• Le secret maçonnique (Partie 40)

    On pourra examiner successivement :

    1. Comment s’est exprimée la ligne opportuniste représentée par Maurice Thorez, ligne qui a conduit à ne pas mener la guerre populaire à son terme, mais à faire rendre les armes à la bourgeoisie, et à faire entre les ouvriers dans les usines, comme larbin de la classe capitaliste.
    2. Le programme du Conseil National de la Résistance, programme de restauration du capitalisme, d’un capitalisme moderne et revigoré par rapport à l’existant d’avant la seconde guerre mondiale. L’autre alternative était, si la ligne révolutionnaire l’avait emportée, au sein du Parti Communiste Français, de créer un second pouvoir, de briser l’Etat bourgeois, et d’instaurer un Etat socialiste.
    3. Le rôle qu’ont joué les francs-maçons dans cette situation difficile et contrastée.

    Le secret maçonnique (Partie 40) 

     

    Le passé comporte de nombreux enseignements. Le rôle de l’étude historique est bien de s’appuyer sur les erreurs du passé, pour ne plus les renouveler aujourd’hui et dans l’avenir.

    Lors de la seconde guerre mondiale, les représentants prolétariens de la résistance n’ont pas su correctement lier la lutte contre l’occupant et la question sociale, l’insurrection nationale contre les nazis et leurs alliés et l’insurrection populaire contre les exploiteurs capitalistes. Ils n’ont pas su lier leurs actions de résistance avec l’actualité de la question social en France : l’actualité de la révolution prolétarienne, dans la foulée de la libération nationale.

    Par contre, la classe bourgeoise a parfaitement su lier ses intérêts nationaux et ses intérêts de classe sociale dominante. Elle a conservé deux fers au feu : Pétain, en cas de triomphe des Allemands, et d Gaulle, en cas de triomphe des Alliés : le « bouclier » et « l’épée ». Lors de chaque étape (libération nationale, puis instauration de l’Etat ancien), de Gaulle a fait en sorte que la bourgeoisie demeure dominante et conserve la direction et les manettes du pouvoir. En ce sens, de Gaulle a été l’un des hommes politiques – bourgeois – des plus habiles du XX° siècle.

    Comment expliquer le comportement des représentants de la classe ouvrière, essentiellement le Parti Communiste Français, qui regroupait son avant-garde ? Si l’on considère les résistants communistes, à titre individuel, ils se sont battus, en donnant souvent leur vie, tel Eugénio Ferrari, dans le Nord-Pas-de Calais, contre l’occupant nazi et ses alliés. Leur objectif immédiat était bien de débarrasser le sol national de l’occupant, en s’alliant avec le plus grand nombre, y compris une fraction non négligeable de la classe bourgeoise. Mais leur objectif avoué était aussi, au-delà de la libération nationale, de sortir du conflit mondial, en créant les conditions d’une société nouvelle, socialiste, d’abord, puis communiste. Ce serait faire injure à leur mémoire que de défendre un autre point de vue, à savoir leur objectif aurait été la restauration sous quelque forme que ce soit, d’une société capitaliste, même aménagée ou améliorée. Que s(est-il alors passé ?

    La lutte de lignes, entre une ligne révolutionnaire et une ligne opportuniste et révisionniste, couvait depuis longtemps au sein du Parti Communiste Français, et c’est la ligne révisionniste, représentée par Maurice Thorez et Jacques Duclos, qui l’a emportée. Les militants les plus aguerris (par exemple les anciens combattants de 1914-1918, ou de la guerre civile espagnole), auraient dû s’apercevoir de cette orientation, car le Parti de la classe ouvrière n’a jamais vraiment envisagé une lutte révolutionnaire ouverte, en préparant l’aspect militaire d’une telle éventualité, à côté des luttes « légales » et économiques. Petit à petit, la ligne opportuniste est devenue dominante, instaurant la ligne de conduite : « Un seul Etat, un seul gouvernement, une seule armée ». C’est une ligne de capitulation et une mise sous tutelle de la classe ouvrière : c’est la mise sous la direction de la classe bourgeoise de toutes les forces populaires. De fait, cette ligne capitularde a scindé la lutte contre l’oppresseur nazi et ses alliés français, et la question sociale, faisant de la libération du territoire national la priorité unique et renvoyant la question sociale, la révolution prolétarienne, « aux calendes grecques ». Cela a conduit les dirigeants à mettre la classe ouvrière et sa lutte, ainsi que la lutte des masses populaires, uniquement au service de la classe bourgeoise. Cette clique a pris le pouvoir au sein du Parti Communiste Français, et privé la classe ouvrière de son autonomie et des ses objectifs propres. Il ne s’agit ni d’une erreur, ni d’une simple contradiction au sein du peuple, mais bien d’une trahison : ces aristocrates « ouvriers » ont représenté, sous le couvert d’un verbiage marxiste-léniniste, les intérêts de la classe bourgeoise au sein de la classe ouvrière. Il s’agit donc d’une contradiction antagonique entre ennemis de classe. Le programme qui a résulté de la résistance est un programme de collaboration de classe, en réalité un programme bourgeois, de restauration de la société capitaliste : c’est la caractéristique principale du programme du Conseil National de la Résistance.

