• Le secret maçonnique (Partie 7)

    Puis il faut passer au plan collectif : améliorer l’individu et améliorer le groupe, l’humanité, doit aller de pair. Dit autrement, l’armée des francs-maçons peut-elle orienter l’humanité dans la voie de la liberté, de l’égalité et de la fraternité ? La maçonnerie ne sera jamais une organisation de masse, mais elle représente une force non négligeable, et si chaque maçon se comportait en maçon véritable, son influence serait réelle, comme le levain dans le pain. Il faut, en quelque sorte, que chacun mobilise sa propre armée pour que l’armée maçonnique soit efficace.

    Le secret maçonnique (Partie 7)

     

    Qu’est-ce que le 32° degré du rite écossais ancien et accepté ?

    Nous sommes une armée, rassemblée en un lieu élevé et constituée de maçons de tous grades. Cette armée doit embarquer à Naples, se rendre à Rhodes, à Chypre puis à Malte. Enfin le but est Joppé, ou Jaffa, d’où les forces terrestres gagnent Jérusalem, pour reconquérir le Temple. Il s’agit d’une guerre sainte pour libérer les Lieux saints, et faire place nette pour la descente de la Cité Sainte. A noter l’itinéraire : il parcourt l’eau (la mer symbolise l’inconscient) et quatre lieux « secs » : Naples et trois îles. Il s’agit aussi d’un retour en arrière. Le camp du rendez-vous (Tente ou Tabernacle) est Jérusalem.

    L’armée ainsi constituée représente à la fois :

    • Tous les frères de tous les degrés avec lesquels nous avons travaillé et qui nous ont enrichis de leurs pensées, de leur amour, de leur différence ;
    • Notre armée intérieure est faite de tous les acquis obtenus, et de tous nos grades maçonniques dont les titres pompeux ne sont que les voiles dissimulant des vérités intérieures.

    Lorsque nous arrivons au Camp du Mont des oliviers, c’est nous-mêmes que nous contemplons, esplanade vide sur laquelle il ne tient qu’à nous de bâtir notre Temple. Il suffit de le vouloir et nous nous apercevons immédiatement que c’est inutile, car dès que nous sommes prêts, la Jérusalem céleste descend sur terre Elle n’a pas de Temple, car il n’y en a pas besoin.

    Trois témoignages permettent de prouver que s’est bien opérée la transmission nécessaire des connaissances ésotériques détenues par les différentes organisations religieuses ou chevaleresques du Moyen Age :

    • Un témoignage italien : Dante ;
    • Un témoignage allemand : Dürer ;
    • Le 32° degré (ou grade) du rite écossais ancien et accepté : La transmission s’est faite de l’Ordre du temple en Ecosse, à la franc-maçonnerie écossaise.

    Le 32° grade est représenté par le « E » de TENGU : Le pavillon « E » est azur, et porte un lion d’or tenant dans sa gueule une clef d’or, un collier à son cou, sur lequel est inscrit le nombre 515 ; la devise est « ad majorem Dei Gloriam ». Le mot de passe est el Shaddai (le Tout-Puissant = 314). Le grade correspondant est « Sublime Prince Royal Secret ».

    Nous sommes partie, au premier degré, de l’idée « d’achever au-dehors l’œuvre commencée dans le Temple », et pour cela, de nous améliorer nous-mêmes, puis d’agir par notre exemple. La meilleure façon d’aider les autres est de se libérer soi-même et d’atteindre l’état d’homme véritable.

    Puis il faut passer au plan collectif : améliorer l’individu et améliorer le groupe, l’humanité, doit aller de pair. Dit autrement, l’armée des francs-maçons peut-elle orienter l’humanité dans la voie de la liberté, de l’égalité et de la fraternité ? La maçonnerie ne sera jamais une organisation de masse, mais elle représente une force non négligeable, et si chaque maçon se comportait en maçon véritable, son influence serait réelle, comme le levain dans le pain. Il faut, en quelque sorte, que chacun mobilise sa propre armée pour que l’armée maçonnique soit efficace.

    L’éléphant

    Prenons l’exemple d’un éléphant que quatre personnes aveugles cherchent à connaître. Le premier touche la trompe, et il répond : « L’éléphant ressemble à un tuyau ». Le second entoure de ses bras une patte, et répond : « L’éléphant est comme un  tronc d’arbre ». Le troisième touche une oreille, et répond : « L’éléphant est comme un grand éventail ». Le quatrième touche le ventre et répond : « L’éléphant est comme une grande citerne ». Ainsi, chacun, selon ses qualités, détient une parcelle de la vérité, et, de mon côté, je compte sur vos contributions pour en savoir plus. Quelle que soit l’intelligence et la volonté de chacun, il ne détient pas la vérité, mais, tous, en associant nos points de vue, nous pouvons nous en approcher de très près.

    Je suis persuadé qu’il y a une vérité absolue. Cependant, chacun n’a qu’une connaissance d’abord partielle de celle-ci. Je refuse tout relativisme. L’obstacle principal à la possession de la vérité absolue est la pensée : « Il est impossible d’atteindre la vérité absolue, de la connaître et de l’expérimenter. ».

    Par ailleurs, la même vérité peut être exprimée de différentes façons, suivant la capacité de compréhension de l’interlocuteur.

     

    Me voilà donc au terme de mon exposé, et je vous ai apporté ma réponse quant à la sentence. C’est à vous de me dire si vous considérez que la vérité du monde est éternel ou temporelle.

