• Le secret maçonnique (Partie 73)

    L’alternative est la suivante : soit l’instauration d’une VI° République bourgeoise, qui colmate les brèches pour un court moment, soit une révolution prolétarienne qui rende enfin la souveraineté au peuple lui-même : ce serait alors la I° République socialiste, à la rigueur la seconde, si l’on prend en compte la Commune de Paris de 1871, qui ne concernait qu’une infime partie du territoire national, la Commune de Paris.

     

    Le secret maçonnique (Partie 73)

     

    Le peuple est assoupi. Pour le moment, son seul refuge est de donner son suffrage à un parti extrémiste de droite, le Front national, et surtout de s’abstenir aux différentes élections, ceci pour « renverser la table ». Qu’est ce qui peut le réveiller ? Trois éléments :

    ·                    La lutte contre l’écocide : la Terre est mise en danger par l’exploitation effrénée du capitalisme. Il s’agit de prendre son sort en main, ou de périr !

    ·                    La lutte contre le fascisme : La bête immonde, la barbarie montre son visage, et la seule réponse, c’est le socialisme réel !

    ·                    La lutte de ceux qui sont « en bas », « sans voix », « sans dents », et « en-dehors » : tous les exclus, les « sans » (sans travail, sans ressources, sans logement décent,…) n’ont que leurs chaînes à perdre et un monde à gagner ! Comme en 2005, seul leur réveil peut réanimer la démocratie et rendre un peu de dignité au quotidien !

    Le comportement des élus est le même à tous les niveaux : une fois élus, ils considèrent qu’ils n’ont plus aucun compte à rendre au corps électoral. Il en résulte la création d’une oligarchie électorale.

    Le fait que des individus comme Serge Dassault, le couple Balkany, et bien d’autres, de droite comme de gauche, fassent partie de la « représentation nationale », indique bien que le système est arrivé à bout de souffle. Leur seule légitimité, c’est l’argent, l’hérédité : en un mot, les privilèges de l’Ancien Régime.

    L’alternative est la suivante : soit l’instauration d’une VI° République bourgeoise, qui colmate les brèches pour un court moment, soit une révolution prolétarienne qui rende enfin la souveraineté au peuple lui-même : ce serait alors la I° République socialiste, à la rigueur la seconde, si l’on prend en compte la Commune de Paris de 1871, qui ne concernait qu’une infime partie du territoire national, la Commune de Paris.

    L’amour de la patrie n’est possible que si le peuple participe effectivement aux affaires publiques : la condition est donc la démocratie directe, notamment au niveau des collectivités de base, comme la commune, le département, la région. Mais aussi au niveau de l’Etat et de l’Europe.

    François Mitterrand, dans « Le coup d’Etat permanent » (10/18 Plon 1964), a développé divers points de vue, tout à fait applicables à l’époque actuelle :

    Page 20 : « Ce n’est pas par excès de démocratie que la IV° république a dépéri mais par peur de la démocratie, par timidité à l’égard du peuple. »

    Page 96 : « Ce sont les notables, les intermédiaires incrustés dans leurs conseils généraux, dans leurs conseils municipaux, ces Monacos sans prince et sans star, et qui délibèrent, discutent, ergotent, qui jettent leur grain de sel sur toutes les queues d’oiseaux qui passent à leur portée, qui se mêlent d’avoir et d’émettre une opinion sur la politique de la France, qui poussent enfin l’impudeur jusqu’à rappeler, avec une discrète insistance, qu’ils n’ont pas eu besoin d’un 13 mai villageois pour obtenir mandat de leurs concitoyens. »

    Page 150 : « … le Conseil constitutionnel, le plus domestique des corps domestiques du général de Gaulle… ». Page 162 : « Créé pour répondre à la nécessité de faire respecter par le législateur les limites de sa sphère d’attribution et de fixer un terme à la confusion des compétences du pouvoir législatif et du pouvoir réglementaire, il n’a jamais eu d’autre utilité que de servir de garçon de courses au général de Gaulle chaque fois que ce dernier a cru bon de l’employer à cet usage. « Il me semble que son rôle est de faire souffrir le droit pour servir le pouvoir », écrivait M. Marcilhacy dans Le Figaro du 22 février 1960 ? »

    Page 223 : « Pétain, de Gaulle, Vichy, la V° République. Tout oppose et tout rapproche ces hommes, ces régimes. L’altération du droit suit à peu de distance le manquement au principe de la souveraineté populaire. »

    1)                Le peuple a perdu une bataille de la lutte des classes, gagnée par la bourgeoisie :

    Les manifestations de rue, les cortèges de protestation, parfois même les émeutes, peuvent être interprétés comme autant de volontés de participer aux décisions, de la part de ceux qui se sentent mal représentés ou laissés « sans voix » (sans logement, sans papiers,…). Et ce au grand dépit des détenteurs institutionnels des pouvoirs, qui rappellent souvent que « ce n’est pas la rue qui décide ».

    Le peuple, depuis les XVII° et XVIII° siècles, est vu comme la source légitime du pouvoir, mais, en même temps, comme une menace potentielle au regard des formes raisonnables de gouvernement. C’est toute l’ambivalence du principe parlementaire, garant par le vote du peuple, mais dont l’application sert aussi à filtrer et réguler les passions populaires. Les « sans » (Chômeurs, mal logés, immigrés ou réfugiés, sans papiers, sans dents et pauvres de tous ordres) ne sont représentés ni par des partis classiques, ni par des groupes de pression organisés.

    Le « déficit démocratique » peut être évoqué à propos de l’opacité du gouvernement des villes et des choix obscurs relatifs à telle ou telle politique.

    En contrepoint d’appels rituels à la participation, on observe une politique obstinée de cantonnement et de limitation des procédures de concertation et de débat public.

    Les intercommunalités demeurent lointaines et opaques pour le citoyen, alors que leur rôle est devenu central dans l’agencement des pouvoirs locaux.

    Les intercommunalités n’ont toujours pas de conseils élus au suffrage universel direct.

    Lorsque Warren Buffet, au nom de la classe bourgeoise déclare : « Il y a une lutte des classes aux Etats-Unis, évidemment, mais c'est ma classe, la classe des riches qui a mène la lutte. Et nous sommes en train de gagner. », il a raison. Cela est vrai aussi pour la France : Avec les pseudos « socialistes » au pouvoir, la classe bourgeoise et impérialiste française a gagné de façon magistrale la guerre de classe Mais c’est une forme de victoire qui anticipe des défaites encore plus magistrales. En effet ; la classe dominante a transformé la société en une prison du peuple.

     

    Le secret maçonnique (Partie 74)

     

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