• Les luttes de classes en France et les élections présidentielles et législatives de 2017. (Partie 8)

    Il est à prévoir, avant 2022, un large mouvement révolutionnaire populaire violent qui mettra fin pour longtemps à toutes les velléités de restaurer un régime fasciste et pétainiste. La famille XXX comptera parmi les victimes de ce mouvement.

    La contradiction entre la bourgeoisie et le prolétariat – la France d’en haut et la France d’en bas, la « fracture » sociale, autrement dit la lutte des classe – est irréconciliable en terme stratégique : on ne peut à la fois servir « Dieu et Mammon » comme veulent le faire croire les candidats aux diverses élections.

     

    Les luttes de classes en France et les élections présidentielles et législatives de 2017. (Partie 8)

    Quelles sont les conditions pour créer un Front uni ?

    D’abord, l’autonomie et l’union d’une partie importante de la classe ouvrière.

    Aujourd’hui, la classe ouvrière est divisée entre les partisans de l’abstention, le vote pour le parti fasciste, le vote pour la « gauche «  bourgeoise et révisionniste et l’apolitisme.

    Ensuite des partenaires pour constituer le front, au moins un.

    Enfin des objectifs clairs : la démocratie populaire, une politique économique favorable au peuple, une politique internationale à la fois de paix et de lutte contre d’éventuels agresseurs.

    Aujourd’hui, la cible fasciste existe bien.

    Nous sommes à nouveau dans les années 1930. Pour les prochaines années, l’ennemi principal est le fascisme. Cependant la période actuelle se distingue par les éléments suivants. Le Front populaire, sous la direction du Parti communiste avait empêché l’émergence du fascisme en France.

    Mais on assiste à un regroupement des représentants politiques bourgeois favorables au capitalisme financier, autour d’En Marche. Comme en 2002, ce consortium n’est favorable à aucun compromis avec la classe ouvrière – qui n’est pas organisée et ne pèse rien – au contraire : la bourgeoisie financière se prépare à accentuer l’exploitation du peuple, et à lui faire payer la crise.

    Dans ces conditions, appeler à voter En Marche, c’est demander à la classe ouvrière :

    -         de se mettre à la remorque de la classe bourgeoise (opportunisme de droite)

    -         de considérer les élections comme la seule solution de son émancipation (comportement de votard et d’électoraliste à la manière des « Insoumis »)

    Peut-il y avoir une alliance avec Emmanuel Macron ou du moins un report des voix populaires sur sa candidature, alors que celui-ci n’esquisse aucun effort pour amoindrir don programme antitravailleur et antidémocratique ? Il prévoit même d’accentuer les dispositions contre les travailleurs par le recours aux ordonnances : c’est dire qu’il a peu confiance dans la représentation parlementaire, alors que cette dernière est trillée sur le volé pour être plus que favorable à la politique des grands monopoles ! De plus le mouvement En Marche est l’occasion de recycler un grand nombre des vieilles barbes politiques tant de la vieille « Gauche » que de la vieille droite.

    Par ailleurs, dans le cadre du capitalisme pourrissant et finissant, est-il vraiment concevable qu’une partie de la haute bourgeoisie, qui détient l’essentiel du pouvoir, va engager la lutte pour développer et instaurer la démocratie populaire ? Est-ce vraiment raisonnable de propager de telles idées dans les masses ?

    Seule la classe ouvrière est à même de se battre pour des valeurs patriotes et républicaines, ainsi que pour la démocratie populaire.

    Les élections présidentielles ont comme objectif d’accréditer une illusion : le président élu représente au moins une majorité de Français, si ce n’est la totalité de la population, peu importe le nombre de voix qui s’est porté sur son nom ou son programme, et peu importe – là il s’agit de cynisme – même le programme qu’il va appliquer une fois élu ! Lors du scrutin des présidentielles, il est même possible d’aligner, à côté des « grands » candidats, qui représentent véritablement des fractions consistantes de la bourgeoisie, des « petits » candidats : ceci vise à accréditer une autre illusion, à savoir que le scrutin est ouvert à tous et toutes. C’est la même illusion crées par le capitalisme américain relative au « rêve » américain faisant croire que ‘accès à une position de milliardaire est possible pour tout citoyen !

    Lutte pour la démocratie contre le fascisme, d’accord, mais encore convient-il de bien analyser quelle type de démocratie existe hier et aujourd’hui : c’est une « démocratie » bourgeoise, c’est-à-dire formelle, qui va, avec le temps non pas en s’élargissant, mais au contraire en se restreignant. Nous l’examinerons ci-dessous.