    Deux voies, et même trois voies sont possibles :

    • Premièrement, on peut rester dans l’indécision et l’hésitation, ou la confusion : c’est ne pas choisir, ou choisir les deux, en passant d’un chemin à l’autre : ce sont les agnostiques ;
    • Deuxièmement, on peut choisir le monde temporel, le serpent : c’est le choix de l’ego ;
    • Troisièmement, on peut choisir le Soi, l’éternel : c’est mon choix.

    La sentence mérite d’être prise en considération, car elle donne sens à notre démarche maçonnique.

    Indépendamment de nos croyances, qui relèvent de l’ego, de la pierre brute, donc, quelles que soient nos croyances (religion, athéisme, ou autre), la sentence permet de vivre dans la joie, la paix et l’amour !

     

    Un jour je me promenai sur la plage. Si le Soi est toujours présent à mes côtés, alors je devais voir quatre pas sur le sable. J’avais beau regarder, il n’y avait que deux pas. Alors j’ai interrogé le Soi, et il m’a répondu : il n’y a que deux pas, parce que je te porte sur mes épaules.

     

    Nous avons commencé par Hiram et par les trois mauvais compagnons : Nous finirons par eux, en nous interrogeant pour savoir à qui s’adresse la démarche maçonnique ? Au maçon mûr, comme Hiram, ou au maçon non mûr, comme les trois compagnons ? Qui a besoin de la franc-maçonnerie ? Hiram et Salomon, qui sont arrivés au but, ou bien Adam et Caïn, qui sont en chemin ? Au début de la Bible, nous voyons Adam, poussé par la curiosité et la précipitation d’Eve, se séparer trop hâtivement et prématurément de son arbre, l’arbre de la vie, pour aller voir ce qui se passe ailleurs. Adam n’est pas arrivé à la maturité, où Dieu voulait l’emmener, et il se condamne donc à mûrir, souffrir et mourir, seul, privé de son support nourricier. De même Caïn, après le meurtre de son frère Abel, répond à Dieu, qui lui demande où est son frère : « Suis-je le gardien de mon frère ? ». Il faudra donc à Caïn toute l’histoire racontée par la Bible pour parvenir à sa propre réponse à l’interrogation, réponse donnée par Jésus : « Oui, je suis le gardien de mon frère. ». Ainsi, la franc-maçonnerie est la démarche nécessaire à tous les mauvais compagnons que nous sommes pour arriver au bout du chemin : l’éternité.

     

    On peut concevoir le mythe maçonnique de différentes façons :

    • Les mauvais compagnons sont les francs-maçons fidèles à leur origine sociale et qui trahissent l’idéal maçonnique : émigrés de 1789, versaillais de 1871,…
    • Hiram a subi l’inflation de l’ego : il s’est rigidifié, et il n’évolue plus : il faut lui donner un coup de foudre (le coup de foudre qui s’abat sur la Maison-Dieu), afin qu’il puisse reprendre son chemin, et continuer d’évoluer (échecs de la révolution de 1789, répression barbare de la Commune de Paris de 1871, ....

    Chacun, Hiram et mauvais compagnons, a le destin qu’il mérite : que vaudrait l’idéal maçonnique, si l’on est incapable de sacrifier son ego pour lui ? Hiram fait mourir le vieil homme pour que naisse en lui le nouvel homme. Quant aux mauvais compagnons, leur cheminement se poursuit indéfectiblement lors des différents degrés des hauts-grades.

     

    Quatre parties :

     

    Première parti : La révolution française de 1789-1794.

    La révolution française de 1789-1794 représente la rupture entre deux formations sociales : la fin du féodalisme et la naissance du capitalisme. Du point de vue maçonnique, c’est l’affirmation « en droit », mais non en fait de l’idéal maçonnique : « Liberté, égalité, fraternité ».

    Les privilégiés n’ont jamais renoncé de façon pacifique à leurs privilèges !

    Le problème essentiel, qui est au cœur de la révolution française, c’est bien entendu celui de la propriété et du pouvoir que donne cette propriété.

    Le trône et l’autel se supportant l’un l’autre, la lutte contre l’oppression religieuse, représentée par l’Eglise, ne conduit pas à la liberté de croyance et à la liberté de conscience, dont la laïcité, mais au culte de k’Etre suprême.

    Il n’y a pas de démocratie vraie sans suppression des inégalités sociales, c’est-à-dire sans communisme.

     

     

    Deuxième partie : La Commune de Paris de 1871.

    La Commune de Paris de 1871 est la première rupture avec la formation capitaliste : c’est la tentative de réalisation sur une partie du territoire national de la formation socialiste.

     

    Troisième partie : La Résistance (1940-1945).

    La Résistance (1940-1945) constitue un échec de l’insurrection sociale, en raison d’un parti révolutionnaire, le Parti communiste Français,  conduit avec une ligne opportuniste.

     

    Quatrième partie : Le XXI° siècle.

    En ce début de XXI° siècle, fin d’un cycle, toutes les conditions sont réunies pour que la formation socialiste se substitue à la formation capitaliste, en France.

     

     

    « Le secret maçonnique (Partie 6)Le secret maçonnique (Partie 8) »
    Partager via Gmail Yahoo! Google Bookmarks

  • Commentaires

    Aucun commentaire pour le moment

    Suivre le flux RSS des commentaires


    Ajouter un commentaire

    Nom / Pseudo :

    E-mail (facultatif) :

    Site Web (facultatif) :

    Commentaire :