• Les luttes de classes en France et les élections présidentielles et législatives de 2017. (Partie 36)

     

    Voilà donc la France munie d’un président de la République qui ne représente qu’une minorité des français (18,19 % des électeurs inscrits au premier tour) et d’une assemblée nationale qui ne représente également qu’une minorité des français (28,21 % des électeurs inscrits au premier tour) : quelle est la légitimité de cela ?

     

    Les luttes de classes en France et les élections présidentielles et législatives de 2017. (Partie 36)

     

    Conclusion :

     

    Emmanuel Macron est une forme de bonapartisme (ni gauche, ni droite ; et gauche et droite).

    Emmanuel Macron dans la continuité totale de la V° république.

    La mentalité technocratique : face aux problèmes, laisser faire, 80 % des problèmes se règleront d’eux-mêmes. C’est une posture typiquement énarque : ne pas bouger, laisser les problèmes se développer, il y aura bien une solution qui va se dégager. C’était déjà la posture de François Hollande : forcément, ce qui monte, à un moment donné va arrêter de monter et redescendre. Donc, fatalement, la courbe du chômage va, à un moment donné, s’inverser. Elle ne peut monter à l’infinie. Que de temps perdu avec une telle position ! Que de souffrances ! Refuser de choisir entre le fort t le faible, c’est forcément donner toute latitude à la domination sans partage du fort et à l’écrasement total du faible !

    La fameuse doxa jupitérienne d’Emmanuel Macron : « et en même temps » et sa propension à toujours être d’accord avec tout le monde, la droite et la gauche, et le centre, et pourquoi pas l’extrême droite, etc. montrent le chemin : il est certain que, être à la fois du côté du peuple et du côté de la bourgeoisie, vouloir concilier toutes les positions, même les plus inconciliables, conduit directement à se mettre sous la direction des puissants, dominants, du moment, à savoir la classe bourgeoise, et en particulier de la haute bourgeoisie.

    Cela manque de dignité. Espérons que la nouvelle assemblée nationale compte quelques  Maximilien Robespierre (1758-1794, député à 31 ans) et Louis Antoine de Saint-Just (1767-1794, député à 25 ans) pour remettre de la dignité et de l’ordre dans tout cela.

     

    Napoléon III est suivi de la Commune de Paris.

    Les conditions pour ouvrir en France une nouvelle page révolutionnaire :

    • La classe bourgeoise ne parvient pas à solutionner les problèmes, nés notamment de la crise du capitalisme ;
    • La classe ouvrière prend conscience de sa responsabilité historique ;
    • La création d’un authentique parti communiste, état-major de la lutte des classes.

     

    Les premières affaires : le cas Richard Ferrand, le Modem,…

    Après le scandale des emplois fictifs du Modem, son président, ministre de la justice « démissionnaire » d’office, François Bayrou, dénonce rageusement et haineusement les diverses petites mains (attachés parlementaires occupant des emplois fictifs) et donne en exemple la dénonciation anonyme qui a eu lieu lors de l’occupation de la France par les nazis. Quelle honte pour ce Bayrou (e) de secours ? Il connaît sans doute le statut précaire des petites mains, qui sont, de leur côté des héros, car ils auront beaucoup de mal à retrouver un emploi en relation avec des élus. Ce sont plutôt des éveilleurs de conscience, et ils méritent toute la gratitude du peuple ! Il serait plus que temps que de telles personnes méritantes puissent disposer d’un statut protecteur de « lanceurs d’alerte » !

    Par ailleurs, le nouveau président de l’assemblée nationale, François de Rugis, est la caricature de l’homme politique d’ancien système : candidat de la désignation de la primaire de la gauche, le candidat à peine élu, Benoît Hamon, François de Rugis se parjure pour se mettre dans le nouveau mouvement En Marche, alors qu’il avait signé un engagement pour soutenir le candidat désigné par ces primaires. Pour un tel élu, que valent les engagements pris, même sous sermon ?

     

    Des élus fragilisés qui ne retrouveront une réelle légitimité qu’en modifiant profondément leur pratique :

    • Moralisation de la vie publique ;
    • Transparence des diverses décisions ;
    • Rendre compte de l’action engagée, mais aussi consulter aussi souvent que possible les administrés et les mandants. Trop longtemps, les hommes politiques ont été habitués à rendre compte de leurs activités à un parti, à une classe sociale, à des intérêts privés, (lobbies,…). Il est plus que temps qu’ils changent leur manière d’être et de voir, et qu’ils rendent des comptes à ceux qui les ont élus, leurs mandants !

     

    Il n’est possible de comprendre ce qui se passe en France, mais surtout de donner un éclairage su ce qui va se produire lors des prochains mois, qu’en donnant une vision de la réalité à partir de l’analyse de la lutte des classes, en tenant compte de la contradiction principale, celle qui oppose la classe prolétarienne à la classe bourgeoise.

     

    Le critère qui permet de juger l’action du gouvernement d’Emmanuel Macron, et de chacun des députés de la majorité « République En Marche » est le suivant : Comment évoluent la situation de la richesse en France ? Cette action est négative, c’est-à-dire en faveur de la classe bourgeoise, si les riches deviennent de plus en plus riches et les pauvres de plus en plus pauvres et de plus en plus nombreux. Cette action est positive s’il est mis un frein et une limite à l’accaparement des richesses par la classe bourgeoise et s’il est procédé à une redistribution des richesses entre tous les citoyens.

    François Hollande et le Parti socialiste, ainsi que la droite traditionnelle, ont été lamentablement battus, parce qu’ils ont promis de combattre l’injustice, notamment en ce qui concerne les revenus inégaux, ceci en paroles, ouis ils ont, en actes, fait le contraire de leurs promesses électorales : ils ont accrus la fortune de la haute bourgeoisie et œuvrés uniquement pour les monopoles.

    Bien évidemment, au-delà de toute communication, le nouveau gouvernement doit travailler pour plus d’égalité et plus de liberté, en tirant les plus pauvres vers le haut, et en limitant l’essor des plus riches, et non en écrasant les plus pauvres vers le bas, ceci par des paroles démagogiques, reprises par les médias de la bourgeoisie dominante, mais dans les faits, en accroissant la précarité, en diminuant les revenus réels, en augmentant le chômage de masse, en accroissant l’inégalité de l’accès à la scolarité et à la santé.

    Une telle politique mise en œuvre est la seule qui permette d’échapper à l’hypothèse d’une prise de pouvoir fasciste (Front National ou autre) et le cortège qui l’accompagne : barbarie et guerre totale ! Mais il est certain que la seule possibilité de la mise en œuvre d’une telle politique, avec cohérence et détermination, est la prise du pouvoir, donc la révolution prolétarienne, par la classe ouvrière ! C’est pourquoi, quelles que soient les conditions objectives (démocratie bourgeoise, fascisme, guerre mondiale,…), l’objectif est et reste la dictature du prolétariat !

    Mener la lutte de classe vigoureusement, jusqu’à son terme, à savoir une société sans classes sociales, n’est pas seulement une question de haine entre la bourgeoisie et le prolétariat, c’est aussi la seule réponse permettant à moyen terme, la survie de l’humanité : socialisme ou barbarie, à chacun de choisir !

    Analyser le comportement des élus.

     

    Voilà donc la France munie d’un président de la République qui ne représente qu’une minorité des français (18,19 % des électeurs inscrits au premier tour) et d’une assemblée nationale qui ne représente également qu’une minorité des français (28,21 % des électeurs inscrits au premier tour) : quelle est la légitimité de cela ?

     

     

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