• Les luttes de classes en France et les élections présidentielles et législatives de 2017. (Partie 14)

    Le peuple désigne ses propres représentants au feu de la lutte des classes, comme l’indique Georges Dimitrov dans ses Lettres, notes et documents datant de ma détention et du procès de Leipzig (1936) : « Le vrai révolutionnaire, le vrai chef prolétarien se forme au feu de la lutte de classe et en s’assimilant la doctrine du marxisme-léninisme. Il ne suffit pas d’avoir un tempérament de révolutionnaire, il faut aussi savoir manier l’arme de la théorie révolutionnaire. Il ne suffit pas de connaître la théorie, on doit se forger un caractère solide, avec une inflexibilité de bolchevik. Il ne suffit pas de savoir ce qu’il faut faire, il faut aussi avoir le courage de l’accomplir. Il faut être toujours prêt à faire, à tout prix, tout ce qui peut vraiment servir la classe ouvrière. Il faut être capable de subordonner toute sa vie privée aux intérêts du prolétariat. ».

    Cela veut donc bien dire que ce rejet des élections bourgeoises n’est pas un rejet de la politique en général ; mais bien plutôt que le peuple et le prolétariat se préparent à faire de la politique différemment.

    Pour exprimer ses intérêts, la classe ouvrière n’a pas recours en priorité aux élections, mais à la lutte des classe telle qu’elle s’exprime dans les entreprises et dans les quartiers : grèves, guérilla urbaine,… Les élections peuvent être utiles lorsque le prolétariat a son autonomie. Comme l’a indiqué Lénine, elles seront un million de fois plus démocratique dans un régime socialiste dirigé par un Etat socialiste.

    La nomination du gouvernement Macron Philippe le mercredi 17 mai 2017 devient compréhensible si on se place du point de vue de la lutte des classes : la bourgeoisie met bas le masque et jette aux ordures la division électoraliste traditionnelle entre la fraction bourgeoise de « gauche » et la fraction bourgeoise de « droite » pour faire son unité de classe ; le gouvernement réunit toutes les fractions de la bourgeoisie et représente directement un démembrement du MEDEF et des grands monopoles. C’est devenu un instrument de guerre contre le peuple, dans les divers domaines (économie, enseignement, culture, etc.). C’est ce qu’exprime le patron du MEDEF qui « est aux anges » !A défaut d’une acceptation de cette « carotte » libérale, la classe bourgeoise garde en réserve le « bâton » qu’est la solution du fascisme, représentée par le Front National réorganisé. La modernisation du capitalisme va se faire à marche forcée en pressurant encore davantage le peuple.

    C’est pourquoi la révolution prolétarienne va devenir très vite une évidence et une nécessité : c’est à dire un événement qui se produit inévitablement, qu’on le veuille ou non, qu’on veuille l’empêcher ou le favoriser : il n’y a pas de choix, et les mesures que va prendre le gouvernement Macron Philippe va indubitablement accélérer ce processus.

     

     

     

    Les luttes de classes en France et les élections présidentielles et législatives de 2017. (Partie 14)

