• Le secret maçonnique (Partie 63)

    En politique, la pratique est le seul critère de vérité.

     

    Le secret maçonnique (Partie 63)

     

    Sur la base du second tour, on constate les éléments suivants :

    1)                  La majorité de 50 % des électeurs inscrits est de 35 995 électeurs. En conséquence, les délibérations du conseil municipal de Metz, et en particulier les délibérations relatives aux budgets et aux impôts, ne sont légitimes, qu’à condition d’être adoptées par les élus représentant au moins 38 995 voix. Cela va bien au-delà des seuls élus de la majorité socialiste. Les textes législatifs et réglementaires n’interdisent pas au maire de délibérer dans de telles conditions, en recherchant un consensus qui reflète la volonté générale de la majorité des électeurs. Ce serait d’ailleurs une bonne mesure de gestion démocratique, que de préciser sur chaque délibération, le nombre d’électeurs correspondant aux élus ayant adopté la délibération.

    Dans les conditions actuelles, les élus de la majorité de Gauche ne représentent que 16 008 voix, soit que 22 % du corps électoral ! Quelle légitimité ? L’opposition, Droite et Front National, représente 21 028 voix, soit 29 % du corps électoral. C’est donc bien une fiction que de présenter le maire comme étant celui de tous les messins !

    2)                Le principe « un homme, une voix » est-il adopté ?

    La Gauche a une majorité relative de 770 voix de plus que la liste de Droite arrivant en seconde position. La Gauche dispose de 40 élus : chaque élu représente donc 400 voix. Pour la Droite, qui a 11 élus, chaque élu représente 1385 voix. Pour le Front National, qui a 4 élus, chaque élu représente 1448 voix. En conséquence, une voix de Gauche « pèse » autant que 3,5 voix de Droite, et 3,6 voix du Front National.

    Le maire actuel, Dominique Gros, présenté par la presse locale, lors de sa première élection, en 2008, comme étant en rupture avec ses prédécesseurs, comme étant le premier maire de « gauche », depuis l’instauration du suffrage universel, en 1848, s’est, en réalité, dans les faits, très vite placé en continuité avec son prédécesseur, Jean Marie Rausch. Ceci au nom de la « continuité républicaine », et afin, a-t-il dit lui-même, ne pas être « un maire au rabais ». D’ailleurs, lors des élections de 2014, Jean Marie Rausch a appelé à voter pour Dominique Gros, ce qui crée indubitablement un lien de filiation. La politique suivie est la même et correspond bien à l’élu de l’ancien système : une fois élu, même si c’est avec une minorité de voix, Dominique Gros considère que tout lui appartient. Selon la fiction unanimement répandue, il représente non seulement les voix des électeurs qui se sont portés sur lui, mais l’ensemble des matins. Il devient le maire de tous les messins. Peu importe qu’une partie des messins se soit portée sur d’autres options. Peu importe que la majorité des messins se soit abstenue. A la fois, Dominique Gros est un potentat local, avec un pouvoir absolu, sans contrôle : tout est possible, marchés publics, recrutement des copains et des coquins,… L’opposition est un faire-valoir, qui, soit ne s’oppose pas en espérant un jour occupé les postes, soit ne trouve pas les moyens de dénoncer cet état de fait. Mais Dominique Gros est aussi un roi de pacotille, dont la légitimité repose sur une fiction, celle d’une république bananière : « élu, j’occupe tout l’espace du château ». Sa légitimité est au plus équivalente à celle de Miss Mirabelle. Alors, les projets de « démocratie participative » ne sont que de la communication verbale. En politique, la pratique est le seul critère de vérité. Si Dominique Gros a véritablement une fibre démocratique, s’il se considère comme le maire de tous les messins, il devrait au minimum, respecter les élus de l’opposition, qui représentent une masse plus importante de messin que lui-même. C’est le premier pas de la démocratie participative. Rien ne l’empêche de prendre des décisions, notamment concernant le budget de la ville et les impôts, reposant sur un consensus au sein du conseil municipal. A défaut, routes les intentions de démocratie participative demeurent des paroles et des vœux pieux. S’il doit y avoir rupture, et instauration de la démocratie réelle, il s’agit de faire en sorte que Dominique Gros soit le dernier maire de cette sorte.

