• Les luttes de classes en France et les élections présidentielles et législatives de 2017. (Partie 25)

    Au niveau local, comme Jean Luc Mélenchon au niveau national, ces agents jouent un rôle de voiture-balai de la social-démocratie : ce sont les pires ennemis de la classe ouvrière, car loin de donner une autonomie d’action à cette classe, ils contribuent à rattacher celle-ci aux fourgons de la bourgeoisie.

     

    Les luttes de classes en France et les élections présidentielles et législatives de 2017. (Partie 25)

     

    L’art contemporain : l’équipe municipale de JMR a disséminé sur l’ensemble de la ville des œuvres d’art contemporain d’un goût douteux, mais d’un prix prohibitif : par exemple, des ronds à béton pour 400 000 €. Cela mériterait de les rétrocéder à JMR ! Après tout, l’esthétique de la ville appartient à tout le monde, et à défaut de consulter les citoyens, au moins aurait-il été convenable d’exposer des œuvres de toutes natures.

    C’est la même chose avec Dominique « Grosch ». La démocratie participative n’ajoute rien. Dans démocratie « participative », « participative » est un mot fétiche dans la bouche de Gros, auquel il ne croit pas réellement lui-même. C’est une manœuvre manipulatoire, où il ne retient que ce qu’il veut dans les propositions qui lui sont communiquées par les divers comités d’habitants.

    Or, donc, si JMR et DG sont les deux faces d’une seule et même pièce, « blanc-bonnet et bonnet blanc », on peut se demander ce que font les représentants du P « C » F dans cette galère. En effet, ils sont censés représenter les intérêts immédiats et à plus long terme des ouvriers et de manière plus large, du peuple, des sans-grades et des plus modestes. Or que font –ils ?

    Dénoncent-ils l’absence de démocratie ? Ont-ils fait un vrai bilan du rauschisme et de ses méfaits ? Donnent-ils une autre orientation à la politique en faveur des plus aisés ? Dénoncent-ils les malversations tel le recrutement du gendre d’une adjointe dans une association para municipale ? Ont-ils proposé un programme rectificatif en matière du logement indigne, afin de rattraper le retard ? Envisagent-ils une politique culturelle qui laisse une place aux classes laborieuses ?

    Par exemple, Danielle Bori, 8° adjointe au maire, en matière scolaire, se contente d’augmenter les miettes en matière de politique scolaire. Il est vrai, que bien trop souvent, elle reçoit une approbation unanime, y compris de l’opposition municipale. Au lieu de se méfier, elle s’en prévaut.

    Danielle Bori se targue d’un soutien unanime, y compris des élus de droite. Mais ce qu’elle fait, à savoir distribuer quelques miettes de plus, c’est ce qui est fait dans de nombreuses communes, y compris de droite. C’est une gestion de dame patronnesse. C’est véritablement le degré zéro de la politique !

    Au niveau local, comme Jean Luc Mélenchon au niveau national, ces agents jouent un rôle de voiture-balai de la social-démocratie : ce sont les pires ennemis de la classe ouvrière, car loin de donner une autonomie d’action à cette classe, ils contribuent à rattacher celle-ci aux fourgons de la bourgeoisie.

    Les trois budgets annexes, sont les budgets des eaux, du camping et des zones industriels. Un constat évident : rien ne change par rapport à la gestion de ces mêmes budgets par la droite. Il n’y a donc pas de gestion que l’on pourrait qualifiée de droite et une gestion de gauche, plus sociale, mais bien une continuité d’une équipe à l’autre. Rien que ces trois budgets méritent un examen attentionné.

    Le budget du camping, d’un point de vue purement réglementaire, devrait être géré comme un service industriel et commercial. Est-ce bien le cas ? Les préfets successifs, ainsi que les magistrats de la chambre régionale des comptes font-ils un travail minimum de contrôle ? En fin de compte est-il normal que ce budget bénéficie de financements des impôts du budget général, alors que seuls les usagers devraient participer à son financement.

