• Les luttes de classes en France et les élections présidentielles et législatives de 2017. (Partie 7)

    Pourquoi ne pas prendre pour vraie l’histoire que veulent nous raconter, par leur alliance, Marine Le Pen et Nicolas Dupont-Aignan : au-delà des ambitions affichées, l’une voulant être présidente de la république et l’autre premier ministre, et les besoins financiers du parti Debout la France, après soixante-douze années, fin de la seconde guerre mondiale, il s’agit bien de la réconciliation du bouclier et de l’épée, de Pétain et de de Gaulle, d’une fraction de la bourgeoisie collaboratrice avec l’occupant nazi et d’une autre fraction de la bourgeoisie, résistant à l’occupant nazi. En somme, ayant en vue les intérêts stratégiques de la haute bourgeoisie, dans le cadre d’éventuels mouvements révolutionnaires du prolétariat, et dans la perspective de mieux défendre ses intérêts face aux autres impérialismes, les petits-enfants de Pétain et les petits enfants de de Gaulle se réconcilient ! 

     

    Les luttes de classes en France et les élections présidentielles et législatives de 2017. (Partie 7)

    L’action de la classe ouvrière doit s’exercer, quelles que soient les conditions objectives : instauration du fascisme par l’arrivée du Front National au pouvoir, troisième guerre mondiale ou autre, … Sans doute les conditions de l’action seront plus ou moins difficiles, mais les diverses conditions objectives sont indépendantes de la volonté. L’objectif stratégique est toujours le même : la révolution prolétarienne et l’instauration d’un Etat socialiste.

    Que veut dire se battre pour la démocratie ? Se battre pour le maintien du système actuel, qui est l’exact contraire de la démocratie ? Elargir le système actuel ? Front uni pour la démocratie populaire prôné par le PCFMLM ? Ce dernier point signifie que l’impérialisme finissant, pour conquérir les classes populaires, est près à relâcher son étreinte pour accorder quelques libéralités : est-ce possible ? Est-ce vraiment le cas ? Si c’était possible, qu’est-ce qui l’empêcherait de le faire ? La présidence de François Hollande n’a-t-elle pas au contraire accentué l’exploitation du peuple, ce qu’il est facile à démontrer pour le fascisme ?

    La classe ouvrière doit recouvrer une confiance en soi et compter sur ses propres forces. La seule rupture possible avec l’ancien système, capitaliste, c’est la révolution prolétarienne. Après avoir dégagé les anciens partis bourgeois, le prolétariat doit prendre conscience du caractère fasciste du Front National.

    Puis la création d’un Front Uni avec le « reste » de la classe bourgeoise, les « démocrates », sera possible.

    « Gauche » et Droite est une classification électoraliste de « votards ». Les nouvelles classifications : progressistes et conservateurs, mondialistes et patriotes, pro-européens et anti-européens. Ce sont là des classifications bourgeoises qui nient la contradiction principale entre la bourgeoisie et le prolétariat. La seule classification valable repose sur les classes sociales, dont la bourgeoisie et le prolétariat.

    Pourquoi ne pas prendre pour vraie l’histoire que veulent nous raconter, par leur alliance, Marine Le Pen et Nicolas Dupont-Aignan : au-delà des ambitions affichées, l’une voulant être présidente de la république et l’autre premier ministre, et les besoins financiers du parti Debout la France, après soixante-douze années, fin de la seconde guerre mondiale, il s’agit bien de la réconciliation du bouclier et de l’épée, de Pétain et de de Gaulle, d’une fraction de la bourgeoisie collaboratrice avec l’occupant nazi et d’une autre fraction de la bourgeoisie, résistant à l’occupant nazi. En somme, ayant en vue les intérêts stratégiques de la haute bourgeoisie, dans le cadre d’éventuels mouvements révolutionnaires du prolétariat, et dans la perspective de mieux défendre ses intérêts face aux autres impérialismes, les petits enfants de Pétain et les petits enfants  de de Gaulle se réconcilient !

    Le poste de président de la république est fracassé et vidé de sa valeur (« rencontre d’un homme et du peuple »). Peut-être ce poste doit-il être supprimé ? A preuve les déclarations des divers candidats lors du premier tour des élections présidentielles.

     

    ANNEXE :

    Phrases des candidats de l’élection présidentielle de 2017 à retenir :

    Le 4 avril 2017 sur CNews :

    Philippe Poutou à Marine Le Pen : « Nous, quand on est convoqué par la police, nous n’avons pas d’immunité ouvrière, on y va ».

     

    Le 23 mars 2017 France 2 :

    François Fillon : « J’ai eu tort de les [cadeau de costumes] avoir acceptés. J’ai fait une erreur de jugement. Donc, ces costumes, je les ai rendus. (…) Oui, je les ai portés. »

     

    Le 18 mars 2017 TF1 :

    Nicolas Dupont-Aignan : « J’ai le devoir aujourd’hui de quitter votre plateau … et je souhaite que par mon geste votre chaîne renoue un jour avec la démocratie ».

     

    Le 4 avril 2017 :

    Jacques Cheminade : « Vous êtes de grandes gueules qui essaient de voler ceux qu’ils croient les plus faibles. Eh bien, les plus faibles dans ce monde vont se révolter actuellement ».

     

    Le 8 avril 2017 France 2 :

    Benoît Hamon, (réponse à la question : pour qui voteriez-vous, en cas d’un second tour où Jean Luc Mélenchon est face à Marine Le Pen) : « Je vais vous répondre franchement, Mélenchon ».

     

    4 avril 2017 CNews :

    François Asselineau à Emmanuel Macron : « Ah vous êtes toujours d’accord avec tout le monde ».

     

    Le 9 avril 2017 LCI :

    Marine Le Pen (à propos de la rafle du Vel’d’Hiver) : « Je pense que la France n’est pas responsable du Vel d’Hiver ».

     

    Le 18 mars 2017 Facebook :

    Jean Luc Mélenchon : « Ceci est une insurrection citoyenne contre la monarchie présidentielle ».

     

    Le 4 avril 2017 BFMTV :

    Nathalie Arthaud : « Ce que je tiens à dire, c’est que vous discutez euros, francs,… mais quand on est mal payé, que ce soit en francs ou en euros, on est mal payé. »

     

    Le 29 mars 2017, BFMTV :

    Jean Lassalle : « Je sais que je tiendrai tête à Monsieur Trump, à Monsieur Poutine, à quelques autres qui ne se présentent pas sous un regard forcément sympathique, parce que j’ai eu affaire aux ours et aux loups et aux cavernes. »

     

    10 décembre 2016 Facebook :

    Emmanuel Macron : « Ce que je veux, c’est que vous, partout, vous allez nous faire gagner parce que c’est notre projet ».

     

     

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