    Les médias parlent d’ « intronisation » du nouveau président de la république, Emmanuel Macron : il s’agit bien du couronnement du nouveau roi de la cinquième république. La cérémonie d’installation du dimanche 14 mai 2017 est tout à fait « lumineuse », après le passage sous la pyramide du Louvre. Emmanuel Macron tire la France plus de soixante-dix années en arrière et inscrit son action dans la droite ligne du pétainisme : « La Terre et la Mort ». Il s’inscrit également dans la filiation qui a mené de de Gaulle à François Hollande, en passant par François Mitterrand : Le parallèle avec ce dernier président est évident. En effet, François Mitterrand a commencé ses quatorze années de règne en passant par la caverne,  et en honorant trois morts de poids, Jean Jaurès, Jean Moulin et Victor Schoelcher. Le premier est le symbole de la « trahison » du socialisme français au profit du républicanisme bourgeois ; le second reflète la trahison du peuple résistant contre le nazisme et le fascisme français, pour mettre ce combat sous l’autorité de la classe bourgeoise française et la restauration du capitalisme français avec de Gaulle. Le troisième est un franc-maçon. « Trahison » est la marque de fabrique du mitterrandisme : il suffit de comparer le François Mitterrand d’avant 1981 et d’après 1981 : avant, c’est un « socialiste » en paroles, sans concession (auteur notamment du brûlot contre la V° République, « Le Coup d’Etat permanent », pourfendeur des licenciements, en particulier dans la sidérurgie, avec « pas un seul licenciement, sans une création d »emploi », etc.), après 1981, c’est un monarque républicain,qui défend sans vergogne les intérêts de l’impérialisme français – ce qu’il avait déjà fait sous la IV° république (décapitation de militants communistes, guerres coloniales,…). Il en est de même d’Emmanuel Macron : son programme est de redonner de la « confiance » (de la vigueur) au capitalisme français, en le modernisant et en l’adaptant aux nouvelles conditions de la mondialisation, même au prix de guerres néo-coloniales et d’une troisième guerre mondiale en gestation. Ce sera donc « la Terre et les Morts », propre à la barbarie, devise opposée à la devise du socialisme « la Mer et les Vivants ». Le symbole de la pyramide artificielle du Louvre représente bien cela : ce sera une présidence isolée du peuple, contre le peuple, entourée de courtisans élitistes (issus de l’Ecole Nationale d’Administration). Loin de tout complotisme, l’énarchie est bien une tournure d’esprit qui se met au service des puissants et des grands monopoles, confondant la « patrie », la « France », et les intérêts des grands monopoles, opposés frontalement aux intérêts du peuple.

    Les « élus » aventuriers d’ « En Marche », désignés pour les élections législatives, à la manière dont un directeur des ressources humaines d’un grand groupe désigne ses cadres, seront donc des élus croupions et des élus alibis ? En tout cas ils sont  désignés, sur la base de leur loyauté et de leur fidélité au patron, le président. Y aura-t-il des ouvriers ? Des employés ? Des chômeurs ? Après avoir complètement dévalorisé la fonction de président de la république, les « marcheurs » ne sont-ils pas en train de dévitaliser le parlement ?

     

    Les résultats des élections présidentielles :

    L’abstention représente 25,4 % des électeurs inscrits le 7 mai 2017 et 22,2 % des électeurs inscrits au premier tour, le 23 avril 2017. Un quart du corps électoral s’est abstenu au second tour, soit plus de 12 millions de français inscrits sur les listes électorales.

    Le vote blanc ou nul représente 11,4 % des votants, soit plus de 4 millions de personnes.

    3 019 724 électeurs ont voté blanc, soit 8,5 % des votants. 1 049 532 électeurs ont voté nul, soit 3 % des votants. Ainsi, plus d’un électeur sur 10 a voté blanc ou nul. Cela représente 8,5 % des inscrits.

    Le total des abstentions et des votes blanc et nul représente 16 millions d’électeurs, soit 33,9 % des électeurs inscrits.

    31 397 916 suffrages se sont exprimés au second tour, soit 66 % des inscrits.

    Un électeur sur trois a décidé de ne pas voter pour choisir le futur président de la république. Cela représente plus de 16 millions d’hommes et de femmes, et beaucoup plus si on ajoute la tranche d’âge des personnes de 16 à 18 ans, qui n’ont pas le droit de vote, ainsi que tous les « étrangers » vivant depuis plus de cinq années sur le territoire national.

    Emmanuel Macron a recueilli 20 753 798 voix, soit 66,1 % des suffrages exprimés, et 43,6 % des inscrits. Marine Le Pen a recueilli 10 644 118 voix, soit 33,9 % des suffrages exprimés, soit 22,4 % des inscrits.

    La majorité des voix qui se sont portées sur Emmanuel Macron ne représente pas une adhésion à son projet, mais un rejet de la solution fasciste.