    Le budget des eaux dégage en 2013, un reste à réaliser en dépenses de 4,2 millions d’euros, pour une réalisation la même année de seulement 3,2 millions d’euros. Que signifient ces chiffres quant au niveau d’entretien du réseau des eaux à Metz ? Quel impact sur la santé des messins ?

    Quant au budget annexe des zones, il est déficitaire de plus de 1,6 million d’euro. Il est prévu, depuis le début du mandat, en 2008, qu’une association gère le développent économique à Metz. Qu’attend le maire pour présenter un bilan des actions de cette association, en prenant par exemple deux critères : le nombre d’emplois maintenus et créés, et la part de valeur ajoutée maintenue ou créée ? Y a-t-il mise en œuvre d’un  « socialisme municipal » ? Pour le moins il serait normal d’attendre des militants du PCF une analyse de classe de la société messine qui débouche sur des compensations à l’égard des classes pauvres, et une solidarité plus importante demandée aux classes privilégiées.

    Les élections sont bordées : la droite et la « gauche » représentent la même classe sociale, la bourgeoisie. Les « votards » mentent lorsqu’ils allèguent que « s’abstenir, c’est faire le jeu de l’autre camp ». Le bulletin de vote permet-il le véritable changement ? Si c’était le cas, cela se saurait. « Vous avez des droits politiques », disent les « votards », « dont le droit de voter : utilisez ce droit ! » Oui mais, comment voter dans l’intérêt de la classe ouvrière ? Car les jeux sont pipés, et l’intérêt de la classe ouvrière n’est sûrement pas à droite, encore moins à l’extrême droite et il n’est pas non plus du côté de la fausse « gauche ». Ainsi, le parti socialiste a en sa possession toutes les fonctions électives, que ce soit les principales communes, dont Metz, la majorité des départements, presque toutes les régions, et l’Etat ; Et où est le changement, toujours attendu, et qui n’arrive jamais ? Il n’y a quasiment aucun ouvrier dans les diverses assemblées, et même lorsqu’un ouvrier est présent, il ne peut pas se faire entendre. Les ouvriers sont tenus en tutelle. Les « votards » ajoutent » « Ceux qui ne votent pas, ne peuvent se plaindre ! ». Mais enfin, que l’on vote, ou que l’on ne vote pas, rien ne change. Et même, lorsque le vote est défavorable à la bourgeoisie, celle-ci applique de toute façon son programme, comme c’est le cas en ce qui concerne la construction européenne. Bien plus que le vote, par ses manifestations massives, le peuple a montré son opposition aux réformes relatives à la retraite, telles que conduites par le gouvernement Sarkozy. Est-ce que cela a empêché ce gouvernement d’appliquer cette réforme, et ensuite au gouvernement Hollande de poursuivre sur la même lancée ?

    Ma conclusion provisoire sera donc la suivante : l’ère JMR, qui s’achève en 2008, a été mise au service des classes possédantes de Metz. Puis l’équipe Gros a poursuivi sur la même lancée. Elle n’a pas cherchée à rééquilibrer la gestion en faveur des laissés pour compte, ceci au nom d’une « équipe au service de tous les messins », et au nom de la « continuité républicaine ». C’est ce qu’il convient de démontrer dans les semaines prochaines…

     

    Un bilan rigoureux du mandat de Dominique Gros, de 2008 à 2013, permet de mettre en exergue la continuité entre Jean Marie Rausch, son prédécesseur et lui-même.

    Prenons l’exemple de la réfection des diverses places de Metz : place de la République, place Saint Louis,…

    Première question : y avait-il opportunité à faire des travaux sur ces places ?

    Eléments de réponse : comme déjà rappelé, les deux derniers mandats de JMR connaissaient une absence presque totale d’activités, en raison de l’usure du pouvoir. Mais d’un autre côté, il fallait faire travailler certaines entreprises, et donc dépenser l’argent théorisé. Par ailleurs, le voisin nancéen avait réaménagé sa place centrale, la place Stanislas : alors pourquoi ne pas l’imiter, et refaire la place de la République.

    Personne ne s’est interroger sur la plus-value apportée à une telle réfection, refaire une place, comme la place Saint-Louis, par exemple, consiste à enlever les pavés, à renforcer le tapis sous les pavés, puis à remettre les pavés.

