• Les francs-maçons sont-ils tous des « Charlie » ? (Seconde partie)

    Et il y a la république sociale, celle qui veut étendre à tous les droits de l’homme : droit au travail, droit à un logement décent, droit à la santé, droit à l’éducation, etc. Les membres des quartiers dits sensibles et en particulier, les personnes de religion musulmane, ont-elles les mêmes droits que tous les citoyens ? Droit au travail ? Droit à un logement décent ?

     

    Les francs-maçons sont-ils tous des « Charlie » ? (Seconde partie)

     

    Il y a aussi « république » et « république » :

    Il y a la république bourgeoise, la république des nantis, de ceux qui ne veulent pas partager. Les dernières statistiques indiquent que, en 2016, 1 % des habitants seront détenteurs de 50 % des biens ! Ces derniers forment une communauté des riches, vivant entre soi et méprisant les pauvres. Ce sont ceux qui se gavent.

    Il y a aussi un terrorisme économique et financier ? Que penser des individus qui ont détournés dans les paradis fiscaux plus de mille milliards d’euros ? Que ce soit en Suisse, au Luxembourg ou dans les îles des Bermudes ou autres paradis fiscaux.

    Quel consensus au sein de l’Assemblée nationale et du Sénat ? N’est-ce pas la collusion des nantis. En effet, il serait temps que ces deux assemblées fassent la police et excluent tous les tristes sires qui ont fraudé le fisc, ou bien détournent les votes des électeurs à coups de distributions d’euros et de prébendes. Enfin, si le Parlement veut être légitime et représentatif, il convient de faire le nécessaire pour qu’y figure enfin 50 % de femmes, ainsi que des représentants des diverses catégories du peuple.

    Et il y a la république sociale, celle qui veut étendre à tous les droits de l’homme : droit au travail, droit à un logement décent, droit à la santé, droit à l’éducation, etc. Les membres des quartiers dits sensibles et en particulier, les personnes de religion musulmane, ont-elles les mêmes droits que tous les citoyens ? Droit au travail ? Droit à un logement décent ?

     

    Les mesures proposées :

    L’une des mesures est de restaurer un service militaire universel concernant les garçons et les filles : c’est là une excellente proposition, car comme on disait autrefois : « Si on te donne un fusil (et la préparation militaire qui va avec), prends-le ! ». Encore faudra-t-il être vigilant quant au contenu de ce service national.

    On n’a jamais vu une classe privilégiée renoncer sciemment à ses privilèges, même s’il s’agit de céder une partie infime de ceux-ci. Donc il faudra bien, après les manifestations d’unité du peuple, arracher les privilèges et les redistribuer à tout le peuple.

    La seule et vraie rupture, c’est d’appliquer les valeurs républicaines (Liberté-Egalité-Fraternité, laïcité,…) et les droits de l’homme (travail, logement décent, école égale, culture, prisons décentes, égalité des sexes,…)  à tous. Il ne s’agit pas seulement d’augmenter l’importance des services de renseignements, et de limiter nos libertés individuelles (Internet, etc.), comme le préconisent les hommes et femmes politiques. .

    Cette façon d’appréhender la réalité conduit à infliger une double peine aux membres des clases pauvres : actuellement dépossédées de tous droits, sans aucune dignité, des textes législatifs sont proposés qui visent à prononcer contre les coupables de délits de terrorisme les peines de déchéance de nationalité et d’indignité nationale.  

    Et voici le retour des hommes politiques, des journalistes et des experts de toutes sortes sur l’avant-scène médiatique : tous ceux qui nous ont amené à la situation actuelle, avec les phases « terroristes », reprennent les rênes des médias, après le 11 janvier 2015. Comment espérer, dans de telles conditions une rupture avec l’avant, et une amélioration après ? Comment croire encore que ceux qui nous ont mis dans cette situation vont pouvoir nous en sortir ?;

    La bourgeoisie a fait son temps, et elle a démontré son incapacité à porter la société vers un nouveau monde. De plus en plus, le peuple se rend compte qu’il ne pourra s’en sortir que par ses propres forces. C’est maintenant le tour du prolétariat de gérer la société.

