• Les luttes de classes en France et les élections présidentielles et législatives de 2017. (Partie 27)

    Ainsi, qu’en est-il concernant la transparence et la démocratie participative ?

    Depuis le début du mandat, il s’est contenté d’imiter et de singer Jean Marie Rausch, tant en ce qui concerne les formes que le fond. Où est la rupture ?

    Les exemples ne manquent pas.

     

    Les luttes de classes en France et les élections présidentielles et législatives de 2017. (Partie 27)

     

    Jean Marie Rausch a été le maire des riches et de la classe possédante. Il a méprisé le peuple, et en particulier les pauvres, dont les habitants de Borny. Dominique Gros s’est appliqué à mettre ses pas dans ceux de Jean Marie Rausch et il a poursuivi dans cette voie. C’est pourquoi, pour les élections de 2014, la réponse doit être : abstention révolutionnaire ! Ni la droite décomplexée, ni la fausse gauche, vraie « droite complexée » ! Cette abstention doit s’accompagner d’une lutte intransigeant contre la bourgeoisie, et en particulier ses représentants les plus acharnés et les plus violents, l’extrême droite !

    En fin de compte, le débat entre les deux tendances du P « C »F, c’est : faut-il intégrer la liste de Dominique Gros tout de suite (Danielle Bori), ou bien d’abord faire cavalier seul, pour réintégrer le bercail (et la mangeoire) ensuite, (Jacques Maréchal), dans de meilleures conditions et un meilleur rapport de force, permettant de négocier les places, Le résultat est le même : le P « C »F est la voiture balai de la social-démocratie : il n’y a aucune autonomie populaire. Avec de telles politiques de collaboration, en fin de compte, de changement pour le peuple, il n’y en aura jamais … sauf pour ces tristes personnages, qui recherchent les postes bien rémunérés ! Il n’est préparé aucune alternative par le Front de gauche. Et les souffrances du peuple vont se poursuivre indéfiniment.

     

    Christiane Pallez est rayée et jetée de la future liste de Dominique Gros. Que lui reproche ce dernier ? De trop cumuler (un emploi à temps partiel, conseillère générale, adjointe au maire) ? D’avoir dépassé les bornes (nommer son gendre cadre du milieu associatif) ? Que nenni. Il faudrait, si tel était le cas, dans un souci de moralité, jeter bien d’autres candidats. Non, il lui est tout simplement reproché d’aimer se prélasser dans son lit, le matin, et de venir avec retard aux diverses réunions. Un peu cavalière, la dame…Et Dominique Gros lui a fait le numéro : « J’voudrais bien, mais j’peux point ! ».

    A noter que l’ex-mentor de la dame, Pierre Bertinotti, a offert ses services, mais Dominique Gros s’est bien gardé de le prendre sur sa liste 2014. Il ne fut pas faire entrer le loup dans la bergerie. « Berti », c’est un peu le petit caillou dans la chaussure, qui risque de faire mal au cours de tout le mandat. D’autant plus qu’il a fait preuve de compétences indéniables dont ne dispose pas Dominique Gros. En voilà au moins un qui, à une lettre près, (tiens, un hasard, la lettre « G ») ne fait pas de différence entre son ancien thuriféraire, Jean Marie Rausch, et le nouveau, Dominique Grausch. Il est vrai qu’il y a, entre l’ancien maire et le nouveau, un cousinage insoupçonnable. Pas seulement un local de campagne commun, 9 rue des Clercs. Mais par exemple, en 2008, à peine élu, Dominique Gros avait exprimé le souhait de garder « Petit Robot » comme directeur général des services de la ville.

    Depuis le début, et au cours de tout le mandat jusqu’à aujourd’hui, Dominique Gros s’est ingénié à imiter en tout son prédécesseur. Et les exemples ne manquent pas. Sur la forme et sur le fond. Dominique a conservé (ah, conservatisme et manque de personnalité, quand tu nous tient ! Il est vrai que Dominique Gros a justifié ce copiage par la volonté de maintenir la lignée « républicaine » des maires de Metz), la manière de faire et d’être de Jean Marie Rausch : maintien des commission instaurées par Jean Marie Rausch. Même la disposition des chaises lors du Conseil municipal, avec une opposition enserrée au milieu de la majorité. Et cette imitation simiesque a commencé par la « tune » : ne voulant pas être « un maire au rabais », Dominioque Gros s’est fait attribuer les mêmes indemnités que son prédécesseur. Il a fait bénéficié son entourage de ces largesses, prises sur le dos de la bête, c’est-à-dire sue le dos des contribuables : ainsi, dès le début du mandat le directeur de cabinet a bénéficier d’un prime de 1700 € mensuelle, par mois !

    A qui Dominique Gros fera-t-il croire qu’il est un partisan acharné de la transparence et de la démocratie participative, alors que pendant tout son mandat, il a refusé de donner la moindre information réelle et détaillée sur sa gestion, et ceci y compris aux membres de sa propre majorité ?

