• Les luttes de classes en France et les élections présidentielles et législatives de 2017. (Partie 22)

    • Les élus, au niveau local, se succèdent : la droite, puis la gauche, etc. Mais ils ne sont pas au service de la population, mais de leurs propres intérêts. Seule la prise des divers « châteaux » locaux par le peuple, et une gestion directe par le peuple, seront seuls à même de gérer les affaires locales au service du peuple.

     

    Les luttes de classes en France et les élections présidentielles et législatives de 2017. (Partie 22)

    Ainsi, lorsque l’on constate la situation économique et sociale du Bassin de Longwy, de nos jours, cela ne résulte que de l’action des partis politiques traditionnels de la bourgeoisie : les hommes politiques, loin de servir l’intérêt général, se sont remplis les poches, en promiscuité avec les patrons. Il en résulte une couche d’hommes politiques largement discréditée, qui a conduit à un taux d’abstention de plus en plus fort et à un rejet par la population. Un autre exemple est la ville de Roubaix.

     

    Roubaix et la région lilloise :

    Années 1992-2003 :

    La ville de Roubaix a été gérée par une équipe dite d’union de la gauche » jusqu’en 1983. C’est une équipe qui n’a pas su empêcher la crise du textile, et la ville de Roubaix s’est retrouvée dans une contradiction sociale tragique : elle comptait à la fois le plus fort taux d’agents Rmistes, donc de nombreux chômeurs, et un taux élevé de personnes payant l’Impôt sur la Grande Fortune, donc de bourgeois très riches. Dans le sud de la ville, autour du parc de Barbieux, dans certaines villas opulentes, on trouvait plus de tableaux de peintres célèbres que dans le musée de la ville de Roubaix. Cette antinomie, à savoir, les héritiers des grandes fortunes du patronat textile, d’une part, et la grande masse de très pauvres, d’autre part, générait de fortes violences urbaines quotidiennes. Un commerce parallèle de drogues diverses comptait près de cinquante lieux de ventes répartis sur la ville. S’y ajoutait un développent de l’islam militant, parfois encouragé en sous-main par des élus à l’affût des voix de la communauté musulmane. L’équipe socialiste aux commandes de la municipalité comptait une forte proportion de francs-maçons, et souvent, les réunions du conseil municipal étaient précédées de réunion en loge maçonnique où se préparaient les diverses délibérations. Après cette équipe socialiste inopérante, c’est un centriste, André Diligent, sénateur qui a pris les rênes de la mairie. Ce dernier est un portrait de François Bayrou : il déclarait lui-même qu’il se situait, politiquement, « à gauche de la droite, et à droite de la gauche », mais toujours du bon côté du manche. Avec beaucoup de démagogie à l’égard des travailleurs immigrés, néanmoins, sa politique a été de ne pas recruter les enfants, pourtant bien diplômés, de ces travailleurs, comme agents municipaux : « Le pharmacien du coin, disait-il, qui vote pour moi, et qui paye des impôts, ne comprendrait pas de voir une fille immigrée, comme secrétaire de mon cabinet ». Enfin, en 1994, le successeur d’André Diligent est André Vandierendonck. Sous la gouvernance de celui-ci, les enfants de l’immigration ne pourront pas non plus accéder aux postes de responsabilités de la Mairie. Cette personne est exactement le portrait de l’homme politique opportuniste, caricature de l’UMPS. D’abord étudiant en droit communiste, à Lille, il sera recruté comme chef de cabinet d’André Diligent, et prendra donc sa carte à l’UDF. A la mort de son mentor, André Diligent, il deviendra l’homme lige d’un nouveau baron local, Pierre Maurois, adhérant au parti socialiste, et par son vote, permettra aux socialistes du Nord de s’emparer de la gestion de la Métropole. Puis à la mort de Pierre Mauroy, il entrera dans le giron de Martine Aubry, nouvel élu de la ville de Lille. Fortement intéressé par l’argent, il saura toujours faire en sorte que ses indemnités soient établies à un taux maximum autorisé. Mais ce sera un élu, entouré d’une équipe, hors sol, qui ne changera pas la réalité de la commune. Par tous les services qu’il aura su rendre aux divers barons du socialisme local, il sera mis en position éligible sur la liste des socialistes présentée au Sénat, en 2011. Comme la plupart des élus traditionnels de l’ancienne école, c’est un élu cumulard : maire, vice président de la métropole, communauté urbaine de Lille, conseiller régional …ses successeurs, divisés, dénommés les « gars de René », ou les René gars », sont battus aux élections municipales de 2014, par une équipe de droite. Lorsqu’il était maire de la ville de Roubaix, la ville était tenue par un triumvirat très complice comportant le maire, le directeur général et le responsable du principal syndicat auprès du personnel municipal, la CGT.

    • Les élus, au niveau local, se succèdent : la droite, puis la gauche, etc. Mais ils ne sont pas au service de la population, mais de leurs propres intérêts. Seule la prise des divers « châteaux » locaux par le peuple, et une gestion directe par le peuple, seront seuls à même de gérer les affaires locales au service du peuple.
    • Le même « dégagisme » qui s’est exercé à l’égard des hommes politiques traditionnels, devrait s’exercer à l’égard des pseudos représentants syndicaux, qui se mettent au service de la classe dirigeante.

     

    Ville de Metz :

    Années 2003-2009 :

    La ville de Metz a été gérée par la même personne, de 1971 à 2008, Jean Marie Rausch. Comme tous les élus, c’est un cumulard, qui a exercé toutes les fonctions possibles (maire, mais aussi conseiller général conseiller régional sénateur, ministre, etc.). Il se vantait de plus de 200 000 francs d’indemnité par mois. Cependant, il avait peu de convictions politiques bien ancrées, car il est passé aussi par toutes les couleurs du panel politique : UDF, mais aussi membre du gouvernement socialiste de François Mitterrand. Battu, après avoir prétendu se présenter en 2008, à un septième mandat de maire, il est certain qu’au moins les deux derniers mandats ont été de trop, et n’ont absolument rien apporté à ses concitoyens.

    Les enseignements à retenir sont les suivants :

    • IL est anormal de laisser les hommes politiques s’échapper, sans apporter un contrôle sur leurs activités passées, et éventuellement sanctionner les manquements et les promesses fallacieuses faites pour être élus, et aussitôt oubliées.
    • Il serait normal de s’intéresser aux divers marchés de travaux, ainsi qu’à la manière autocratique dont a été gérée la ville de Metz (recrutement de membres de la famille, marchés truqués, attributions de contrats à des familiers et des affidés, etc.).

     

     

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