    Le président François Hollande parle de liberté de la presse : de qui se moque-t-il ? Quelle liberté ? Quelle presse ? Chacun sait que la presse, en France, n’est pas libre, mais qu’elle est la propriété des grands groupes capitalistes, notamment des branches industrielles de l’armement et de la construction. Cette presse exerce une véritable police de la pensée.

    Heureusement, la création d’Internet permet au peuple de s’exprimer. Et c’est pourquoi la bourgeoisie rêve de limiter la liberté d’Internet.

    Par exemples, la presse dite « d’opinion », qui devrait donc être libre, tant du point de vue de la ligne éditoriale, que financièrement. Sans l'aide annuelle de l’État de pratiquement sept millions d'euros, L'Humanité ne pourrait pas être publiée ; en 2013, l’État a également fait sauter une dette de quatre millions d'euros... Quant au Figaro, il est aux mains d’une famille d’avionneurs, les Dassault, et rien ne se publie sans l’aval de cette famille.

    Seuls au niveau national, les hebdomadaires Le Canard enchaîné et Charlie Hebdo ne vivent pas de la publicité (quand on en vit, il faut bien sûr faire plaisir aux financeurs de celle-ci : la classe bourgeoise).

     

    Que penser de la ligne éditoriale de Charlie Hebdo aujourd’hui ?

    Sa ligne éditoriale, libérale et libertaire, n’a plus rien à voir avec la ligne éditoriale d’origine de Hara-Kiri et du Charlie Hebdo du début, qui ont tiré leur prestige d’un véritable esprit d’indépendance. C’était alors une ligne en phase avec la période de Mai 1968 : le rire était rabelaisien et populaire. De nombreux lecteurs ont ressenti comme une trahison la collaboration de Wolinski à L’Humanité, à partir de 1977. Le journal a été affaibli par le départ de piliers, comme Fournier et Delfeil de Ton.

    Qu’est devenu l’esprit de Mai 68 ? Des personnages bourgeois et petits bourgeois, y compris au sommet de l’Etat, comme Nicolas Sarkozy et François Hollande, se sont emparés de cet esprit, le déformant, en profitant au niveau personnel (comme le droit de la famille, la famille recomposée, le divorce, etc.), mais n’ont rien fait pour développer l’aspect démocratique au niveau du peuple. Le journal Charlie Hebdo est devenu une référence pour les « bobos » (bourgeois bohêmes) parisiens. Il est certain que les jeunes, dont ceux habitant les cités, ne sont nullement attirés par cet état d’esprit grinçant et une satire routinière, qui conforte plutôt le système existant. D’où une perte de prestige et de lectorat, du journal. C’est ce que déclarent les journalistes les plus lucides du journal, quant à l’identité de Charlie Hebdo. Voici quelques exemples de déclarations :

    Jean-Marc Parisis : « En grandissant, beaucoup d’enfants de 68 sont devenus ce qu’ils étaient, des bourgeois. Et la bourgeoisie ne sait pas rire, ou pas longtemps : elle n’aime pas ».

    Jean-Marc Parisis : « L’humour bête et méchant, récupéré, neutralisé par les médias officiels, est devenu parodique. Simple régulateur social, il perd sa charge critique, pourrit dans le divertissement ».

    Delfeil de Ton lui-même était convaincu que Charlie Hebdo a duré trop longtemps : « Il fallait s’arrêter tant que c’était bien. Il fallait pas attendre que ça soit pas bien, que ça descende. » (France Culture, 29 septembre 2006).

    Attendre ce que va devenir Charlie Hebdo : une aide de un million d’euros de l’Etat, l’hébergement du journal par Libération, journal aux mains des capitalistes, etc. tout cela ne sont pas des signes engageants pour l’avenir !

    Bernier (professeur Choron) : « On s’est attaqués aux hommes politiques […]. On l’a fait uniquement pour gagner de l’argent. » (« Vous me croirez si vous voulez », 1993).

    Sylvie Caster : « C’était une période inoubliable [Les 13 premières années]. Ce qu’on peut regretter, -- c’est peut-être un peu nostalgique – c’est que jamais on ne retrouve cette liberté. On savait qu’elle était extraordinaire. » (Entretien du 1° juin 2002).

     

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