• Le secret maçonnique (Partie 88)

    A chaque époque, certains francs-maçons se paient de mots : 

    Lors des diverses périodes historiques, on distingue deux catégories de francs-maçons :

    ·                    Ceux qui « se payent de mots » : issus de la catégorie la plus aisée, ils disent, en paroles, partager les valeurs universalistes des droits de l’homme. Mais dans les faits, dès qu’il s’agit d’appliquer ces droits de l’homme, ils se retrouvent sur des positions de classe privilégiée et défendent avec véhémence leurs privilèges. C’était le cas des aristocrates francs-maçons, qui ont émigrés lors de la Révolution française, de 1789 à 1794. C’était aussi le cas des francs-maçons Versaillais e 1872. Ce sera le cas des francs-maçons de pacotille, demain, lorsque éclatera le mouvement social qui donnera naissance au Nouveau Monde.

    ·                    Ceux qui prennent l’idéal maçonnique au sérieux, et qui préfèreront renoncer à leurs quelques « privilèges », pour instaurer enfin un monde plus libre et plus égalitaire, par l’universalité de l’application des droits de l’homme.

    Aujourd’hui aussi, dans les loges maçonniques, il y a les francs-maçons qui se paient de paroles, et les francs-maçons qui prennent le combat pour les droits de l’homme au sérieux.

     

    Le secret maçonnique (Partie 88)

     

    A chaque époque, certains francs-maçons se paient de mots : 

    Lors des diverses périodes historiques, on distingue deux catégories de francs-maçons :

    ·                    Ceux qui « se payent de mots » : issus de la catégorie la plus aisée, ils disent, en paroles, partager les valeurs universalistes des droits de l’homme. Mais dans les faits, dès qu’il s’agit d’appliquer ces droits de l’homme, ils se retrouvent sur des positions de classe privilégiée et défendent avec véhémence leurs privilèges. C’était le cas des aristocrates francs-maçons, qui ont émigrés lors de la Révolution française, de 1789 à 1794. C’était aussi le cas des francs-maçons Versaillais e 1872. Ce sera le cas des francs-maçons de pacotille, demain, lorsque éclatera le mouvement social qui donnera naissance au Nouveau Monde.

    ·                    Ceux qui prennent l’idéal maçonnique au sérieux, et qui préfèreront renoncer à leurs quelques « privilèges », pour instaurer enfin un monde plus libre et plus égalitaire, par l’universalité de l’application des droits de l’homme.

    Aujourd’hui aussi, dans les loges maçonniques, il y a les francs-maçons qui se paient de paroles, et les francs-maçons qui prennent le combat pour les droits de l’homme au sérieux.

    La Révolution de 1789-1794 :

    Dès le début de cette Révolution, de nombreux francs-maçons, devant choisir entre le maintien de leurs privilèges aristocratiques, et l’application à la société des principes de « Liberté-Egalité-Fraternité », prôné par l’idéal maçonnique, ont préférés choisir leurs intérêts de classe privilégiés, et ont préférer émigrer. D’autres francs-maçons se sont opposés à l’approfondissement de l’esprit révolutionnaire, et à une étape de la mise en place de la république française, ont voulu faire marcher la roue de l’Histoire vers l’arrière, et sont devenus anti-révolutionnaires, comme par exemple les Girondin.

    Ainsi, pendant tout le XVIII° siècle, certains maçons ont développé l’esprit des Lumières dans les loges, mais ont préféré renoncer à la mise en œuvre de ces principes dans la réalité. C’est ce que l’on peut appeler des francs-maçons qui « se paient de mots ».

    La Révolution de 1789-1794, pour de nombreuses personnes, n’est pas encore close. C’est ainsi que les héritiers d’anciens aristocrates ont menacé le présent auteur du blog à la fois d’un recours devant les instances judiciaires, et d’une fermeture du blog, si l’auteur ne supprimait pas les références à la famille Polignac, anciens francs-maçons du XVIII° siècle.

    « Armand Jules François Duc de Polignac (1745-1817) : Premier écuyer du Roi. Franc-maçon. Membre de la Loge « La Candeur ».

    Yolande Martine Gabrielle de Polastron, Duchesse Yolande de Polignac dit « la Polignac » par la populace parisienne (1749-1793) : Franc-maçonne. Membre de la Loge « La Candeur ». De petite noblesse, elle épousa le Comte de Polignac, passablement désargenté. Elle réussit à supplanter la princesse de Lamballe, dont elle prit la charge de surintendante de la Maison de la Reine. Elle émigra le 17 juillet 1789, avec son amant de l’époque, le comte d’Artois. C’est sous le ministère de son fils Jules de Polignac, que se déclencha la révolution de 1830. ».

    La Commune de Paris de 1871, et l’après :

    L’antisémitisme et le complotisme sont deux thèmes qu’il faut combattre, avec d’autant plus de vigueur, que ces thèmes sont présents dans le milieu populaire.