    Deuxième question : quel est le coût d’une telle réparation ?

    Ce coût est très excessif, par rapport au résultat escompté. Pourquoi ne pas affecter cet argent à la réhabilitation des logements de la part de la population la plus modeste, par exemple ? Ne serait-ce que pour rattraper le retard pris dans l’aménagement du quartier de Borny.

    En début de chantier de la place de la République, un panneau indiquait, à l’entrée de la place : coût des travaux, 20 millions d’euros. Après quelques temps, cette pancarte a disparu, car les services municipaux ont revu leur estimation à la hausse. Le total des travaux s’est chiffré alors à 24 million d’euros. Pour justifier cette augmentation intempestive, les services ont simplement déclarés que le premier chiffre annoncé s’entendait « hors taxe », et qu’il fallait ajouter 4 millions de « TVA ». Bien vu, les artistes ! L’opposition de « gauche » n’y a vu que du « feu » !

    Voilà donc la gestion « rigoureuse » de JMR : là-dessus, aucune information n’a filtré. Tout s’est fait « entre-soi », dans la plus totale discrétion. Bien sûr la presse d’investigation n’a fait aucun zèle pour connaître le fin mot de l’histoire.

    Et nous voilà en 2008. Sans douta, Dominique Gros a un peu retardé les travaux, pour en fin de compte continuer le chantier, sans apporter de modifications majeures… à l’exception sur le coût financier.

    Lors d’un appel d’offre, il a été décidé d’aller chercher les nouveaux revêtements de la place en Chine. Si les pavés chinois sont moins chers que ceux produits en Lorraine, par contre, ces pavés chinois nécessitent un transport par bateau via Marseille, transport qui coûte plus de 2 millions d’euros, montant supplémentaire à intégrer dans la prévision initiale du chantier. Dépassement parmi d’autres, puisqu’il a été nécessaire de reprendre certaines parties de la place, en raison notamment du passage du Mettis.

    Alors se posent de nombreuses questions :

    ·   En fin de compte, à combien s’élève au total ce chantier pharaonique de la place de la République, avec quel dépassement par rapport à la prévision initiale : 30 millions d’euros ? Hors taxe ? TTC ? Cette fois, l’opposition de droite n’y a vu que du « feu » !

    ·   Y avait-il opportunité d’une telle réfection des places de Metz ? N’y avait-il pas d’autres priorités ?

    ·   Les éléments d’information seront-ils fournis dans le cadre du bilan du mandat ? A qui ? Aux élus, y compris ceux de l’opposition ?

    ·   Comment la population a-t-elle été en fin de compte associée à une opération qui influe sur l’environnement de la vie quotidienne, en particulier les divers utilisateurs et riverains des places ?

    Ainsi, la structure communale est devenue une bureaucratie au service d’intérêts particuliers, et les animateurs du P « C » F et du Parti de Gauche auront bien du mal à faire croire aux citoyens qu’il y a une rupture entre la politique de droite de JMR et la politique de « gauche » de Dominique Grosch » ! Par ailleurs, plus le temps passe, plus le constat est simple et évident : la volonté d’influer pour infléchir et réorienter cette politique vers des réalisations plus sociales, en faveur des plus défavorisés est nulle et illusoire !

     

    Lors de la Commune de Paris, en 1871, certains principes ont été appliqués. Si, bien évidemment, la période est bien différente, il n’empêche que ces principes conservent toute leur actualité, pour les communistes, qui sont au service des travailleurs.

    Ainsi, le gouvernement d’Adolphe Thiers a demandé aux fonctionnaires de la ville de Paris de déserter leurs postes, et de venir s’installer à Versailles. Face à cette situation plus que difficile, en dépit de la guerre civile qui oppose Versaillais et Communards, la Commune de Paris a su mettre en place un gouvernement à bon marché de la ville, en associant par divers moyens la population. Cet aspect de la gestion quotidienne conserve toute son actualité, et les communistes doivent s’inspirer de cet état d’esprit, à la fois au service du peuple, et associant le peuple, dans le cadre d’une gestion peu onéreuse et efficace, même si l’expérience n’a duré que pendant un peu plus de deux mois, dans un contexte de guerre civile.

