• Les luttes de classes en France et les élections présidentielles et législatives de 2017. (Partie 10)

    Les élections présidentielles ont la même valeur que les élections de Miss France, avec la différence que dans le premier cas, il s’agit de désigner le meilleur citoyen – le premier ? – de France, et dans le second cas, il s’agit de désigner la plus belle fille de France. A peine élu, l’un et l’autre sont déjà « démonétisés », détrônés. Cette illusion créée par les élections présidentielles notamment, se décline à plusieurs niveaux :

    -         L’importance quasi hystérique est mise sur le taux de participation au scrutin. L’abstention est considérée comme un mal, un manque de civisme. « Votez X, votez Y, votez Z, mais votez ! » est le leitmotiv, car « Voter, c’est lutter ! ». Le compte de la participation générale est en quelque sorte le décompte des moutons de Panurge, victimes du système.

    -         Instillation de la doctrine « Un homme, une voix », comme si la voix des patrons du CAC 40 avait la même valeur que chacun de leur ouvrier !

    -         Au premier tour, le premier et le second des candidats représentent la France entière. Les idéologues de la bourgeoisie ne se gênent pas pour propager le mythe que l’homme ou la femme arrivé en pôle position représente la totalité des Français. Ainsi, conformément à cette légende, Emmanuel Macron ne se gêne pas pour annoncer après le premier tour des élections présidentielles : « Les Françaises et les Français ont choisi le projet qui porte ces réformes. Je ne vais pas les trahir en me reniant. Et je veux demain pouvoir agir, être efficace. Donc ces réformes, nous les avons conçues, portées, nous les feront ». (Déclaration du 1° mai 2017 à La Villette). Nous voici donc prévenu : si nous votons pour lui, nous acceptons sa personne, et aussi tout ce qu’il va vouloir réaliser, qu’il en ait parlé ou non lors de la campagne électorale.

    -         Enfin, après le second tour des élections présidentielles, la personne élue représentera la France entière, que les Français, majoritairement, en soient d’accord ou non. Il nous fera donc avaler sa potion, de gré ou de force. Et ceci pour la durée du mandat, jusqu’aux prochaines échéances électorales, ou le même cirque illusoire recommencera, sauf à ce que le peuple se soulève et prenne enfin son destin en main.

    Les luttes de classes en France et les élections présidentielles et législatives de 2017. (Partie 10)

    Le langage de vérité à tenir aux Français serait :

    -         Une meilleure association de chacun à la vie publique ; c’est à chaque Français/Française, de définir, tant au niveau national que local, et ce, à partir de 16 ans, les orientations qu’il souhaite donner à sa vie personnelle, tant dans son entreprise que dans son quartier.

    -         Donner le pouvoir au peuple, ce serait faire de chaque Français/Française un « actionnaire » plein et complet de son pays, la France : ce n’est sûrement pas le chemin pris par aucun parti bourgeois, classique ou fasciste : au contraire tous les partis veulent accaparer le pouvoir pour la classe bourgeoise, et en déposséder donc le peuple.

    Mais :

    -         De mauvaises habitudes ont été prises, depuis de trop nombreuses années ; il est absurde de réduire la vie politique de chaque citoyen à une période électorale de politique spectacle, qui se conclut par le dépôt d’un bulletin de vote dans une urne. Ensuite, « circulez, il n’y a plus rien à voir ». Le pouvoir est accaparé et exercé par quelques « élus », en lieu et place du peuple. Eteignez les lampions, et retournez à vos occupations quotidiennes : laissez faire les professionnels de la politique. Face à cette alternative, le peuple doit se reprendre en main. La classe ouvrière doit prendre ses responsabilités.

    -         Et les circonstances font que le peuple doit sortir de son somnambulisme. Lui seul peut trouver les solutions. D’abord, constat de l’échec des partis bourgeois traditionnels. Puis mensonges des solutions fascistes et néo-libérales. Enfin, nécessité que le peuple s »empare de tout le pouvoir pour exercer la gestion, car la nature a horreur du vide.

    Le peuple est le seul héros et maître de l’histoire. Ce qu’il a fait lors d’une élection, il peut le faire le lendemain même. Et surtout, il peut entrer en action à tout moment pour exercer lui-même le pouvoir politique.

    Les élections présidentielles ont la même valeur que les élections de Miss France, avec la différence que dans le premier cas, il s’agit de désigner le meilleur citoyen – le premier ? – de France, et dans le second cas, il s’agit de désigner la plus belle fille de France. A peine élu, l’un et l’autre sont déjà « démonétisés », détrônés. Cette illusion créée par les élections présidentielles notamment, se décline à plusieurs niveaux :

    -         L’importance quasi hystérique est mise sur le taux de participation au scrutin. L’abstention est considérée comme un mal, un manque de civisme. « Votez X, votez Y, votez Z, mais votez ! » est le leitmotiv, car « Voter, c’est lutter ! ». Le compte de la participation générale est en quelque sorte le décompte des moutons de Panurge, victimes du système.