    Dominique Gros doit respecter son opposition ! Dans « Metz Magazine », un trombinoscope indique que seuls comptent véritablement 39 élus qui constituent « l’exécutif ». Les 17 autres élus, 2 élus de la majorité et 15 élus de l’opposition ne sont que des « faire-valoir ». Sans doute, pour rattraper le coup, trop voyant, va-t-on mettre cela sur le dos du service de communication. Mais cet acte est très révélateur de la façon dont a été considéré l’opposition lors du dernier mandat de Dominique Gros : confinée au milieu d’un conseil municipal disposé en U, cette opposition a été quasiment inexistante ! Elle a avalé toutes les couleuvres, Dominique Gros pouvant se prévaloir, lors du bilan du premier mandat, d’un vote de 80 % des délibérations par cette « opposition ». Cependant il convient de rappeler que la majorité ne représente que 16008 voix, soit 22 % des électeurs inscrits, et l’opposition représente 21 028 voix, soit  29 % des électeurs inscrits. L’ensemble des élus représente à peine 51 % des électeurs inscrits ! Il est faux de considérer que les électeurs qui se sont portés sur l’extrême droite soient tous fascistes ! Sans aucun doute, que ce soit les électeurs du Front national, ou les électeurs de la droite classique, tout comme les électeurs de « gauche », il se trouve parmi eux un nombre considérable qui veut en finir avec le vieux système inique actuel. Tous les électeurs méritent le respect, et si Dominique Gros veut mettre en œuvre la démocratie participative, qu’il le fasse en premier lieu avec son opposition, qui est majoritaire en voix. Faut-il rappeler que si l’opposition ne parvient pas à faire respecter les voix des électeurs qu’ils représentent, tout citoyen, et notamment tout contribuable messin, peut se substituer à une opposition indigente et impuissante, pour mener toute action contre des décisions jugées illégitimes ? C’est bien en partie parce qu’elle n’a pas su se faire respecter que la droite a perdu les élections. Ce n’est pas dans l’inaction que se préparent les prochaines élections. Comme il a été dit dans Matthieu, 13-12 : « On donnera à celui qui a, et il sera dans l’abondance, mais à celui qui n’a pas, on ôtera même ce qu’il a. »

    Municipalité de « droite » : Roubaix

    Les élections municipales de 2014 :

    1° tour :

    Inscrits : 46 589

    Abstentions : 28 689

    Votants : 17 900

    Blancs et nuls : 744

    Exprimés : 17 156

    Guillaume Delbar (Droite) : 3 647

    Pierre Dubois (Gauche : PS et autres) : 3 498

    Jean Pierre Legrand (Front national : Roubaix Bleu Marine) : 3 313

    André Renard (DVG) : 1 736

    Slimane Tir (EELV) : 1 512

    Richard Olszevski (DVG) : 1 354

    Autres : 2 096

    2° tour :

    Inscrits : 46 593

    Abstentions : 25 902

    Votants : 20 691

    Blancs et nuls : 750

    Exprimés : 19 941

    Guillaume Delbar (Droite) : 6 949

    Pierre Dubois et Slimane Tir (Gauche : PS et autres) : 6 617

    Jean Pierre Legrand (Front national : Roubaix Bleu Marine) : 3 390

    André Renard et Richard Olszevski (DVG) : 2 985

     

     

    « Le secret maçonnique (Partie 62)Le secret maçonnique (Partie 64) »
    Partager via Gmail Yahoo! Google Bookmarks

  • Commentaires

    Aucun commentaire pour le moment

    Suivre le flux RSS des commentaires


    Ajouter un commentaire

    Nom / Pseudo :

    E-mail (facultatif) :

    Site Web (facultatif) :

    Commentaire :