    Dominique Gros s’est révélé comme truqueur et menteur. Pas seulement en ce qui concerne la manière peu orthodoxe dont il a été désigné candidat du parti socialiste en 2007, ni ses promesse électorales non tenues : ne pas augmenter les impôts, être au service de tous les messins,…

    Ainsi, qu’en est-il concernant la transparence et la démocratie participative ?

    Depuis le début du mandat, il s’est contenté d’imiter et de singer Jean Marie Rausch, tant en ce qui concerne les formes que le fond. Où est la rupture ?

    Les exemples ne manquent pas.

    Par exemple, concernant la présentation des modifications budgétaires chaque mois : quelle différence entre le budget primitif adopté par l’assemblée délibérante, et au final, le budget réalisé en fin d’année ! Les décisions modificatives permettent de changer le contenu des comptes, ni vu ni connu. Les modifications sont présentées par nature. Seul le maire dispose d’une présentation des modifications par fonction, donnant la réalité des contenus. Il se garde bien de communiquer ce document y compris à son équipe. Cela permet tous les écarts.

    Ainsi les frais de bouche, les frais de représentation, etc. Les frais s de bouche du premier directeur général des services étaient supérieurs aux frais de bouche de Noël Jouaville, directeur général des services de JMR.

    Jean Marie Rausch était déjà coutumier du fait : vous faites voter un crédit budgétaire en début de mandat, ouis mine de rien, vous abonder ce compte en cours d’année : les conseillers ne voient rien. Ou bien vous dispersez les crédits sur différents compte : poissons, sur un compte, embauche d’un cuisinier professionnel, rattaché à un service et non au Cabinet sur un compte de personne, frais d’énergie sur un compte, frais d’essence encore ailleurs, De  cette façon, il est impossible à toute ^personne d’agréger les différents comptes et de parvenir au coût exact d’un service. Il en est ainsi de nombreuses prestations (nuit blanche, etc.) : il suffit de disperses avec habileté, sans jamais les agréger, les différents comptes (gardiennage, assurance, etc.).

    Exemple des frais de personnel : lors du Conseil municipal du 28 novembre 2013, Nathalie Colin Oesterlé veut démontrer, dans le cadre du DOB ou « Daube », ou débat d’orientation budgétaire, que les frais de personnel ont augmenté de façon inconsidérée. Mais pourquoi ne va-t-elle pas un peu plus dans le détail des chiffres ? En effet, au-delà du montant global des frais de personnel, il est intéressant d’aller dans le détail de chaque compte. Par exemple, en raison du droit local, la ville de Metz participe encore à l’ancien système de retraite des années 1950. Il est versé un montant de deux millions d’euros pour ces retraites. Or, comme les retraités qui bénéficient de ce système disparaissent, ce montant diminue inéluctablement. En conséquence dans le montant global des frais de personnels, certains chiffres sont en baisse et cette baisse devrait être prise en compte pour estimer l’évolution globale des dépenses salariales. Il est vrai que Dominique Gros se garde bien de fournir ces éléments d’information, y compris à ses colistiers. Alors que les citoyens de base, appelés à se prononcer en mars prochain, n’escomptent pas bénéficier d’un peu d’informations fiables sur la gestion du mandat.

    Il a compté sur l’ignorance en matière de comptabilité publique  et le peu de pugnacité de ses opposants. Mais de toute façon il apparaît difficile à cette opposition de jouer son jeu, puisqu’on s’est bien gardé de leur donner les éléments d’information

    Ainsi, « sous » Jean Marie Rausch, comme « sous » Dominique Gros, les fonts de la dotation de solidarité urbaine ont été reversés dans le « pot commun »et soustrait de l’application d’une véritable politique de la ville, notamment à Borny. C’est le cas de plus de 37 millions d’euros de 1993 à 2008. Même en supposant l’affectation annuelle de 100000 euros à de réels programmes de politique de la ville – ce qui est loin d’être le cas – cela ne représente en 15 années que 1500000 euros : c’est donc plus de 35 millions d’euros affectés aux quartiers riches au dépens du quartier pauvre de Borny. Ceci explique en partie le peu d’impôts locaux levés et le faible niveau de emprunts. Dominique Gros a poursuivi dans la même voie, par mimétisme. Voilà un véritable cheval de bataille pour Jacques Maréchal, s’il prétend défendre les travailleurs !

    Jean Marie Rausch était un autocrate : une fois élu, il se considérait comme le seul maître à bord. Ses disciple ajouteront, charitables, « Oui, mais un autocrate génial qui anticipait l’avenir ! ». Dominique Gros a repris, même si le costume est un peu large pour lui, cette posture autocratique.

    Voici divers engagements que devrait prendre Dominique Gros à l’égard de ses électeurs en 2014 :

    S’engager, s’il est élu, à mener son mandat jusqu’au bout. Ne pas transmettre le flambeau à Aurélie Filippetti, en cours de mandat, ou alors le dire dès aujourd’hui. Ce sont là des mœurs dignes de l’ancien régime, et non d’une démocratie moderne. Si une telle mesure devait être mise en œuvre, cela manifesterait publiquement la conception biaisée qu’a Dominique Gros de la « démocratie » et de la volonté populaire. Les problèmes de santé et l’âge de Dominique Gros sont connus. S’il sollicite à nouveau les suffrages des électeurs messins, c’est qu’il s’estime apte à « régner » les six prochaines années. S’il souhaite transmettre le relais à sa dauphine putative (on sait que les dauphinEs sont faits pour s’échouer sur la plage…Voir Nathalie Griesbeck !). Même en cas d’absolue nécessité, au moins qu’il y ait alors retour devant les électeurs.