    Une autre conséquence de cette trahison des dirigeants du P « C » F est l’indigence de l’épuration. Si la cible principale du P « C » F a été, avant et après la guerre, les nazis et leurs alliés français, une fois la guerre terminée, la ligne de capitulation et de collaboration de classe de ces dirigeants a conduit à ce qu’un grand nombre de collaborateurs au régime de Vichy vont passer au travers des mailles du filet : ils seront purement et simplement amnistiés lors des années qui suivent le conflit mondial. Dans le contexte international, avec la chute du stalinisme en URSS, et le coup d’Etat bourgeois de Khrouchtchev, il en est résulté :

    • Une collusion et une répartition des rôles entre gaullistes et pseudo-communistes du P « C » F, par exemple, concernant la question coloniale ;
    • En France même, le P « C » F s’est toujours opposé aux divers mouvements révolutionnaires (après 1945, en 1968,…), au profit du productivisme en économie, et de l’électoralisme en politique. Après avoir désarmé militairement le prolétariat (« Une seule armée »), il a poursuivi son désarmement idéologique et culturel (« Coexistence pacifique », « passage pacifique au socialisme, parlementarisme et électoralisme...).
    • Au niveau international, le P « C » F s’est d’abord mis, après 1953, au service de l’URSS ? seconde superpuissance impérialiste, puis, après la chute de celui-ci e 1989, il s’est mis au service de la social-démocratie. Il est devenu la cinquième roue et la voiture balaie du « socialisme » bourgeois.

    Après avoir été le parti léniniste-stalinien de la classe ouvrière, la fonction d’agent de la bourgeoisie au sein de la classe ouvrière est de plus en plus éventée et mise à jour, ce qui explique la dégénérescence de ce parti, devenu l’ombre de lui-même.

     

    De nombreux résistants populaires se sont battus et sont morts dans les combats contre l’envahisseur nazi, comme le pasdecalaisien communiste Eusébio Ferrari, mort à 22 ans, tué par les gendarmes français, c’est bien pour que soit instauré un pouvoir populaire, et non pour que soit restauré un régime bourgeois, celui de la IV° république, suivi de celui de la V° république.

    A la fin de la seconde guerre mondiale, le Pari Communiste Français était pourtant un parti puissant, bientôt le premier parti de France. C’était là une forme de reconnaissance par les masses populaires du rôle dynamique joué par ce Parti dans la résistance. Mais en raison de la ligne opportuniste suivie, c’est aussi un géant aux pieds d’argile. Qu’est-ce qui a fait que la prise de pouvoir par le P « C » F n’a pas été réellement et sérieusement envisagée, et qu’elle a conduit à un échec ? La présence de l’armée américaine et des forces coalisées sur le sol de France ? La force de de Gaulle et de la classe bourgeoise ? Non ; La classe bourgeoise était en partie discréditée par ses actions sous le régime de Vichy. La cause principale est une cause interne à la classe ouvrière, et plus particulièrement propre à la fraction dirigeante de la classe ouvrière, la direction du P « C » F. La cause principale est la ligne opportuniste, capitularde et révisionniste des dirigeants du P « C » F, Maurice Thorez et Jacques Duclos. Ces derniers se sont mis à la remorque de la bourgeoisie et de de Gaulle. Cette ligne a éliminé la résistance révolutionnaire. Cette ligne opportuniste était à l’œuvre depuis le Front Populaire ; Les dirigeants du P « C » F se sont comportés comme une représentation de l’idéologie bourgeoise au sein de la classe ouvrière. Il faut mettre en œuvre une « Pensée » marxiste-léniniste-maoïste qui, lors de la prochaine tentative de prise de pouvoir par la classe ouvrière, crée une situation qui empêche de placer la classe ouvrière sous la conduite de la bourgeoisie.

     

    On pourra examiner successivement :

    1. Comment s’est exprimée la ligne opportuniste représentée par Maurice Thorez, ligne qui a conduit à ne pas mener la guerre populaire à son terme, mais à faire rendre les armes à la bourgeoisie, et à faire entre les ouvriers dans les usines, comme larbin de la classe capitaliste.
    2. Le programme du Conseil National de la Résistance, programme de restauration du capitalisme, d’un capitalisme moderne et revigoré par rapport à l’existant d’avant la seconde guerre mondiale. L’autre alternative était, si la ligne révolutionnaire l’avait emportée, au sein du Parti Communiste Français, de créer un second pouvoir, de briser l’Etat bourgeois, et d’instaurer un Etat socialiste.
    3. Le rôle qu’ont joué les francs-maçons dans cette situation difficile et contrastée.

     

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