    Bien évidemment, les commentaires insistent en précisant qu’il en a toujours été ainsi sous la cinquième république, et que même certains présidents ont été moins bien élus encore que Emmanuel Macron. En fin de compte, la désignation d’Emmanuel Macron serait « démocratique » et indiscutable : il représente pour cinq années les intérêts de tous les Français, et pas seulement les intérêts de la haute bourgeoisie.

    La question qui se pose est d’expliquer pourquoi il en est ainsi, et pourquoi les élections n’ont pas été remises en cause depuis le début de la cinquième république. .

    En effet, on peut se poser la question de la légitimité des élections telles qu’elles ont été organisées depuis le début de la cinquième république : les candidats ont toujours été choisis au sein de la classe bourgeoise. Par le système de la « représentation », le peuple, soit l’immense majorité de la population, est tenu à l’écart de la vie politique, et de la gestion de la vie quotidienne.

    Cela signifie que les élections ne constituent pas le principal moyen d’expression démocratique du peuple, tant que celles-ci ne sont pas organisées par le peuple et pour le peuple.

    Le peuple désigne ses propres représentants au feu de la lutte des classes, comme l’indique Georges Dimitrov dans ses Lettres, notes et documents datant de ma détention et du procès de Leipzig (1936) : « Le vrai révolutionnaire, le vrai chef prolétarien se forme au feu de la lutte de classe et en s’assimilant la doctrine du marxisme-léninisme. Il ne suffit pas d’avoir un tempérament de révolutionnaire, il faut aussi savoir manier l’arme de la théorie révolutionnaire. Il ne suffit pas de connaître la théorie, on doit se forger un caractère solide, avec une inflexibilité de bolchevik. Il ne suffit pas de savoir ce qu’il faut faire, il faut aussi avoir le courage de l’accomplir. Il faut être toujours prêt à faire, à tout prix, tout ce qui peut vraiment servir la classe ouvrière. Il faut être capable de subordonner toute sa vie privée aux intérêts du prolétariat. ».

    Cela veut donc bien dire que ce rejet des élections bourgeoises n’est pas un rejet de la politique en général ; mais bien plutôt que le peuple et le prolétariat se préparent à faire de la politique différemment.

    Pour exprimer ses intérêts, la classe ouvrière n’a pas recours en priorité aux élections, mais à la lutte des classe telle qu’elle s’exprime dans les entreprises et dans les quartiers : grèves, guérilla urbaine,… Les élections peuvent être utiles lorsque le prolétariat a son autonomie. Comme l’a indiqué Lénine, elles seront un million de fois plus démocratique dans un régime socialiste dirigé par un Etat socialiste.

    La nomination du gouvernement Macron Philippe le mercredi 17 mai 2017 devient compréhensible si on se place du point de vue de la lutte des classes : la bourgeoisie met bas le masque et jette aux ordures la division électoraliste traditionnelle entre la fraction bourgeoise de « gauche » et la fraction bourgeoise de « droite » pour faire son unité de classe ; le gouvernement réunit toutes les fractions de la bourgeoisie et représente directement un démembrement du MEDEF et des grands monopoles. C’est devenu un instrument de guerre contre le peuple, dans les divers domaines (économie, enseignement, culture, etc.). C’est ce qu’exprime le patron du MEDEF qui « est aux anges » !A défaut d’une acceptation de cette « carotte » libérale, la classe bourgeoise garde en réserve le « bâton » qu’est la solution du fascisme, représentée par le Front National réorganisé. La modernisation du capitalisme va se faire à marche forcée en pressurant encore davantage le peuple.

    C’est pourquoi la révolution prolétarienne va devenir très vite une évidence et une nécessité : c’est à dire un événement qui se produit inévitablement, qu’on le veuille ou non, qu’on veuille l’empêcher ou le favoriser : il n’y a pas de choix, et les mesures que va prendre le gouvernement Macron Philippe va indubitablement accélérer ce processus.

     

     

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