• Les luttes de classes en France et les élections présidentielles et législatives de 2017. (Partie 21)

    La classe ouvrière ne doit avoir aucune confiance dans tous les pseudos représentants qui cherche à l’encadrer, que ce soit les représentants de la bourgeoisie, ou les syndicalistes « jaunes », et les divers révisionnistes. La classe ouvrière doit compter sur ses propres forces.

     

     

     

    Les luttes de classes en France et les élections présidentielles et législatives de 2017. (Partie 21)

     

     

     

    Devanley disposait à Longwy Haut d’une usine textile, employant environ 500 personnes, essentiellement des ouvrières. Ces postes étaient bienvenus, car ils apportaient dans les familles ouvrières, dont les maris travaillaient dans la sidérurgie, avant d’être licenciés, un deuxième salaire. Devanley, dont le siège principal est à Troyes, a souhaité fermer cette usine, afin de délocaliser l’activité en Tunisie et en Turquie. Il s’agissait de faire fabriquer les fameux polos Lacoste dans des pays où la main d’œuvre est moins chère, puis d’apposer sur chaque polo, en France, une étiquette « made in France ». Le gain escompté représente les trois quarts du prix de vente d’un polo. En effet, fabriqué en Tunisie, chaque polo revient à 25 francs. En France, cela revient à 100 francs.

     

    Comment les patrons de Devanley s’en sont-ils pris ?

     

    Ils ont contacté à la fois les patrons locaux et les hommes politiques de Longwy, ainsi que de syndicalistes « jaunes » véreux, anciens cadres de la sidérurgie, et préretraités. . Ayant obtenu divers accords de ce côté-là, ils ont envoyé de Troyes un nouveau directeur général de l’usine, chargé de la basse besogne : pas question d’avoir de doutes à ce sujet, car ce directeur général n’a pas cherché à venir s’implanter dans sa nouvelle région et à y faire venir sa famille. Pendant deux années, la durée de l’opération de liquidation de l’usine. Ayant scindé le personnel de l’ancienne usine en deux parties, il a installé la moitié des agents dans une usine installée à Longwy-Bas, mise à disposition par un syndicat intercommunal, et l’autre moitié des agents dans l’usine de JVC de Longwy6Haut. De son côté le groupe JVC va réinstaller une unité de production, devinez où, sur un site de la commune de Gorcy. Ceci après avoir touché les fonds du Pôle Européen de développement pour avoir installé une « nouvelle » unité productive. Puis au nom de la rentabilité, est décrétée la fermeture de l’usine de Longwy-Bas. Quelques mois plus tard, c’est la fermeture de l’usine de Longwy-Haut. Belle opération pour les capitalistes. Mais bien mauvaise opération pour le Pays-Haut qui se voit privé de 500 postes de travail de femmes, ceci avec la complicité des patrons, des hommes politiques et des membres du Pôle Européen de développement. Au nom bien sûr de la liberté du commerce. Avec la conséquence d’une misère accrue des travailleurs. Comment ne pas comprendre alors le ressentiment de tout le peuple à l’égard des partis politiques de la bourgeoisie, et la volonté d’une partie de la bourgeoisie de faire le ménage pour remplacer tous ces vieux corrompus ?

     

     

      1. Concernant le marché de l’eau, par l’entremise des divers monopoles (CGE ou Compagnie Générale des Eaux, Lyonnaise des eaux, Bouygues), de nombreux élus de petites et grandes communes, ainsi que les quatre grands partis politiques se sont indûment enrichis. Des maires de petites communes ; comme à Montigny-sur-Chiers, ont avoué que ces grands monopoles n’hésitaient pas à proposer valises de billets, voyages et voitures à titre personnel, pour obtenir la concession des réseaux d’eau de la commune.