    En France, l’un des auteurs classiques du complotisme  est Augustin Barruel (1741-1820), prêtre jésuite et polémiste anti-Lumières, qui déclare avoir été reçu en loge maçonnique et qui a publié des Mémoires pour servir à l’histoire du jacobinisme. Il y développe la thèse d’une Révolution antichrétienne fomentée par les philosophes, les francs-maçons et les juifs. Mais c’est surtout à la fin du XIX° siècle que ces thèses vont prendre toute leur ampleur, thèses souvent développées par des Communards, Francs-maçons, et autres renégats. Souvent, il s’agit d’une mauvaise utilisation des mots : on parle de lutte « contre la haute finance, aux nez et aux doigts crochus » (sous-entendu au XIX° siècle, la banque Rothschild et consorts), au lieu de lutte « contre la bourgeoisie ». C’est ce que font parfois encore aujourd’hui quelques représentants de l’ « extrême gauche » et de la « gauche » : d’où un point commun avec le Front national. Voir à ce propos les écrits du sociologue Zeev Sternhell. L’antisémitisme, tout comme le racisme, sert à l’idéologie dominante, à diviser le peuple. Voici, par exemples, parmi de nombreux autres, trois Communards, dont deux étaient, avec certitude, francs-maçons : comme quoi, à l’aide d’un peu de science historique, il convient d’extirper ces théories malodorantes, parfois dans des milieux où on ne pense pas les trouver !

    « Benoît Malon (1841-1893) : Franc-maçon. Membre de la loge « Le Lien des Peuples ». Ouvrier teinturier. Militant ouvrier, communard, journaliste, écrivain. Il fait partie du bureau de la section parisienne de l’Internationale, adhérant à l’AIT en 1865. Proudhonien de gauche. Collaborateur du journal La Marseillaise de Rochefort. Le 8 février il est élu à l’Assemblée nationale comme socialiste révolutionnaire. Il est élu le 26 mars au Conseil de la Commune. Il siège à la commission du Travail et de l’Echange. Il vote contre la création du Comité de salut public et se range du côté de la Minorité. A écrit : La troisième défaite du prolétariat français (1871). Condamné à mort par contumace, il émigre en Suisse. A Palerme, il est reçu en 1877 au grade de compagnon et de maître de la loge « Fedelta ». Revenu en France après l’amnistie, il devient le leader des opportunistes-possibilistes. Il assiste, ainsi que Jules Vallès, à son retour de proscription, à une tenue de la loge parisienne « La Ruche libre ». Préside en 1882, le Congrès socialiste de Saint-Etienne. Directeur de la Revue Socialiste. Il reprend une activité maçonnique en 1889, à la loge du Grand Orient « Le Lien des Peuples et les Bienfaiteurs réunis ». Incinéré au Père Lachaise, sur le socle de son monument figure l’équerre et le compas.

    Libre-penseur, chef de file des blanquistes, Malon est partisan d’un socialisme national, opposé au socialisme allemand. Admirateur de Drumont, l’auteur de La France juive. Il écrit dans La Revue Socialiste N° 18 de juin 1886, pages 509 à 511, un article sur La question juive : « Oui, la noble race aryenne a été traître à son passé, à ses traditions, à ses admirables acquis religieux, philosophiques et moraux, quand elle a livré son âme au dieu sémitique, à l’étroit et implacable Jéhovah. (…) En brisant le cœur et la raison aryens, pour croire aux radotages antihumains de quelques juifs fanatiques, butés et sans talent (voyez Renan) ; en faisant de la littérature d’un peuple dont toute l’histoire ne vaut pas pour le progrès humain, une seule olympiade d’Athènes, on a autorisé les fils de ce peuple choisi, de ce « peuple de Dieu », à nous traiter en inférieurs ».

    Albert Regnard (1832-1903) : Leader des étudiants blanquistes. Libre-penseur anticlérical, représentant de la France à l’anti-concile de Naples de 1870. Communard. Réfugié à Londres, puis il se rallie à Gambetta.

    Antisémite de choc. Il écrit dans son article Aryens et Sémites, paru dans La Revue Socialiste n° 30 de juin 1876, page 499 : « La haine du sémitisme était à l’ordre du jour parmi les jeunes révolutionnaires de la fin de l’empire ». « La réalité et l’excellence de la race aryenne (…) et qui seule est en mesure de préparer et d’accomplir l’achèvement suprême de la rénovation sociale. ».

    Victor Henri de Rochefort, marquis de Rochefort-Luçay, plus connu sous le nom d’Henri Rochefort (1831-1913) : Franc-maçon. Sous l’Empire, il fonde La Lanterne, puis La Marseillaise.  Membre des Amis de la Renaissance. Fait partie du gouvernement de la Défense nationale. Sous la Commune, il s’élève dans ses écrits contre les Versaillais. Condamné à la déportation, il s’évade. Après l’amnistie, il fonde L’Intransigeant. Au retour du bagne de Nouvelle-Calédonie, il se rapproche progressivement du boulangisme et de l’extrême droite. Lorsque éclate l’affaire Dreyfus, il laisse libre cours à son antisémitisme pour mener campagne avec les « anti ». A écrit en 1896-1898 : Les aventures de ma vie.

    Antiparlementariste, antidémocrate révolutionnaire. Créateur de divers mouvements politiques nationaux et socialistes, dont La Ligue Intransigeante Socialiste et le Parti Républicain Socialiste Français. Animateur du boulangisme de gauche. Antisémite militant, il est une des grandes figures de l’antidreyfusisme de gauche. Dans son article « Le triomphe de la juiverie », paru dans Le Courrier de l’Est le 20 octobre 1899, il y menace les juifs d’un « effroyable mouvement antisémitique ». Il devient monarchiste. »

     

     

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