• Le secret maçonnique (Partie 51)

    La franc-maçonnerie dite « spéculative » du XVIII° siècle a pris un héritage initiatique des mains des artisans opératifs antérieurs. Aujourd’hui, au XXI° siècle, la franc-maçonnerie va rendre cet héritage à ses possesseurs légitimes, seuls capables de mettre véritablement en œuvre l’idéal universaliste et de le faire entrer dans la vie pratique : le prolétariat du XXI° siècle.

     

    Le secret maçonnique (Partie 51)

    Les élus des divers niveaux se comportent comme les seigneurs de l’ancien régime (régime féodal). Une fois élus, les présidents de la République, de droite, comme de « gauche », estiment être les successeurs de Louis XVI : aussi, il est légitime de leur réserver le même sort, c’est-à-dire les extraire de la société commune, ne serait-ce que pour dissuader les éventuels candidats à de tels postes, qui usurpent le pouvoir souverain du peuple, sans apporter aucune plus-value. La « reine des élections » que représente l’élection présidentielle présente un aspect de plus en plus futile : le président de la république, qui s’autocongratule comme étant un sauveur suprême, n’est que l’ultime représentant de la bourgeoisie.

    Une fois élus, les « représentants » bourgeois ne respectent pas le programme politique proposé : le programme ne présente pas un aspect « socialiste », même a minima. Il n’y a aucune lutte sérieuse contre l’argent sale, l’exploitation, le travail au noir,.., ni pour évincer les élus véreux.

    Les députés et les sénateurs représentent uniquement les intérêts de la bourgeoisie. Quant aux divers partis politiques, ils sont au service uniquement de la bourgeoisie, dont les objectifs sont :

    ·                    La baisse des charges des entreprises ;

    ·                    L’exploitation des salariés ;

    ·                    La valorisation du capital, afin d’augmenter les dividendes versés aux actionnaires.

    Il en résulte :

    ·                    L’augmentation des revenus du capital ;

    ·                    La diminution des revenus du travail ;

    ·                    L’augmentation drastique des inégalités.

    500 000 élus nationaux et locaux (dont les maires) ne sont pas un facteur de démocratie, mais ils représentent les thuriféraires du système injuste et décadent qu’est la société bourgeoise. Robespierre avait proposé que les députés élus lors de la première assemblée constituante, dont lui-même, ne puissent pas se représenter comme candidats pour siéger dans la seconde assemblée législative. Ceci afin que les élus ne cumulent pas les postes de représentants, les incitant ainsi à prendre de mauvaises habitudes de privilégiés : il était juste et bon qu’ils puissent retourner dans la vie commune, afin de partager l’existence du peuple.

    De même, il serait juste et bon de chasser du pouvoir les 500 000 élus qui s’y incrustent actuellement. Il faut les chasser du pouvoir, et leur refuser la reconduction de leurs mandats, et liquider ceux qui ont pris des habitudes de « petits rois », dont notamment les ci-devant bourgeois gorgés d’indemnités et d’avantages en nature de toutes sortes.

    Deux ennemis du peuple sont parfaitement connus et identifiés : le grand bourgeois et le grand capitaliste. Afin d’instaurer un style de vie prolétarien, les revenus doivent enfin être limités par un minimum (universel), qui assure une vie décente à tous, et un maximum (par exemple égal à dix fois le minimum), qui interdit le scandale des revenus excessifs, immérités et injustifiables.

    Quelle est la tâche actuelle ? Que faire ? La formation sociale actuelle est à bout de souffle. Elle est mûre pour donner naissance à une nouvelle formation sociale, la formation socialiste. Le prolétariat a une expérience de plus de deux cents années de luttes bourgeoises, puis de domination bourgeoise absolue à compter des années 1830-1848. Il a aussi vécu la dictature du prolétariat sur une portion limitée du territoire national, dans un contexte difficile d’occupation étrangère (les Allemands), lors de la Commune de Paris de 1871. Enfin, le prolétariat a connaissance également de la trahison avec le Parti « Communiste » Français, lors des années 1945-1946 et postérieures. Le prolétariat français est donc un prolétariat éclairé et formé. Le prolétariat, et le peuple en général, par l’abstention de plus en plus massive aux diverses élections, démontrent qu’ils ne sont pas dupes du jeu électoraliste de la bourgeoisie. Ils refusent de participer à un système électoral injuste, qui ne vise qu’à maintenir en place la classe bourgeoise.

    Le prolétariat a de plus en plus conscience qu’il ne peut pas compter sur les élus bourgeois pour apporté des solutions au chômage, à la misère, au mal logement et à la sécurité. Le prolétariat doit donc à la fois restaurer son autonomie et mettre en place les éléments subjectifs de la révolution prolétarienne, dont notamment le parti communiste prolétarien et l’armée rouge.

     

    La franc-maçonnerie : Quel sens donner au secret maçonnique ?

    1.                   Dans un premier sens, le secret maçonnique concerne l’appartenance.

    Il y a des différences et des ressemblances entre les membres de la franc-maçonnerie au XVIII° siècle et au XXI° siècle.

    Au début du XVIII° siècle, pour la très grande majorité, et presque la totalité des membres, les francs-maçons appartiennent aux catégories sociales privilégiées et dominantes : la noblesse et le haut clergé, puis les grands bourgeois. Après la révolution française de 1789-1794, les membres de la franc-maçonnerie appartiennent essentiellement à la classe dominante, grande bourgeoisie et petite-bourgeoisie.

    Mais il s’agit toujours de personnes progressistes favorables à l’idéal « Liberté, Egalité, Fraternité », en pratique ou au moins en paroles. C’est pourquoi, à chaque période historique, les membres de la franc-maçonnerie se scindent en deux parties :

    ·                    Ceux qui restent fidèles à leurs intérêts de classe (qui consiste en la défense des privilèges) et trahissent l’idéal maçonnique, auquel ils n’adhéraient qu’en paroles. Ce sont les francs-maçons non mûrs, comme les émigrés de 1789, les Versaillais de 1871, les collaborateurs de 1940-1945.

    ·                    Ceux qui restent fidèles à l’idéal universaliste, auquel ils ont adhéré en pratique, et qui trahissent les intérêts de leur classe d’origine, à savoir les privilèges. Ce sont les francs-maçons mûrs.

    A noter l’existence d’un fort courant conciliateur, tendance qui est inhérente à la franc-maçonnerie.

    2.                 Dans un second sens, le secret maçonnique concerne l’initiation. La meilleure façon de comprendre complètement cet aspect est de participer soi-même à sa propre initiation.

    3.                 Dans un troisième sens, et c’est le sens le plus fondamental, le secret maçonnique est la réalisation du Soi. C’est passer à l’état de franc-maçon mûr. Cela est incommunicable avec des mots. Seule l’expérience personnelle peut donner le contenu de ce secret maçonnique.

    La franc-maçonnerie dite « spéculative » du XVIII° siècle a pris un héritage initiatique des mains des artisans opératifs antérieurs. Aujourd’hui, au XXI° siècle, la franc-maçonnerie va rendre cet héritage à ses possesseurs légitimes, seuls capables de mettre véritablement en œuvre l’idéal universaliste et de le faire entrer dans la vie pratique : le prolétariat du XXI° siècle.

    Dans le cadre de la société bourgeoise, la franc-maçonnerie a affirmé un idéal au niveau de la superstructure, sans lui donner une assise réelle. Il n’était pas possible de donner une base réelle à cet idéal universaliste : égalité réelle, liberté réelle, fraternité réelle.

     

     

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