    Les thuriféraires de la bourgeoisie mettent l’accent sur un « signe » de l’existence d’une véritable démocratie : l’existence d’élections « libres », que le peuple français aurait conquis et qui n’existe pas dans de nombreux pays. Sans doute, il y a le suffrage universel. Mais ce que ne disent pas les spécialistes de la bourgeoisie, c’est que le suffrage est encadré, afin d’empêcher toute arrivée d’un représentant de la classe ouvrière, non désiré, au pouvoir, national ou local. Ils oublient aussi de dire que le vote est un excellent moyen de singer la démocratie, en vidant ce terme de tout contenu : que penser des républiques bananières, qui élisent leurs dirigeants avec des élections arrangées, avec plus de 90 % des voix. Que dire des élections dans le régime de Pinochet, celui des hiérarques de la Corée du Nord, ou de la Roumanie de Ceausescu ? Il est vrai que Jacques Chirac a été élu en 2002 président de la république en France dans le cadre d’un front uni contre le Front National avec un score de 80 % des suffrages exprimés. La France est-elle alors une république bourgeoise bananière ? En tout cas une telle situation rend le système électoral douteux, ce qui a conduit le peuple français à en tirer d justes conséquences.

    Ajoutons à cela, que lorsque le peuple vote mal – c’est-à-dire contre ce que la haute bourgeoisie dominante estime être ses intérêts propres – les représentants de la classe bourgeoise, droite et « gauche » confondus, n’hésitent pas à contourne l’obstacle et à nier le résultat légitime des élections légitimes, comme cela a été le cas lors de la victoire du non au référendum de 2005 ! Là aussi, le peuple en a tiré des conclusions évidentes : Les élections populaires sont possibles, tant qu »’elles ne mettent pas en cause le système capitaliste établi : ce qui prime, ce n’est pas la démocratie, qui n’est qu’un paravent, mais la défense des privilèges de la classe possédante.

    Participer aux élections est donc présenté par les idéologues bourgeois un « devoir » citoyen : votez pour X, votez pour Y, mais votez. Ou bien comme disent les révisionnistes, « Voter, c’est lutter ». Aujourd’hui, on parle même d’une révolution par les urnes, avec un bulletin de vote ! Ceci de peur bien évidemment qu’il ne vienne à l’esprit du peuple de faire une véritable révolution, par les armes cette fois !

    Cela signifie en somme : choisissez la longueur de votre chaîne, mais soyez soumis et ce au moins jusqu’à la prochaine échéance électorale. Alors, si vous le souhaitez, vous pourrez changer de maître.

    On entend bien certains médias bourgeois dramatiser le résultat des élections présidentielles  en précisant à la fois que leur résultat créera fatalement une situation figée jusqu’en 2022, et que le peuple français, raisonnable et logique donnera forcément lors des élections législatives qui les suivent, une majorité au président ou à la présidente alors élu.

    Cela manifeste bien le caractère fascisant et dangereux des institutions de la V° république mis en exergue : elles permettent, pour ainsi dire en interne, l’instauration d’un gouvernement fasciste, modèle Vichy, par le suffrage « universel ».

    La grande masse de la classe ouvrière doit prendre conscience que toutes les véritables solutions aux problèmes de la société (économie, chômage, écocide, …) relèvent de sa seule responsabilité. Ce n’est que par la prise du pouvoir et l’instauration d’une société socialiste que ces difficultés trouveront des solutions satisfaisantes.

    « Une classe opprimée qui ne s’efforcerait pas d’apprendre à manier les armes, d’avoir des armes, cette classe opprimée ne mériterait que d’être traitée en esclave. » (Lénine Le programme militaire de la révolution prolétarienne).

    Il est à prévoir, avant 2022, un large mouvement révolutionnaire populaire violent qui mettra fin pour longtemps à toutes les velléités de restaurer un régime fasciste et pétainiste. La famille XXX comptera parmi les victimes de ce mouvement.

    La contradiction entre la bourgeoisie et le prolétariat – la France d’en haut et la France d’en bas, la « fracture » sociale, autrement dit la lutte des classe – est irréconciliable en terme stratégique : on ne peut à la fois servir « Dieu et Mammon » comme veulent le faire croire les candidats aux diverses élections. Il est certains que, dès le lendemain des résultats électoraux à peine connus, le nouvel élu, choisi par la bourgeoisie, va à nouveau permettre à la classe dirigeante de se gaver, de se « servir », en pressurant le peuple. Donc les promesses électorales ne sont que des belles paroles vides de sens. Ceci avec la complicité de la plupart des journalistes.

     

     

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