     

     

    Lorsque le préfet de Meurthe–et-Moselle a demandé que soit créé dans le Pays-Haut un syndicat intercommunal pour mettre en œuvre un programme d’assainissement, chiffré initialement à 350 millions de francs de travaux, les divers appétits ont été aiguisés. Pour éliminer le concurrent de la Lyonnaise des Eaux, un « accident » de la circulation a été organisé contre le représentant de la Lyonnaise des Eaux : un camion de la CGE a simplement heurté violemment le véhicule de ce représentant. Celui-ci n’a pas demandé son reste et a choisi de s’expatrier, demandant à s’occuper en Suède des divers intérêts de la Lyonnaise des Eaux. Avec la complicité de la Direction Départementale de l’Equipement de la Meurthe-et-Moselle, un marché truqué était organisé pour départager la CGE et Bouygues, dans le cadre de la construction d’une usine de traitement des eaux usées sur le site de la commune de Lexy. L’affaire s’est décidée à la cafétéria de l’Assemblée nationale, entre quatre larrons, représentant respectivement le RPR, (le président du conseil général des Vosges), le centre droit ou UDF (le maire de Nancy), et le P « C » F (Antoine Porcu, représentant le Pays-Haut). Quant au  Parti « Socialiste », représenté par le député Jean Paul Durieux, il avait choisi l’entreprise Bouygues (qui finançait sans doute ses panneaux trois mètres sur quatre mètres, entre autres, pour les diverses élections). C’est la CGE qui a emporté la mise, tout cela étant financé, bien évidemment par les consommateurs d’eau. Comment ne pas comprendre la hargne que met le peuple à refuser de voter pour des représentants qui ne pensent qu’à s’enrichir et défendre leurs intérêts au dépens des plus humbles ?

     

    Les enseignements à retenir sont les suivants :

     

     

      • La classe ouvrière ne doit avoir aucune confiance dans tous les pseudos représentants qui cherche à l’encadrer, que ce soit les représentants de la bourgeoisie, ou les syndicalistes « jaunes », et les divers révisionnistes. La classe ouvrière doit compter sur ses propres forces.

     

     

    La classe ouvrière ne doit pas hésiter à demander des comptes à ces divers représentants, en les mettant face à leurs mensonges : c’est un véritable tribunal populaire qui aurait du être instauré afin de juger en particulier Bernard Labbé, Jean Paul Durieux et les dirigeants du Pôle Européen de Développement.

     

    Et aujourd’hui, le peuple devra aller voir, collectivement, le député représentant la circonscription, pour qu’il prenne en compte les vrais problèmes des gens.

     

     

      • Une véritable éthique doit être instaurée pour juger les diverses prévarications économiques. Le gouvernement d’Emmanuel Macron va établir une treizième loi pour la moralisation de la vie publique. Cela démontre que la bourgeoisie ne cherche pas à établir de la transparence dans ce domaine. De plus elle passe l’éponge sur les diverses fautes commises par le passé, alors que de nombreux acteurs, qui en ont bien profité, sont toujours vivants.

     

      • Ces divers comportements, aujourd’hui démasqués, expliquent donc la défiance généralisée à l’encontre des représentants politiques de la bourgeoisie, ce qu’a bien compris Emmanuel Macron, et leur remplacement par de nouveaux visages, tout aussi bourgeois et à la solde de la classe bourgeoise et des grands monopoles. Mais ce serait une erreur de donner solde de tout compte à tous ces représentants du « vieux monde », mais il convient d’étudier ce qui s’est passé, et de véritablement sanctionner tous les profiteurs, ce que se garde de faire le gouvernement d’Emmanuel Macron.

     

      • Les mass médias sont largement informés de ces divers agissement, mais ils ne trouvent rien à en dire : tout cela est proprement étouffé, dans le cadre d’une promiscuité avec les hommes politiques. Voir à ce sujet les « journalistes » du Républicain Lorrain, de l’Est Républicain ou de la chaîne de télévision France 3.

     

     

     

     

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