    S’engager à ne pas donner un poste de compensation aux candidats recalés du suffrage universel pour diverses raisons en 2014. Par exemple, nommer Antoine Fonté comme directeur général des services de Metz Métropole.

    Annoncer les décisions stratégiques dès aujourd’hui : Didier Pardonnet comme directeur général des services. Voilà qui officialisera le rôle de maire du Palais, de celui qui aura « cornaqué » Dominique Gros !

    Trouver une formule permettant la participation des immigrés habitant depuis plus de cinq années dans la commune de Metz. Donner de la voix aux sans voix. En créant par exemple un conseil consultatif pour ceux qui ne peuvent pas voter. En se battant au niveau national pour le droit de vote à tous.

    Informer les conseillers municipaux du contenu véritable des décisions modificatives, et ne pas se contenter de distribuer un document retraçant les comptes par nature, par définition document opaque et illisible.

    Réaliser pour chaque opération un document retraçant la réalité des dépenses engagées et ses recettes perçues (nuit blanche, Metz plage, aménagement du quartier de Borny,…).

    Faire un bilan réel des travaux organisés sur Borny, et en conséquence, organiser le rattrapage de ce qui n’a pas été fait. D‘ailleurs, en 2004 (voir le Conseil municipal du 1° juillet), le parti socialiste, alors dans l’opposition, avait demandé une commission spécifique de la politique de la ville, exigeant un effort démocratique dans ce domaine. Pierre Bertinotti avait regretté l’absence de tout rapport d’évaluation. Voilà d’excellentes idées lorsque l’on est dans l’opposition, mais que l’on se garde bien de mettre en œuvre lorsque l’on est du côté des manettes.

     

    Grand Projet de Ville de Metz Borny : comment l’argent des pauvres a été détourné et affecté à l’usage des riches !

    En 2008, à peine élu, Dominique Gros a établi le tableau ci-dessous, relatif aux dépenses et aux recettes réalisées dans le cadre du Grand Projet de Ville de Metz-Borny. Ce tableau concerne le mandat de Jean Marie Rausch, s’agissant des années 2000 à juillet 2008. Sur un total de recettes de dotation de solidarité urbaine (DSU), de 28,5 millions d’euros, montant effectivement perçu de l’Etat, seules des dépenses à hauteur de 13,3 millions d’euros ont été réalisées dans le cadre du GPV. Cela représente un taux de réalisation de 40,1 %, par rapport aux prévisions de dépenses prévues soit 32,4 millions d’euros. Cela signifie que la différence entre le montant encaissé et la somme effectivement réalisée à Borny, soit 15,2 millions d’euros, ont « disparu » dans le pot commun de la trésorerie de la ville de Metz, et ont donc servi à financer d’autres programmes de travaux, sur d’autres quartiers, dont le centre cille.

    Encore convient-il de noter que les crédits réalisés sur le quartier de Borny, soit 40 % du total, ne concernent pas que des programmes d’embellissement du cadre de vie, de résidentialisation, de démolitions de logements, de constructions de jardins ouvriers et familiaux, de recomposition urbaine, de sécurisations d’entrées, etc., tous programmes réglementairement prévus par le GPV. Mais par exemple, de 2005 à 2007, 4,4 millions d’euros, soit le quart des 13,3 millions, a permis de financer des travaux de voirie : la réalisation du giratoire de la RN3. Ces travaux concernent un ouvrage de l’Etat. Par ailleurs, dans les autres quartiers de la ville, les travaux de voirie sont réalisés par le recours de moyens de financement plus classiques : le recours à l’emprunt et aux impôts.

    En conséquence, Dominique Gros a établi un tableau qui démontre, dans les faits, ce dont on se doutait déjà : Jean Marie Rausch n’a pas été le maire de tous les Messins, mais bien le maire des riches. La plus grande partie des fonds du GPV a été détournée de son usage réglementaire, et a financé des travaux sur d’autres quartiers que celui de Borny.

    Dans l’ensemble, l’équipe de Rausch a fait peu de travaux, surtout au cours de ses deux derniers mandats, d’où l’image de « Metz, la belle endormie ! ». S’il a peu emprunté, et s’il a eu peu recours à l’emprunt, cela tient donc à une multitude de raisons : le faible niveau d’investissement, le recours à la vente des « bijoux de famille » (UEM, vente de bâtiments divers,…°, d’où la cagnotte de 60 millions d’euros laissée à son successeur, mais aussi le détournement de la plus grosse partie du GPV, et son affectation en dehors du quartier de Borny.

    Sur ce point, il y a eu carence (ou complicité ?) des divers contrôles exercés tant par les préfets successifs, que par la chambre régionale des comptes. Cela tient également à une absence délibérée d’un bilan d’activité du GPV.

     

     

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