délétère » que subissent « les politiques », Dominique Gros a assuré que le lauréat de l’appel à projet serait désigné en « toute indépendance » par la commission patrimoine de la ville.

    En attendant, il a exclu d’inscrire ce point à l’ordre du jour du prochain conseil municipal, jeudi 6 juillet, comme le lui réclament les membres de son opposition, depuis mercredi.

    Thierry FEDRIGO. »

     

    Voilà exactement l’exemple d’un élu local rejeté par l’immense majorité des citoyens. Nous allons voir pourquoi.

    Depuis 1947, trois maires se sont succédés à la tête de la ville de Metz :

    • Raymond Mondon, affectueusement appelé par ses thuriféraires, le « Raymond », décédé en 1970 ; politiquement il est de droite et de centre droit, giscardien.
    • Jean Marie Rausch, maire de Metz de 1970à 2008, plus froidement appelé par ses affidés « JMR ; politiquement, il est également de droite, centre droit, amis aussi ministre à trois reprises, d’ouverture, du président « socialiste » François Mitterrand.
    • Et Dominique Gros maire de Metz de 2008 à ce jour, le mandat actuel se terminant en 2020.

    Ce dernier maire est élu en 2008, grâce à la division de la droite, et de l’équipe sortante. Il obtient 18 111 voix sur un total de 73 272 électeurs inscrits, soit don 25 % des électeurs inscrits. Un électeur sur quatre s’est donc prononcé pour Dominique Gros, et seulement 47,64 % des électeurs exprimés se sont prononcés pour lui. Il a été réélu, en 2014, grâce à une triangulaire : contre la droite traditionnelle et le Front National. Il a alors obtenu 16008 voix au second tour, moins qu en. 2008, soit 22,2 % des électeurs inscrits. Ces électeurs inscrits sont au nombre de 71 987, car il y a une forte diminution de la population totale de Metz, en raison de la fermeture des casernes de militaires, mais aussi du départ des habitants. A noter en 2014 également une forte abstention, soit plus de 50 % au premier tour et encore 43,22 % au second tour.

    L’administration calamiteuse de la ville de Metz s’est traduite, après le mandat de 2008 à 2014, par une décadence de la ville de Metz (départ d’habitants, moins de postes de travail,…) ainsi qu’une montée en puissance du fascisme, avec sa présence au conseil municipal.

    Il faut aussi prendre en considération les éléments suivants :

    • En 2007-2008, Dominique Gros s’est imposé au sein du parti socialiste, comme candidat aux élections municipales, contre un concurrent plus brillant que lui, Pierre Bertinotti : Dominique Gros l’a emporté avec 226 voix contre 222 ; on a parlé ouvertement de triche et de bourrage d’urne.
    • La différence entre 2008 et aujourd’hui, c’est que la presse local, en raison de l’exigence des lecteurs, n’ose plus passer sous silence les malversations du maire, Dominique Gros.
    • Son comportement à l’égard de ses coéquipiers, notamment lorsqu’il « dégage » certains élus de sa première liste de 2008 aux municipales de 2014, est celui d’un goujat !
    • Ville administrée « en bon père de famille » par JMR. Metz devient la « belle endormie » de 2000 à 2008. Heureusement la ressource issue de l’usine électrique de l’UEM a permis de maintenir la ville à flot dans son fonctionnement quotidien ! Puis avec Grausch, surendettement. Audit. Ville en déperdition. Tout pour les commerçants. Mais aussi la multiplication artificielle des grandes surfaces (Augny, boulevard de Trèves, Muse, …) et la vente des bijoux de famille (vente, chaque année de divers biens immobiliers,…) a maintenu le budget de la ville à flot.

     

    Que penser de Dominique Gros ?

    • Dominique Gros, socialiste. En tant que rédacteur du « Chardon », avant d’être élu maire, il a « singé » un militant socialiste : c’est-à-dire que, comme tous les hommes politiques d’avant En Marche, il avait une critique de « gauche » de son prédécesseur ; mais dès qu’il a été élu, par un heureux hasard de circonstances, il a immédiatement jeté ses oripeaux de militant socialiste, pour imiter en tout son prédécesseur, y compris pour le versement d’indemnités conséquentes, en justifiant cela par un « Je ne serais pas un maire de Metz au rabais ».
    • Dominique Gros, social-chrétien ? Sans doute, plus que socialiste, au sens de marxiste et léniniste, Dominique Gros a été un social-chrétien, au sens de Victor Hugo et de Jean Jaurès : c’est-à-dire un petit-bourgeois favorable à une redistribution des miettes du capitalisme aux plus pauvres – quand il y a des miettes !
    • Dominique Gros, maire de Metz ? Dans cette fonction, il n’aura que « singé » le maire précédent, Jean Marie Rausch. C’est pourquoi son surnom est Dominique Grausch. Après avoir poursuivi les initiatives commencées par son prédécesseur, comme l’aménagement du boulevard de Trèves et de la zone qui environne le Centre Pompidou, peut-on dire qu’en dix années, la ville de Metz se soit embellie et ait gagné en développement économique, social et environnemental ? Les chiffres parlent d’eux-mêmes, quant à la diminution de la population et l’augmentation néanmoins des demandeurs d’emploi.

    Heureusement la présence des réseaux sociaux permet d’apporter quelques vérités quant au comportement de Dominique Gros, ce qui n’existait pas à l’époque de son prédécesseur. Et la justice ? Interviendra-t-elle pour mettre un terme aux agissements de Dominique Gros ? Par exemple, la Chambre régionale des comptes ? Sur son comportement personnel, comme tous les élus cumulards de sa génération, Dominique Gros ne voit pas où est le problème : il est dans le déni, et ne reconnaîtra jamais être foncièrement malhonnête !

     

     

     

     

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