• Les luttes de classes en France et les élections présidentielles et législatives de 2017. (Partie 17)

    Les « élus » et l’argent : Pour les représentants bourgeois, la politique n’a pas pour objectif de servir le peuple, et de protéger le bien commun, mais c’est un moyen, parmi d’autres, de faire fortune, y compris par la corruption.

     

     

    Les luttes de classes en France et les élections présidentielles et législatives de 2017. (Partie 17)

     

    Les « élus » et l’argent : Pour les représentants bourgeois, la politique n’a pas pour objectif de servir le peuple, et de protéger le bien commun, mais c’est un moyen, parmi d’autres, de faire fortune, y compris par la corruption.

    Il s’agit d’établir une ligne de démarcation très nette entre le statut des représentants de la bourgeoisie et les représentants du prolétariat. On entend parfois dire : « Tous pareils, tous pourris : il faudrait choisir les moins pires ! ». La seule façon est de mettre en œuvre une représentation de la classe ouvrière par des représentants issus de ses rangs, qui soient porteur d’une véritable éthique prolétarienne ;

    Les cumulards : le cumul de fonction est-il justifié ? L’un des arguments utilisé pour cumuler les mandats est que c’est le seul moyen pour se rapprocher du terrain des « vrais gens ». Or le meilleur moyen pour être au contact de la réalité quotidienne du peuple, c’est d’être soi-même membre du peuple (cela signifie, vivre de son travail, avec une rémunération non excessive et raisonnable, et de vivre dans un logement au milieu du peuple). Bien au contraire, cumuler les fonctions électives (et donc les indemnités qui vont avec) contribue à éloigner des hommes du commun. Exemple : Yves Rome, élu socialiste, président du Conseil général de l’Oise de 2004 à 2014, selon le « Canard enchaîné », dispose d’un cumul d’au moins 17 postes plus ou moins lucratifs.

    Les « élus » et les médias :

    Les corrompus :

    Jean Pierre Kucheida, maire socialiste de Liévin, est soupçonné de malversations financières. Soupçons d’abus de bien social aux fins d’enrichissement personnel et de financement politique illicite. 54000 € pour les achats effectués entre 2004 et 2011.

    Barons du Pas-de-Calais : Laurent Duporge, son héritier, conseiller fédéral et trésorier de la fédération socialiste du Pas-de-Calais, pourrait remplacer Jean Pierre Kucheida au pied levé.

    Les prévarications sont nombreuses : Marchés truqués, frais de bouche injustifiés, repas gastronomiques, déplacements,… Cumul de mandats, et des indemnités,…

    Ils se comportent dans les fédérations locales comme des seigneurs dans leurs fiefs.

    Exemple de Jean Pierre Kucheida, ancien maire de Lens :

    ·        Il utilise sa carte bleue professionnelle à des fins strictement personnelle ;

    ·        Il embauche des camarades à la Soginorpa, l’organisme qui gère les 65000 logements des Houillères du Nord Pas-de-Calais ;

    ·        Il a droit à travaux gratis dans sa maison de Liévin ;

    ·        Il donne des avantages à quelques PME qui en retour apportent leur écot au parti socialiste.

    Le prédécesseur de Dalongeville à Hénin-Beaumont se serait fait construire sa maison par des entreprises amies, qui auraient aussi aménagé son appartement de la Côte d’Azur.

    La démocratie est amoindrie par la façon de désigner les successeurs, par l’achat des voix (Dassault, PS,…). Les divers obstacles font que certaines catégories ne sont jamais représentées L’histoire locale révèle l’importance de la remise de soi à quelques leaders peu enclins à s’engager dans les grèves, pratiquant une forme non avouée de cogestion avec le patronat houiller.

    L’élu est devenu porte-parole, élu permanent. La légitimité politique fait qu’il a été reconnu comme interlocuteur des pouvoirs publics dont il a obtenu d’importantes mesures améliorant la condition des habitants.

    Cela a façonné un tempérament autoritaire, et surtout une identification à l’organisation, renforcé par la sorte de dévotion que lui vouent les habitants, laquelle s’explique par les avantages obtenus, les talents oratoire et la proximité sociale, par l’image extrêmement valorisante qu’il renvoie (millionnaire, grosses voitures,…) et la dignité qu’ainsi il redonne à la population pauvre.

    Depuis longtemps, le système a abouti à l’électoralisme, à la collaboration de classe et au pouvoir personnel (déjà, Basly – 1854-1928 – était appelé le « czar de Lens »).

     

     

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