    La comparaison peut-être faite avec la gestion de la ville de Metz aujourd’hui.

    Considérons d’abord l’organigramme de la ville de Metz de l’époque de Jean Marie Rausch, soit avant l’année 2008. C’est un organigramme classique, hiérarchique, de 42 cadres, non compris le Cabinet du maire. Il comprend un directeur général des services, quatre directeurs généraux adjoints, deux directeurs techniques, l’un pour les services techniques, l’autre pour l’urbanisme. En-dessous, 35 directeurs de services.

    Il est connu que l’équipe municipale était en bout de souffle, JMR ayant alors effectué deux mandats « de trop », très peu utiles pour les messins. Noël Jouaville, directeur général des services, qui se présentait aux élections municipales de 2008, sur la liste de JMR, et qui aurait dû être, en cas de victoire de cette liste, le véritable maire, laissait entendre qu’il convenait de restreindre l’équipe des directeurs, qui était devenue, avec le temps, une véritable « armée mexicaine ». Cela laisse entrevoir une remise en ordre, car au cours des années, différents affidés avaient été congratulés d’un poste de directeur, sans que cette création ne soit nécessaire à la bonne marche de l’administration municipale. Il est certain que les réunions de services, avec plus de 40 membres présents, ne permettaient pas un fonctionnement efficace et rationnel.

    Qu’arrive-t-il en 2008, avec l’arrivée de l’équipe de Dominique Gros ?

    Il est réalisé un audit du personnel qui aboutit à l’organigramme du 16 avril 2009. Outre un directeur général des services et son adjointe, et non compris le Cabinet, largement étoffé en personnel par rapport à l’organigramme de JMR, cet organigramme se scinde en deux parties, d’un côté, 14 pôles, dirigés par des chefs de pôles, et comprenant 43 services, chacun dirigé par un directeur. De l’autre côté, cinq missions, avec à la tête de chacune un chef de mission, ces missions se déclinant en 15 services, ayant à sa tête un chef de service. Cela représente donc un total de 79 cadres. Chacun de ces cadres dispose d’avantages en nature divers et variés : logement de fonction, voiture de fonction, téléphone portable de fonction, primes, etc. Une réunion de chefs de service rassemble, y compris le Cabinet, plus de 80 encadrants ! Soit une augmentation de 88 % par rapport à l’époque JMR !

    Par exemple, Dominique Gros a tenu à recruter un directeur général  des services issu de la préfectorale, qui, à peine nommé a tenu à disposer de crédits pour ses frais de bouche, supérieurs à ceux de l’ancien directeur général des services, Noël Jouaville. C’est un élément majeur que l’on s’est bien gardé de communiquer à Emmanuel Lebeau, quand cet élu un peu curieux a fait une enquête sur les frais de bouche !

    Il serait intéressant de faire le bilan de l’établissement de cet organigramme, à partir de l’audit d’un Cabinet de management. En effet, l’un des objectifs non écrits est de mettre « de côté » les cadres trop marqués par le « rauchisme » et de pouvoir recruter des cadres socialistes. Mais cela s’est fait dans un climat délétère, avec une absence totale de franchise. Ainsi, lors de la première réunion des chefs de service, donc les 42 cadres mis en place par JMR, Dominique Gros s’est engagé à « garder tout le monde ». Il en résulte un organigramme avec des doublons, qui tente de bricoler une synthèse entre la hiérarchie et la transversalité. Quelques cadres ont donc été mis dans un « placard doré », où ils passent leurs journées à lire la presse et à attendre la retraite, ces cas étant parfaitement connus de tous ! Ce sont là des conditions de travail incompatibles avec la dignité humaine. A examiner également de plus près le favoritisme quant au recrutement : en fin de compte, cette conception a conduit à préserver toutes les couches, et à en ajouter d’autres. Reste à évaluer le coût de cela pour les contribuables messin, à savoir les hauts salaires des responsables municipaux, pas toujours utiles, mais aussi tous las avantages en nature. Tout cela est bien loin d’une gouvernance à bon marché de la ville.

     

     

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