    -         Instillation de la doctrine « Un homme, une voix », comme si la voix des patrons du CAC 40 avait la même valeur que chacun de leur ouvrier !

    -         Au premier tour, le premier et le second des candidats représentent la France entière. Les idéologues de la bourgeoisie ne se gênent pas pour propager le mythe que l’homme ou la femme arrivé en pôle position représente la totalité des Français. Ainsi, conformément à cette légende, Emmanuel Macron ne se gêne pas pour annoncer après le premier tour des élections présidentielles : « Les Françaises et les Français ont choisi le projet qui porte ces réformes. Je ne vais pas les trahir en me reniant. Et je veux demain pouvoir agir, être efficace. Donc ces réformes, nous les avons conçues, portées, nous les feront ». (Déclaration du 1° mai 2017 à La Villette). Nous voici donc prévenu : si nous votons pour lui, nous acceptons sa personne, et aussi tout ce qu’il va vouloir réaliser, qu’il en ait parlé ou non lors de la campagne électorale.

    -         Enfin, après le second tour des élections présidentielles, la personne élue représentera la France entière, que les Français, majoritairement, en soient d’accord ou non. Il nous fera donc avaler sa potion, de gré ou de force. Et ceci pour la durée du mandat, jusqu’aux prochaines échéances électorales, ou le même cirque illusoire recommencera, sauf à ce que le peuple se soulève et prenne enfin son destin en main.

    Quelle est la contradiction principale lors de ces élections présidentielles ? Celle qui oppose une solution libérale de « démocratie » bourgeoise, illustrée par En Marche et Emmanuel Macron, à une solution fasciste, illustrée par Marine Le Pen ? Ou bien celle qui oppose les votards, qui amusent le peuple avec des solutions, qui, de toute façon, kidnappe le pouvoir du peuple au profit des représentants de la classe bourgeoise, à ceux qui veulent exercer une véritable démocratie réelle, dans la vie quotidienne, dans les quartiers et dans les entreprises ? Faut-il alors créer un Front uni pour Emmanuel Macron, contre le fascisme de Marine Le Pen, afin que la bourgeoisie puisse exercer son exploitation pendant les cinq années à venir, tout en gardant l’option fasciste au chaud, afin de pouvoir y recourir en cas de besoin ? Et la solution Macron ne pave-t-elle pas la voie du fascisme tous les jours, ne serait-ce qu’en créant des chômeurs nouveaux et de la nouvelle pauvreté, par son refus de prendre des mesures en faveur du peuple ? La solution n’est-elle pas la lutte pour les besoins du peuple, comme l’ont montré les travailleurs de Guyane, et de préparer la véritable solution, qui est la révolution prolétarienne, en prônant un Front uni antifasciste, au sommet, mais aussi à la base, sans se payer de mots ? Ne faut-il pas être aveugle – et opportuniste de droite – pour ne pas entendre les grondements du peuple, qui aspire à l’action ?

    Quelle importance a l’élection présidentielle ? Peu. Pas plus que le remplacement d’un monarque dans un système donné, par un autre, qui est le successeur. Tout ça pour ça : le matraquage médiatique pendant la période des élections présidentielles vise à détourner l’attention du plus grand nombre vers une sorte de papier attrape-mouche : le bulletin de vote. Pendant ce temps, les électeurs ne pensent pas à autre chose. Comme les romains donnaient du pain et des jeux au bon peuple, la bourgeoisie tend à donner au bon peuple soumis des élections et des jeux de hasard. C’est l’arbre qui cache la forêt.

    Cela crée une contradiction illusoire, fantomatique, entre ceux qui votent et ceux qui ne votent pas, entre ceux qui votent pour le capitalisme traditionnel et ceux qui votent pour le fascisme. Cela occulte donc les contradictions réelles, et empêche l’union de la classe ouvrière pour s’emparer de ces contradictions.  D’ailleurs, l’élection de François Hollande, sui des élections législatives  a marqué l’impuissance de tout président de la république. Ce n’est pas à ce niveau que se trouve le pouvoir réel. C’est la création de la fiction d’un homme face au peuple, pour masquer la réalité de la lutte des classes et de la domination d’une classe sur les autres.

    Car qui fait de la politique ? Quelques représentants de la bourgeoisie et les médias.

    Qui veut faire de la politique ? Tout le monde et plus particulièrement tous les membres du peuple.

    Il est nécessaire de juger les candidats aux élections présidentielles et plus particulièrement les présidents élus, tout comme a été jugé Louis XVI : comme un imposteur. Dans ce cas, Emmanuel Macron est Louis XVII. Ce sont des despotes, car les représentants « élus » se sont accaparés tous les pouvoirs en lieu et place du peuple.

    Un Front uni pour la démocratie populaire et contre le fascisme peut-il, uniquement se décréter par le haut, par les états-majors ? Non, bien sûr. C’est aussi un Front uni qui se construit à la base, avec persévérance, dans le quotidien. Et les deux, par en haut et par en bas, vont de pair, car ils se renforcent mutuellement.

     

     

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